Titiks

Titiks

Passionné de jeux vidéos, mais surtout de bonnes histoires. Disponible en version simple depuis le 04/05/1981 et en wifi sur www.xavierhenry.be

Aug 152012
 
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Dire que “j’attendais” Sleeping Dogs serait mentir. Vraiment mentir. GTA-Like dans l’âme, cet ancien “True Crime” repris depuis par Square-Enix n’avait pas grand chose pour m’attirer. Il aura fallu une bande-annonce pour me convaincre de m’y intéresser. Ambiance nocturne éclairée aux néons, où se mêlent l’anglais et le cantonais, combats à mains nues, poursuites en voiture spectaculaires, … oui, la bande-annonce promettait du bon. Mais était-elle fidèle au contenu ?

Après une longues années passées en Amérique, Wei Shen est de retour à Hong Kong. Alors qu’il tombe par hasard en prison sur son ami d’enfance Jackie Ma, ce dernier lui permet d’intégrer la mafia locale des Bâtons Rouges, dirigée par Winston Chu, une autre connaissance de jeunesse. Ce qu’ils ignorent, c’est que Wei est un agent infiltré, dont la mission est de remonter aux plus hautes sphères du groupe afin de faire tomber la plus grande triade de Hong Kong: Les Sun On Yee… Mais la mission de Wei pourrait s’avérer plus complexe que prévu alors qu’ils arrive aux prémisses d’une guerre intestine.

Pour faire bref, presque tout le système de jeu est identique à GTA (ce qui était l’ambition de la série True Crime à la base, sans réel succès). Donc, si vous êtes fan du genre, vous ne serez pas perdu. Ville ouverte, divisée en 4 quartiers, planques, mini-map etc… je ne vais pas vous assommer avec ceci, vu qu’on nage dans l’ultra connu. Par contre, Square-Enix a diablement dynamisé le tout, avec de petits éléments RPG bienvenus (décidément, le genre s’infiltre partout) et de nombreuses cinématiques très prenantes. C’est simple : le joueur est plongé dans un film d’action HK, au scénario certes pas bien original, mais diablement bien mené. Qui plus est, la galerie de personnage se révèle très attachante, même si elle n’évite pas les clichés, car leur personnalité est souvent mise en avant lors des cinématiques. Mention spéciale à Madame Chu, que nous voudrions tous avoir comme belle-mère !

Le joueur peut améliorer son personnage sous 4 angles distincts : la réputation s’acquière au fil des services que vous rendez aux nombreux PNJ en ville, aux rendez-vous avec les demoiselles ou encore durant les combats de rue. Elle vous permet de porter de nouveaux vêtements pour personnaliser votre style, mais aussi pour vous donner certains effets, comme des réductions dans les magasins, une augmentation de l’expérience ou des dégâts au corps à corps. Vous pouvez également augmenter votre niveau de truand et de policier. Si le premier est relativement simple à améliorer (il suffit en général de se conduire comme une brute, mentir, …) et permet de débloquer des compétences plus agressives, la seconde est un peu plus complexe, car il s’agit d’agir “convenablement”. Tous les petits dégâts causés en ville (personnes renversées, innocents tués, voiture abîmées, …) vous enlèvent de l’expérience, dont le total est comptabilisé en fin de mission, avec un score associé. Autant dire que cela relève d’un véritable défi lors de poursuites (à pied, en voiture ou en bateau) ou de chasse à l’homme… mais les compétences sont à la hauteur (comme voler une voiture sans déclencher l’alarme par exemple). Wei est également capable de pirater des caméras de surveillance à travers  la ville pour appréhender des trafiquants de drogue ou surveiller certains appareils téléphoniques en posant des micros.

Wei peut également augmenter son capital et trouver de nouveaux vêtements dans les nombreux coffres cachés en ville, et améliorer son maximum de vie en priant aux différents petits autels disséminés partout à Hong Kong. Les nombreux magasins et commerçants  ambulants vendent des brochettes, du thé, des glaces ou d’autres plats qui recharge la jauge de vie de Wei, mais surtout octroient des améliorations temporaires intéressantes, comme de plus gros dégâts au corps à corps ou une régénération de santé. A ne pas négliger entre deux missions, même si globalement, le jeu n’offre pas un challenge énorme en ligne droite.

Une autre quête annexe permet également d’améliorer les compétences martiales de Wei, car les combats à main nues sont bien plus fréquents que les joutes armées. Les combats se jouent un peu à la manière d’un Batman Arkham City, avec un système de contre très efficace et différentes techniques à apprendre en variant le nombre de frappe et la pression sur la touche d’attaque. Wei se retrouve souvent face à un groupe d’adversaires dont il devra se faire à la force de ses poings, mais aussi grâce aux décors. Il est en effet possible à tout moment d’empoigner ses ennemis pour les jeter contre un mur, contre une table, un urinoir ou tout autre objet se trouvant là, voire de les jeter par-dessus une rambarde. Mais quelques objets mis en surbrillance durant les affrontements offrent un genre de “finish moves” souvent très violents mais jouissifs : si cela commence par des têtes enfoncées dans un baffle de discothèque ou un ennemi envoyé dans une bouche d’aération, plus le jeu avance, plus les possibilités s’étoffent avec une rare barbarie : scie circulaire, crochet à viande, pieu métallique… les possibilités ne manquent pas pour assouvir votre sadisme. L’IA n’est par contre pas des plus affûtée, et il est rare de voir plus de deux ennemis vous attaquer.

Autant prévenir tout de suite : le jeu comporte de nombreuses scènes violentes et n’a pas volé son PEGI+18, surtout en seconde partie de récit, plus noir que le début. Violence gratuite ? On pourrait le croire à tort, car ceci accompagne le changement de mentalité du héros, affectée par sa mission et son environnement.

Les affrontements armés ponctuent également le jeu, mais ici encore, quelques petits effets viennent agrémenter le système classique de couverture, les ennemis visant avec assez de précision. En effet, point de marchand d’arme à Hong Kong, il faudra voler l’arme d’une ennemi avant de s’en servir contre lui. Les fusillades à bord de véhicules sont également très prenantes, avec la possibilité de tirer dans les pneus pour se débarrasser des ennemis, et épargner des vies. Il est possible de tirer à couvert, mais également en sautant d’une fenêtre, au-dessus d’une table, en voiture, avec un effet de ralenti digne de John Woo. Que dire aussi de la possibilité de s’éjecter de sa voiture sur l’autoroute pour sauter sur le toit d’une autre pour en  prendre le contrôle…  Car Wei est bien moins statique que ne l’était – à titre de comparaison – le Nico de GTAIV. A noter d’ailleurs qu’il n’est pas nécessaire de voler des voitures pour se déplacer, le jeu propose une moto et un bolide par défaut dans les parkings, et d’autres véhicules à acheter, voire même un valet qui vous amène votre voiture là où vous êtes.

En effet, vu que Hong Kong est une ville parsemée de ruelles et de toit, les développeurs ont gratifiés leur héros de talent de parkour : Wei saute par-dessus les tables, les voitures et gravit les murs, accentuant au final un sentiment de dynamisme durant les poursuites et les affrontements entre gangs.

La notion d’Open World ne rend pas le jeu des plus libres pour autant. Le scénario principal est ultra dirigiste, le jeu se permettant même de vous dire quoi faire durant les affrontements (“empoignez votre adversaire”, …), voire vous empêche d’effectuer d’autres actions que celles prévues dans la séquence en cours (vous ne saurez pas passer le moindre coup de fil en cours de mission si l’histoire ne le demande pas). Ce dirigisme sert pourtant avec brio l’histoire, qui se joue sans aucun temps mort. Impossible de lâcher la manette, même si l’histoire ne fait pas dans l’originalité.

Le jeu redevenant plus libre entre chaque début de mission, il est possible de s’atteler aux nombreuses occupations que propose le titre, chacune (ou presque) étant introduite lors d’une mission de l’histoire principale : vol de voiture, escorte, filature, rendez-vous galant, karaoké (très amusant d’entendre la voix de Wei sur des airs connus), jeux de hasard, combats de rue ou de coqs, courses de bolides, enquêtes de police … les occupations ne manquent pas et sont ludiques, mais font au final pâles figures en face du scénario principal, mis en scène et très dynamique.

Techniquement, le jeu semble accuser un certain âge, surtout au niveau des textures, même si c’est un Open World. Les visages sont par contre assez bien rendus et bien typés. Mais si sur console cela évite des chutes de framerate ou des ralentissements, un pack de textures sera  proposé sur PC afin de profiter de toute l’architecture riche de la ville. Les pistes sonores sont de qualité, et les différentes radios locales diffusent de la musique pour tous les goûts (même Queen), en anglais ou cantonais. Les doublages sont par ailleurs excellents, Square-Enix ayant décidé de faire appel à des acteurs talentueux comme doubleurs, comme Lucy Liu, Emma Stone, Edison Chen, Will Yun Lee ou encore Tom Wilkinson.

Il faut environ une dizaine d’heures sans traînailler pour boucler l’aventure principale, et profiter ensuite pleinement des à-côtés de Hong Kong, même si l’intérêt d’améliorer Wei se fait moins sentir. Les missions sont pourtant suffisamment intéressantes et variées pour avoir envie d’y revenir de temps en temps. Dynamique, dotés de personnalités charismatiques, de références au cinéma HK (Bruce Lee, Jackie Chan, John Woo et j’en passe) et débordant d’adrénaline, “Sleeping Dogs” est un excellent titre dans la catégorie “GTA”, qui m’a, pour ma part, bien plus passionné que le rejeton de Rockstar, grâce à sa mise en scène et sa galerie de héros. On pourra regretter un aspect technique un peu vieillot (malgré des environnements réussis, je le souligne), des quêtes annexes moins trépidantes que l’aventure principale et des rues un poil désertes pour une ville comme Hong Kong, mais si vous voulez une plongée dans le monde violent et sans pitié des triades, sautez sur “Sleeping Dogs” sans aucun regret !

Editeur : Square-Enix
Développeur : United Front Games
Type : Action / Aventure
Classification : PEGI 18
Testé sur Playstation 3
Auteur: Titiks

Aug 092012
 
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Tintintintiiiiiin-tin !

Batman est de retour dans des aventures plus briquées que jamais, accompagné cette fois de la Justice League. Le Joker et l’infâme Lex Luthor se sont alliés pour mettre Gotham City à genoux. En effet, Luthor a créé une arme effroyable, et Batman aura cette fois bien besoin d’un coup de main supplémentaire en la personne de Superman pour mettre un terme à leurs ambitions, tant criminelles que politiques.

Un scénario original, donc, cela nous change des adaptations précédentes !

J’avais conclu mon test d’un précédent jeu Lego en disant qu’à force de nous servir la même recette – certes très amusante et agréable - Traveller’s Tale risquait fort de provoquer une indigestion chez les joueurs. Et bien, à croire qu’ils m’ont entendu, car ce Lego Batman DC Super Heroes apporte un peu de fraîcheur dans l’univers de leurs jeux Lego.

Au rayon des nouveautés, s’il est toujours question ici de parcourir des niveaux avec Batman et Robin (et éventuellement un autre personnage imposé par le scénario, comme “The Man of Steel”), cette fois, c’est tout Gotham City qui vous est offert, la ville étant totalement ouverte entre chaque mission (et bien entendu après le scénario principal). Du Manoir de Bruce Wayne, à la tour éponyme en passant par l’Asile d’Arkham et Ace Chemicals. Le monde proposé est vaste, et est à parcourir à pieds tant qu’à bord des nombreux véhicules à trouver, acheter ou reconstituer avec les célèbres minikits. Il y a des tonnes de choses à faire en ville comme acheter les sbires, combattre et acheter les méchants emblématiques, découvrir les 250 briques dorées, débloquer les capacités utiles des 20 briques rouges, secourir les citoyens en danger… on ne s’arrête jamais, il y a toujours un petit mécanisme, une nouvelle zone à visiter, un coin de toit regorgeant de piécettes…

Car des pièces, vous allez en avoir besoin… certains ennemis, capacités ou véhicules coûtant la bagatelle d’un million. Encore une fois, le jeu vous encourage à parcourir une seconde fois les niveaux en mode “libre”, après avoir débloquer les bons personnages aux capacités qui vont bien pour actionner tous les mécanismes rencontrés. Autant dire une balade de santé une fois les briques rouges découvertes.

Batman et Robin disposent toujours d’une grande palette de costumes, leur conférant diverses capacités (lancer des missiles, utiliser l’électricité, la gravité, se rendre invisible, et j’en passe), toutes utiles pour traverser la douzaine de niveaux dont est composée l’histoire, qu’il est possible de parcourir à deux en local.

Découpés en plusieurs sous-niveaux (à la sauvegarde automatiques), ces stages sont assez variés, et se parcourent avec un grand intérêt, que ça soit en sous-sol, poursuivi par un robot géant ou en chute libre ! Quelque phases de vol (à l’aide de l’invincible Superman ou à bord d’un engin), de poursuite en Batmobile ou en bateau viennent agrémenter le tout. Sincèrement, j’ai eu du mal à lâcher la manette entre deux niveaux.

L’humour n’a bien entendu pas été oublié, mais – deuxième innovation - les personnages Lego ont cette fois été dotés de voix ! Adieu l’amusant babillage ! Si les réactions des personnages prêtent toujours à sourire (mention à la journaliste qui introduit chaque chapitre avec son “Flash News”), force est de constater que c’est moins drôle que le les voir essayer de se faire comprendre avec la seule gestuelle, auparavant hilarante. Reste que ces voix sont pour la plupart bien trouvées, à l’exception du Joker, pour nous nous aurions aimé retrouver Pierre Hatet, comme dans l’excellente série animée ou plus récemment dans les derniers jeux Batman. Les situations sont pour le coup un peu moins burlesques, même si la comparaison entre flegme un peu glacial de Wayne et la jovialité irritante de Clark Kent est bien mise en avant, avec au centre un Robin qui ramasse les baffes.

Niveau sonore, c’est toujours les grands thèmes des super héros qui priment, l’ambiance musicale se modifiant suivant le personnage utilisé (principalement Batman et Superman d’ailleurs). Graphiquement, rien à redire, les différents niveaux et la ville de Gotham sont bien modélisés et typés, l’ambiance sombre y est bien retranscrite, tandis que le reste… bha ce sont des briques…

On pourra de nouveau reprocher les mêmes choses aux productions Lego : des graphismes “corrects mais pas bluffants” ou une répétitivité de gameplay (détruire, reconstruire, collecter), mais le plaisir reste ici encore au rendez-vous. Parcourir Gotham en volant, fureter dans les rues pour découvrir leurs énigmes, retourner les niveaux dans tous les sens en espérant débloquer tous leurs secrets, sourire à l’humour bon enfant et 28ème degré des personnages ou encore récolter compulsivement chaque pièce qui traine… la sauce prend encore une fois, et l’Open World n’y est pas pour rien. Une aventure qui s’avale rapidement (et goulûment) en ligne droite, mais de très nombreux à-côtés qui vous y feront revenir à coup sûr !

Allez… j’y retourne juste pour voir ce que Green Lantern peut faire en ville…

Editeur : Warner Bros Games
Développeur : Traveller’s Tale
Type : Action / Aventure
Multijoueurs : jusqu’à 2 joueurs
Classification : Tous publics
Testé sur Playstation 3
Auteur: Titiks

Jul 202012
 
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Impossible de passer à côté du phénomène “Game of Throne” (Le Trône de Fer). Cette saga de romans fantasy à succès à récemment été adaptée à la télévision sous la forme d’une série de très grande qualité. Alors que la série fleuve narre principalement les péripéties de la famille Stark au jeu des Trônes, le titre de Cyanide se déroule avant et pendant les deux premiers livres (ou la première saison de la série), dans un scénario inédit supervisé par George R. R. Martin. On était en droit d’attendre du lourd, et Cyanide était attendu au tournant.

Exercice difficile que l’adaptation de cette série ! En effet, Le Trône de Fer se caractérise par une alternance de chapitres mettant en scène des personnages différents à chaque fois.  Cette découpe complexe a l’avantage de présenter au lecteur plusieurs visions d’un même évènement, et lui donne l’impression d’être sur tous les fronts à la fois. Game of Throne évite aussi le manichéisme primaire en présentant des points de vue. Pas réellement de “méchant” à abattre, mais des objectifs différents, qui font que l’on apprécie pas forcément toujours les mêmes personnages.

Le jeu reprend d’assez belle façon cette narration en nous mettant aux commandes de deux hommes qu’à priori rien ne relie. Au nord, Mors Westford, surnommé “Le Boucher” est un vieux briscard de la Garde de Nuit. Ayant pris le Noir 15 années auparavant pour d’obscures raisons, il n’oublie pas pour autant sa femme et sa fille, que ses voeux l’empêche de revoir. Véritable vétéran de la Guerre qui vit la dynastie targarienne évincée au profit la maison Baratheon, Mors est également un Zoman, capable de prendre possession de son chien pour voir à travers ses yeux. Une incursion des Sauvageons à travers le Mur et une lettre de Jon Arryn, la Main du Roi, va l’amener à protéger une jeune fille…

Au sud, Alester Sarwyck revient en son domaine à la mort de son père. Ayant fui ses responsabilités de seigneur après la guerre pour embrasser le culte de R’hllor, il découvre son fief au plus mal, son frère en fuite, accusé du meurtre de leur père, la population au bord de la rébellion et son frère bâtard, Valarr, prêt à épouser sa soeur pour hériter du domaine, avec la bénédiction de la reine Cerseï en personne… Bien décidé à reprendre ses titres, Alester fait route pour Port-Réal pour faire toute la lumière sur les évènements…

Une entrée en  matière intrigante, et diablement bien écrite. Cyanide a mis le paquet sur l’écriture de son intrigue, ses personnages et ses dialogues, souvent crûs. Le doublage anglais est d’ailleurs d’excellente facture, le français étant en deçà, comme souvent, mais cela dépend des personnages. Alester donne d’ailleurs souvent l’impression de réciter un texte, là où des personnages secondaires sont parfaitement doublés… Néanmoins, les discussions annexes étant légion, il est dommage de se priver de la version française, à moins d’être parfaitement bilingue et de comprendre l’anglais en tendant l’oreille.

Une particularité du titre provient justement des dialogues, que l’on sait nombreux. En effet, Mors mais surtout Alester devront prendre un nombre important de décisions, qui auront toute un impact plus ou moins grand sur le déroulement général de l’intrigue (bien que la fin soit scriptée). Lors d’un soulèvement de foule, prendrez-vous parti pour le peuple ? Les nobles ? Exécuterez-vous un assassin, qui n’était que la main mortelle de quelqu’un d’autres ? Mentirez-vous ? Serez-vous honnête pour régler les conflits politiques ou étoufferez-vous les ennuis dans le sang ? Sachant qu’il n’y a pas de bon ou de mauvais choix, mais qu’il faudra faire avec les conséquences plusieurs chapitres plus loin… Une excellente idée, assez bien intégrée et réussie, tant chaque choix donne lieu à des conséquences plus ou moins importantes tout au long des 13 chapitres. Du coup, on pèse le pour et le contre avant de répondre, évaluant les possibles conséquences de nos actes et paroles. On ne parle pas ici de décisions primordiales au scénario général, comme on aurait pu le voir dans d’autres productions et qui influent sur la survies de peuples ou de PNJ importants, mais bien au niveau humain, chaque choix vous positionnant par rapport aux autres, réglant leur comportement vis-à-vis de vous, handicapant votre progression en vous retirant des soutiens politiques ou humains lors de certains passages.

Le système de combat, par contre, n’est pas des plus dynamique. On se retrouve en face d’un genre de Dragon Age, mais avec plusieurs subtilités. Si la référence est excellente, l’adaptation l’est moins. Les combats sont en temps réel, et il est possible de marteler la touche d’action pour enchaîner les coups. Mais se serait se priver de toutes les attaques spéciales des personnages, accessible via la célèbre roue d’action, déclenchant une sorte de pause active. Comprenez par là que l’action ne s’arrête pas durant votre sélection d’attaque, mais ralenti à la manière d’un bullet-time (pour reprendre une expression “matrixienne”). Chaque action spéciale entame votre jauge d’énergie, si bien qu’il est impossible de lancer plus de deux attaques spéciales à la suite sans attendre plusieurs secondes que la jauge se recharge. Il est également possible de se concentrer quelques secondes pour la recharger rapidement, mais cela implique de s’exposer sans défense aux coups ennemis.

Il vous sera demandé de choisir un “job” pour chaque héros en début de partie, parmi 3 différents pour chacun, ainsi que de répartir des points dans différentes caractéristiques (épées, haches, armures lourdes) et statistiques (force, endurance, agilité…), mais aussi dans des qualités et de défauts qui doivent s’équilibrer (peur du sang, du feu, courage…), les qualités les plus intéressantes étant les plus onéreuses, il faut les contrebalancer avec autant de défauts. Au niveau 7, vous pourrez en plus choisir une spécialisation ou un second job, améliorable via un arbre de talent somme toute classique.

Mors et Alester disposent en plus de capacités propres, Mors pouvant donner des ordres précis à son chien (faire tomber l’ennemi, l’immobiliser, le désarmer…), tandis qu’Alester pourra utiliser le feu de R’hllor et grégeois pour enflammer ses armes, ses ennemis voire même soigner. Ces capacités s’améliorent également via un arbre dédié dans la fiche de personnages. Hors combat, Mors pourra d’ailleurs prendre possession de son chien pour explorer les environs, suivre des pistes olfactives et même égorger des gardes esseulés sans se faire repérer. De son côté, Alester pourra révéler des objets et des mécanismes invisibles grâces aux yeux de R’hllor. Des capacités sympathiques, même si elles impliques de fouiller au final tous les environnements dans l’espoir de trouver des objets ou de l’argent.

 La modélisation des visages masculins est plutôt réussie, là où les dames semblent partager un modèle identique, à l’exception de la reine, calquée sur l’actrice Lena Headey, tandis que Mormont reprend les traits de James Cosmo. La musique est également issue de la série. Par contre, les villes sont assez vides, principalement Port-Réal, incroyablement pauvre en PNJ. Les différentes échoppes vous rebuteront au niveau des prix, qui resteront exorbitant jusque tard dans le jeu. Heureusement, les ennemis lâchent souvent des l’équipement et de l’argent. N’oublions pas non plus le système de fiole, qu’il faut acheter, puis remplir de ce que l’on souhaite : feu grégeois, soin, anti-poison, potion revigorante… chaque fiole pouvant accueillir plusieurs dose d’un même produit.

Au final, que penser de cette adaptation ?

Disposant d’un scénario passionnant et de personnages aux caractères bien trempés, Game of Throne ravira les amateurs tout comme les fans de la série. Néanmoins quelques problèmes techniques ou de finitions pourront gêner les joueurs exigeants tout comme les temps de chargements entre chaque zone, et le système de combat, lourd et brouillon. L’absence de touche de raccourci pour les attaques spéciales ralenti considérablement l’action, bien que l’aspect stratégique et la complémentarité des attaques et des personnages soient intéressant. Le jeu propose aussi quelques quêtes annexes, principalement dans sa deuxième moitié, dont la plupart sont à terminer dans les chapitres concernés. Le scénario mature et très sombre (il ne vole pas son PEGI18) a fait en sorte que ses défauts passent au second plan. Cyanide a encore du chemin a faire pour égaler les plus grands studios en terme technique, mais ils ont développés ce titre avec un grand respect de l’oeuvre et cela se voit. Pour une fois qu’une licence est aussi bien adaptée, pourquoi s’en priver ? Si vous avez aimé les livres, ou la série, ne passez pas à côté.

Editeur : Focus Home Interactive
Développeur : Cyanide
Type : RPG
Classification : PEGI 18
Existe aussi sur XBox360 et PC

Jun 262012
 
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Et *Bam*

Alors qu’une compilation réunissant les 3 jeux dématérialisé exclusifs à la PS3 avait été annoncée il y a peu, une belle déception est cependant au rendez-vous : FlOw, FlOwer et Journey ne sortiront sur disque qu’aux Etats-Unis !

Inutile donc de guetter l’arrivée de cette compilation chez votre revendeur local…

Cette décision prive tout de même les joueurs ne pouvant pas acheter en dématérialisé ces trois jeux magnifiques et hors normes, surtout que la compilation doit également contenir des bandes-sons, des reportages made-in That Game Company, des mini-jeux supplémentaires et un mois d’abonnement au Playstation+…

Tout n’est pas si noir, cependant, la Playstation 3 n’étant pas zonée, un petit tour du côté de l’import devrait quand même nous contenter.

Jun 132012
 
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Je n’ai pas encore acheté la PSVita, mais Gravity Rush (ou Gravity Daze au Japon) est dans ma ligne de mire depuis son annonce, et figure parmi les meilleurs titres de la portable de Sony.

Dans Gravity Rush, vous jouez à travers les yeux de Kat, une jeune fille qui s’éveille au milieu du chaos de Hekseville. Elle a perdu la mémoire et a donc tout oublié de ce qui s’est déroulé dans la ville attaquée par des tempêtes de gravité (Gravity Storms) au pouvoir destructeur effroyable. Ces Gravity Storms surgissent de nulle part et sèment la panique parmi les habitants. Les tempêtes vont de pair avec des attaques de créatures étranges, les Nevi, qui font des ravages dans la  population. Les images du jeu défilent dans un style particulier de bande dessinée. Les graphismes cel-shadés se basent sur les bandes dessinées franco-belges et sont magnifiquement rendus sur l’écran de la PS Vita.

Au fil des chapitres importants du jeu, vous découvrez de nouveaux pans d’un monde immense où vous pouvez bouger librement. Kat y engage la lutte contre les Nevi et reçoit l’aide d’un chat noir qui lui donne la possibilité de manipuler la gravité et de planer sur toutes les surfaces. Forte de ce pouvoir, Kat tente de retrouver des souvenirs enfuis dans sa mémoire et de dévoiler la clé du mystère.

C’est donc aujourd’hui que vous pourrez officiellement prendre le contrôle de Kat dans les méandres gravitationnels de Hekseville !

Jun 112012
 
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Lancé il y a un environ un an, le service en ligne payant de Playstation modifie un peu sa formule, et ça risque de générer de nouveaux abonnements.

Tout d’abord, ce sont 10 titres qui peuvent être téléchargés gratuitement par les membres :

Virtua Fighter 5: Final Showdown (prix PSN normal € 12,99)
Warhammer 40,000: Space Marine (prix PSN normal € 69,99)
Chime Super Deluxe (prix PSN normal € 14,99)
Darksiders (prix PSN normal € 14,99)
Renegade Ops (prix PSN normal € 9,99)
Outland (prix PSN normal € 9,99)
Oddworld: La Fureur de l’Etranger HD (prix PSN normal € 12,99)
inFamous 2 (prix PSN normal € 59,99)
Motorstorm Apocalypse (prix PSN normal € 29,99)
LittleBigPlanet 2 (prix PSN normal € 29,99)

Chaque mois, 3 de ces 10 jeux sont remplacés par d’autres titres, ce qui amènent à 45 l’offre annuelle de jeux pour les abonnés. À côté de ces dix blockbusters, PlayStation Plus propose également les meilleurs jeux Indie conçus pour la PS3. Dès que le jeu « PlayStation Plus Présente » est disponible, les membres peuvent télécharger ce grand succès Indie durant huit semaines sans frais supplémentaires.

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Les autres avantages de PlayStation Plus sont maintenus, notamment les réductions, le contenu et l’accès exclusifs aux bétas, la possibilité d’essayer des jeux entiers sélectionnés, le téléchargement automatique et la capacité de stockage en ligne des données de jeux.

PlayStation Plus est disponible par le biais de 2 abonnements. Un abonnement de 90 jours pour le prix de € 14,99 et un abonnement annuel pour le prix de € 49,99.

Alors ? Intéressés par cette nouvelle formule ?

Jun 032012
 
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Il n’y a encore que du côté indé que nous pouvons goûter à de véritables expériences, qu’elles soient visuelles ou liées au gameplay (il existe quelques exceptions, bien entendu, El Shaddai par exemple). Force est de constater que c’est vers ces productions que nous nous tournons pour essayer “autre chose” que ce qui est formaté pour fonctionner commercialement. Datura tombe en plein dedans. Avec ses bons et ses mauvais côtés.

Développé par Plastic Reality Technologies, déjà à l’origine de la démo technique Linger in Shadows, le titre à la première personne nous place dans la peau d’un gars visiblement en mauvaise position : couché à l’arrière d’une ambulance roulant à tombeau ouvert. Première minute, première occasion de tester la jouabilité. Prévu à la base pour le PSMove, Datura peut se laisser parcourir à la DuakShock, avec néanmoins beaucoup moins d’intérêt…

Concrètement, le joueur contrôle la main du personnage, avec laquelle il interagit avec le décor. Le temps de retirer le drap et les électrodes… et on se retrouve plongé au coeur d’une forêt automnale.

Premier constat, ce n’est graphiquement pas extraordinaire, même si un sérieux travail a été apporté à l’ambiance. Une forêt plongée dans la brume, des feuilles voletantes, des vestiges d’habitations, une porte fermée… et une présence humaine fugitive. L’entrée en matière est assez intrigante pour nous piéger, pauvre joueur, dans les limbes de Datura.

Mais la réalité nous revient en pleine figure une fois qu’on découvre les contrôles. La touche Move pour avancer, X pour tourner, O pour reculer et un sérieux manque de précision dans le contrôle de la main. Les axes X, Y et Z étant utilisés, on se retrouve souvent à gesticuler dans tous les sens pour caresser un bouleau (oui, dans le jeu, ça semblait logique…), ramasser un objet, tenir une poignée de porte… ces gestes devraient normalement se révéler intuitifs, surtout quand on a déjà pu profiter de la précision du PSMove, mais ils se révèlent vraiment pénibles, et brisent tout sentiment de balade onirique voulue par Plastic.

Au niveau de l’histoire, c’est très très confus. Vous êtes lâché dans cette forêt mourante, sans aucune indication. Vous vous promenez alors en essayant d’interagir avec les éléments de décors, et cela déclenche de petites scénettes jouables. Tantôt vous devez briser de la glace, ou vous débarrasser d’une paire de menottes, jouer une mélodie… chacune de ces actions vous laissera le choix, sensés refléter votre Karma, mais dans les  fait, on essaye de se débrouiller comme on peut sans réellement comprendre que nous avons d’autres possibilités.

Tout ceci impacte plus ou moins le final du jeu, qui ici encore, reste totalement obscur dans son interprétation. Datura se consomme comme une rêverie, dans la quelle nous serions conscient de  nos actes. Vous savez, cet instant peu avant le réveil où nous avons à peu près conscience de ce qui se déroule dans notre rêve mais sans se rendre compte qu’il n’est qu’un fruit de notre imagination. Toutes les situations s’enchaînent sans cohérence jusqu’à notre retour à la réalité. Ceci constitue souvent une fabuleuse aventure, mais ici totalement plombée par la jouabilité exécrable, même si je me dois de nuancer un peu, car au fil de la grosse heure trente que dure le jeu, nous nous habituons aux commandes et nous galérons un peu moins.

En définitive, pour 8€, Datura a du mal à se justifier. Le trip est réel, un peu comme pour Linger in Shadows, la bande son reste d’ailleurs dans la même veine. Je suis resté scotché dans son univers d’une traite, mais j’ai dû en sortir bien trop souvent pour pester contre sa prise en main. Sony n’édite pas ici son meilleur soft indépendant, qui pourtant promettait sur papier. Dire qu’il aurait peut-être suffit de pas grand chose, d’une durée de vie plus conséquente (même si refaire le titre avec d’autres choix est envisageable, mais cela s’arrêtera là) et surtout d’un gameplay. Autant se tourner vers des productions plus maîtrisées comme Journey. J’admets que c’est avec regret que je ne mets qu’une seule étoile à ce titre, car il y a tout de même quelque chose” dans ce Datura, noyé sous ses imperfections handicapantes.

Editeur : Sony
Développeur : Plastic Reality Technologies
Type : Expérience
Classification : PEGI 16

Jun 012012
 
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Si l’E3 n’a pas encore débuté, cela n’empêche pas les annonces alléchantes de tomber. Après Skyrim Dawnguard, c’est au tour de Konami de révéler un teaser plus qu’intéressant : Castlevania Lords of Shadow 2.

Toujours développé par les espagnols de MercurySteam, qui avaient redonnés un second souffle à la licence en 2010, Lords of Shadow 2 (dont le titre changera je l’espère…) nous emmène retrouver Gabriel Belmont, après son obscure transformation contée dans les deux DLC. Sous de faux airs du “Seigneur des Anneaux“, ce teaser nous apprend que Gabriel n’a rien perdu de ses pouvoirs, bien au contraire, mais qu’il affrontera surtout un mystérieux épéiste aux cheveux blancs…

Voici ce qui a été dévoilé sur le site officiel à propos de l’intrigue :

Castlevania: Lords of Shadow dévoilait l’origine de Dracula et de ses légendaires relations avec les Belmont. Castlevania: Lords of Shadow 2 donne un tour nouveau et captivant au jeu dont les fans peuvent s’attendre à affronter de nouveaux défis passionnants. Dans ce dernier volet choc de la saga de Lords of Shadow, Dracula revient une fois de plus, affaibli et brûlant de se libérer des chaînes de l’immortalité. Face à une nouvelle et puissante menace, le seigneur des vampires doit recouvrer ses anciens pouvoirs – et la clé de cela se trouve dans son château. Toutefois, le célèbre clan des Belmont cherche aussi sa destruction finale.

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Qui a dit Alucard ?

Rendez-vous en 2013 sur PS3 et XBox360 !

May 312012
 
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A quelques jours de l’E3, Bethesda envoie du lourd avec la bande-annonce du premier contenu téléchargeable pour Skyrim.

Baptisé Dawnguard, ce DLC devrait coûter dans les 20€ sur le PSN et 1600 points sur XBox 360, avec une exclusivité temporaire pour la machine de Microsoft. La Garde de l’Aube devrait confronter l’Enfant de Dragon à une menace vampirique sans précédent, dans une ambiance qui s’annonce épique ! Une fois de plus avec Bethesda…

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Rendez-vous cet été, Dovakhin ! Si vous n’avez toujours pas succombé à l’appel du Dragon, relisez notre test sur le dernier Elder Scrolls.

May 312012
 
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Deux “nouveaux” jeux viennent gonfler la petite ludothèque compatible PSMove : Sport Champions 2 et Party Hits !

Sports Champions fait son retour sur le ring avec une sélection de nouveaux sports. À l’aide d’une ou de deux PSMove, vous aurez l’opportunité d’affronter vos amis dans des évènements sportifs inédits de Boxe, de Golf, de Bowling et de Tennis, mais aussi de tirer dans le mille avec un tout nouveau mode Archery.

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Par les créateurs de SingStar, DanceStar Party Hits est la suite de l’original DanceStar Party avec 40 morceaux inédits. Le jeu vous offre la possibilité de réaliser des pas de danse en suivant vos idoles et de perfectionner votre déhanché avec un retour vidéo en temps réel. Lorsque l’envie vous prend de rentrer directement dans la danse, faites votre choix parmi 160 chorégraphies conçues sur mesure pour satisfaire toutes vos lubies !

De quoi gesticuler devant son écran, à seul, mais de préférence à plusieurs.