Vincent

Vincent

Geek. Natural Born Player sur PC: jeux de rôle, action/aventure, shoot, massivement multijoueur, stratégie... Incapable d'utiliser un Gamepad. Convertis aux consoles par la Wii. Steam addict.

Feb 232011
 
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Souvenez-vous: écran noir, des vagues puis un bruit de moteur en fond sonore, un texte s’affiche sur l’écran “6 Juin 1944”, puis “Omaha Beach: secteur Charlie” et enfin l’image s’éclaircit pour montrer l’intérieur d’une barge de débarquement. Ainsi commence l’une des scènes les plus mythiques du jeu vidéo, dans Medal Of Honor: Débarquement allié. Cette scène du débarquement alliée d’Omaha Beach, un shoot ultra scripté mais incroyablement spectaculaire, fera date dans l’histoire du jeu vidéo et entraînera la naissance, à elle seule, lad’un nouveau genre.

Bien que la série des Medal Of Honor, créée par Steven Spielberg et très fortement inspirée de son film “Il faut sauver le soldat Ryan”, eu énormément de succès au début, au fur et à mesure de ses épisodes elle s’enferma dans une routine sans plus innover. Pendant ce temps là, la grande série rivale, Call Of Duty, créée par une partie de l’équipe de Medal Of Honor ayant rejoint Activision, cartonne incroyablement. Electronic Arts a donc tenté la recette en vogue du moment, le “reboot”, en basant cette fois l’action aujourdhui en Afghanistan…

Pour ce faire, ils ont en fait créé deux jeux complètement séparés: équipe de développement, moteur, maniabilité, configuration…un pour la campagne et un pour le multijoueur.

Premièrement, la partie solo: une bonne idée est d’avoir basé toute la campagne dans un lieu unique: l’Afghanistan.  Trop souvent les jeux de ce type font des missions “un peu partout” dans un conflit en explorant que brièvement différents endroits. Ici le jeu permet de découvrir différents terrains en Afghanistan: montagnes enneigées, déserts, bois, villes…. et les différents ennemis possibles: insurgés pachtounes, Al-Quaeda, Chechenes… Cette centralisation du conflit sur une seule zone est une des rares idées novatrices de ce jeu et les autres jeux de ce type feraient bien de s’en inspirer.

Bien sur, “Moh” provoquera la polémique puisque son champ de bataille se déroule dans une guerre en cours. Bien que cette mini polémique et la publicité qui en découle étaient sûrement l’effet recherché par les marketeux d’EA, en jeu ça ne choque pas tellement. Ce qui choque ici, c’est plutôt le manque criant d’inventivité dans le gameplay. Le jeu est tout simplement un long couloir, faisant quelques mètres seulement de large, dans lequel on avance en déclenchant script après script. Pire, lorsqu’il se passe autre chose que simplement du massacre d’ennemis, on ne peux plus tirer ou on perd carrément le contrôle de notre personnage. Et quand je dis “long” couloir, vous en atteindrez le bout en quelques heures seulement (mais c’est devenu un standard pour le genre).

Dans ce Medal Of Honor on ne s’ennuie pas, ça vide le cerveau comme il faut. Mais par contre, on ne retrouve jamais ce sentiment épique propre au genre, quand ça explose de partout, que les alliés tombent comme des mouches, que les renforts n’arrivent pas, qu’il y a comme un bourdonnement dans nos oreilles… dommage pour une série qui a été si prestigieuse.

Pour le multi, EA a fait appel à DICE, les développeurs adulés de la série des Battlefield. Mais on sent bien ici que DICE a fait ça à la va-vite: ils reprennent leur moteur à eux, des (trop) petites cartes, des textures de la campagne solo, quelques drapeaux à capturer, et voila ils renvoient le tout à EA: mission accomplie (ils peuvent retourner bosser sur un vrai Battlefield). Franchement, jouez plutôt à  la démo de n’importe quel jeu de la série des Battlefield, ce sera plus profond.

Conclusion: un jeu très bof donc, à jouer éventuellement si vous avez une adoration pour le genre et que vous voulez jouer en Afghanistan. Vous ne découvrirez clairement pas de nouvelles sensations ludiques, vous n’en sortirez pas plus intelligents, mais ça vous défoulera comme un Call Of Duty, en moins bien.

Ma note: 

PEGI: 18

Développeur: Danger Close (EA Los Angeles), DICE

Editeur: Electronic Arts

Testé sur PC, dispo aussi pour PS3 et Xbox360

Dec 142010
 
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Civilization, comme Flight Simulator ou les Sims, fait partie de ces jeux cultes appréciés tant par les gamers acharnés que par un public niche ne jouant à rien d’autre. Depuis quasiment 20 ans, chaque nouvelle version de Civilization est un succès célébré tant par la critique qu’adulé par les joueurs.
Après un portage de qualité sur consoles (Civilization Revolution), LE jeu au gameplay typique PC est de retour pour remettre son titre en jeu: la série des Civilization parvient-elle à reter la référence ultime pour les jeux de stratégie?

Pour ceux qui auraient le malheur de ne pas encore connaître la série des Civilization, il s’agit d’un jeu de stratégie au tour par tour dont le but est de guider l’essor d’une civilisation. Le joueur accompagne la destiné d’une civilisation depuis la fondation de son premier village préhistorique jusqu’à sa découverte de la robotique, la construction de missiles nucléaires et la conquête spatiale.

Pour ce faire, il vous faut d’abord choisir une civilisation (parmi 18 disponibles) et incarner son leader: Napoléon pour les français, Montézuma pour les aztèques, Gandhi pour les indiens etc. Des civilisations concurrentes apparaîtront en même temps que vous sur le terrain de jeu et vous pourrez parler à leurs leaders lors des phases de diplomatie. Une très bonne idée du jeu est d’ailleurs de donner à ces leaders, joliment modélisés en 3D d’ailleurs, des expressions faciales qui seront la seule indication de l’état d’esprit de leur civilisation par rapport à la vôtre. De plus, chacun possède une vraie personnalité et vous apprendrez d’une partie à l’autre qui est digne de confiance, qui va toujours tenter de vous avoir ou qui est complètement irrationnel dans ses décisions.

Le terrain de jeu est magnifiquement modélisé en 3D, vous pouvez zoomer pour apprécier chaque détail avec précision. Le joueur voit ses villes s’agrandir au fur et à mesure, changer en fonction des époques et les “merveilles du monde” qui y sont construites (bâtiments uniques au monde et donnant de forts bonus, par exemple la grande muraille de chine, notre dame ou les nations unies). Autour de ces villes, on voit nos ouvrier affectés aux champs, mines et routes.

Le grand bouleversement dans cette version est que les cases sont maintenant hexagonales et qu’elles ne peuvent contenir qu’une seule unité. De plus, certaines unités comme les archers ou l’artillerie peuvent maintenant tirer à plusieurs cases de distance. Dans les versions précédentes des dizaines d’unités guerrières s’empilaient sur des cases carrées et étaient jetées en masse sur l’ennemi, dans Civilization 5, le positionnement des unités est devenu très important et les combats sont donc beaucoup plus stratégiques et intéressants. De plus,  une escouade n’est plus représentée par une seule unité mais par un petit groupe d’unités que le joueur aura le plaisir de voir combattre avec d’autres à chaque bataille.

Toutes ces nouveautés graphiques rendent par contre le moteur du jeu assez lourd. Civilization 5 est très lent à se charger et on sent bien la lourdeur générale du moteur. Le jeu est tout simplement injouable si vous ne disposez que de 2 giga de ram, et même avec 4 giga les loadings sont encore très pénibles. De plus, les bugs graphiques sont très nombreux et il vous faudra souvent redémarrer le jeu (et tous ses loadings) pour vous débarrasser d’erreurs d’affichage.

Coté interface, un vrai effort a été réalisé par les développeurs qui sont parvenus à la garder très simple et très claire malgré la profondeur et la complexité du gameplay. On peut aussi noter un style art-déco très réussi.

Dans les modes faciles, ont fait grandir sa civilisation sans problèmes mais dès qu’on grimpe un peu dans les modes de difficulté, ça devient beaucoup plus compliqué. Il ne suffit pas de simplement produire beaucoup de colons et conquérir le monde car la taille de votre empire est devenue le facteur le plus handicapant pour le moral de vos administrés. Vous devrez en permanence vous assurer qu’ils sont heureux, par exemple, en construisant des bâtiments culturels ou en acquérant des ressources spécifiques, sous peine de voir tout votre système économique ralentir énormément. De plus, un nouveau système de “politique sociale” remplace le système de choix de type de gouvernement des précédents opus. De manière générale, vous ne pourrez pas simplement réagir face aux événements, il vous faudra très tôt dans chaque partie décider d’une stratégie: est ce que vous allez plutôt favoriser l’extension de votre empire? Les conquêtes militaires? Les politiques sociales? La diplomatie? La recherche? Vous ne pourrez clairement pas tout faire et chacun de ces buts permet au final de remplir un des “objectifs de victoire” avant les autres civilisations et de gagner la partie.

16/20: Civilization 5 est, comme ses illustres prédécesseurs, un jeu absolument passionnant, malgré quelques défauts techniques. Son concept est probablement un des plus ambitieux et complexe que l’on puisse rencontrer dans le vaste univers des jeux vidéo. Sa difficulté est très progressive, il reste accessible à un nouveau joueur ne connaissant pas la série.  Civilization, c’est LE jeu chronophage, le syndrome du “juste un dernier tour” pendant des heures et des heures vous guette. Si vous n’êtes pas complètement allergique au tour par tour, donnez lui sa chance et vous devriez pas être déçu.

PEGI: 12
Développeur: Firaxis Games
Editeur:  2K Games

Uniquement disponible sur PC

Nov 172010
 
Images-de-Fallout-New-Vegas
Fallout: une des séries les plus mythiques de l’histoire du jeu vidéo PC. Un jeu de rôle avec un univers s’inspirant du futur tel qu’on l’imaginait dans l’Amérique des années 50! Un futur fait d’optimisme, de patriotisme, de robots ménagers mais aussi de fin du monde nucléaire. Le contraste entre ces années 50 avec ses musiques ringardes, sa télévision en noir et blanc au présentateur à la voix forte, ses publicités naïves, ses voitures typiques et d’un autre coté une réalité post-apocalyptique sale et ultra-violente ou se côtoient tribus barbares, mercenaires, esclavagistes et prostituées fait toute l’ambiance Fallout.
La série Fallout, c’est l’histoire du longue attente pour les fans. En effet, après la sortie des deux premiers épisodes par le studio Black Isle en 97 et 98, le développement du troisième épisode fut interrompu par la fermure du studio suite aux problèmes financiers de son éditeur, Interplay. Interplay dut revendre la licence Fallout qui atterrit donc dans les mains du studio Bethesda, les maîtres du jeu de rôle en monde ouvert avec leur série des Elder Scrolls (Morrowind, Oblivion). Bethesda sortait donc un Fallout 3 il y a deux ans avec une équipe de développement complètement différente des deux premiers. Il fut très apprécié par la critique mais les fans de la première heure n’y retrouvèrent pas complètement l’âme des précédents épisodes. Pendant ce temps, les anciens de Black Isle ont reformé un nouveau studio, Obsidian. Quand Bethesda annonça qu’ils leur prêtaient la license et le moteur de Fallout 3, les fans eurent à nouveau espoir d’avoir enfin une “vraie” suite fidèle à l’ambiance des premiers épisodes.
Fallout: New Vegas, répond-il à cette attente?

Dès l’introduction de ce Fallout: New Vegas, une ambiance toute particulière s’installe. Loin du Washington dévasté de Fallout 3, on retrouve ici le désert des premiers Fallout et une histoire originale qui commence de nuit, sur les collines entourant ce qui fut un jour Las Vegas. Ici, votre personnage se fait “tuer” par Benny, un gangster, et enterrer par ses hommes de main. Mais un robot étrange vous déterre et vous porte a un médecin qui vous sauve miraculeusement de la mort. Votre histoire commence alors en suivant la piste de Benny pour s’élargir au fur et a mesure a une multitude d’histoire parallèle qui se regroupent pour former un grand ensemble qui décidera du futur de la région.
L’histoire est prenante, les personnages charismatiques et le monde est vaste et détaillé.
Exit ici, le système de Karma bien/mal de Fallout 3. Dans Fallout: New Vegas, il existe toujours en fond mais le joueur n’y a plus accès et utilise à la place un système de réputation distincte envers chacune des factions différentes. Ceci permet au joueur de se débrouiller dans l’immense choix de décision qu’offre le jeu en fonction des situations du moment plutôt qu’en suivant une ligne de conduite stricte bien/mal comme trop de jeux de rôle ont tendance à nous pousser à faire. On est loin de l’histoire principale de Fallout 3 avec ses “gentils” et  “méchants” obligatoires: New Vegas est plus nuancés et c’est un plaisir de découvrir (ou parfois redécouvrir) la nouvelle république de Californie, La légion de César, les diverses tribus, la confrérie de l’acier, les clans mafieux de New Vegas…chacun avec leur style spécifique, leurs manière de voir le monde et leurs objectifs. Libre à vous d’aider voir de rejoindre toutes celles que vous voulez, ou au contraire de vous en faire des ennemis.

Techniquement, c’est le moteur de Fallout 3 (et d’Oblivion avant lui) légèrement amélioré qui est utilisé, avec une vue à la première personne et des combats façon FPS, qu’on peut mettre en pause pour cibler des points spécifiques sur les ennemis. Sachant que ce moteur est un des seul capable d’afficher un monde immense et complètement libre sans temps de chargement (pour les extérieurs), il se débrouille encore très bien, même si il y a toujours quelques bugs et que ce n’est évidement pas aussi beau que les derniers blockbuster qui proposent des niveaux fermés. C’est toujours le gros point fort du jeu de voir très loin dans toutes les directions (ah, les lumières de New Vegas dans l’horizon nocturne…), de savoir qu’on peux aller à chaque point de l’horizon et qu’il y aura toujours là bas quelque chose à découvrir, de pouvoir interagir avec la moindre boite de conserve dans chaque bâtiment et de voir chaque personnage vivre sa vie avec son cycle dormir/manger/occupations. Du coté du système de jeu de rôle, c’est toujours le S.P.E.C.I.A.L, ça n’a pas changé, c’est facile d’accès mais ça fait très bien son travail.

Au niveau gameplay, cette liberté se paye, hélas. Puisque le jeu n’a aucune maîtrise sur l’ordre dans lequel vous visiterez les lieux et sur le niveau que votre personnage aura atteint en arrivant, il est forcé de faire progresser le niveau de tout les ennemis en même temps que vous, dans une approximation de votre puissance de combat du moment. Votre “puissance” peut pourtant être très différente pour un même niveau en fonction de vos choix de compétences (offensives ou plutôt sociales ou de furtivité). Un exercice d’équilibrage toujours périlleux, qui n’est ici encore que partiellement réussi. Je vous conseille très fortement de mettre la difficulté des combats directement au plus dur. Même dans ces conditions vous ne devriez avoir aucun mal à vous en sortir la plupart du temps. Il existe de plus, en dehors de la difficulté choisie, un très sympathique nouveau mode “hardcore”, qui vous force à contrôler en permanence votre niveau de sommeil, d’eau et de nourriture et rend les soins plus difficiles lorsque vous êtes blessé. Ca rajoute beaucoup à cette ambiance de survie dans le désert.

Mais le combats, bien que leur gameplay soit sympathique, ne constituent clairement pas le centre du jeu. Il s’agit ici surtout de rencontres de personnages, d’histoires et de dialogues. A propos des dialogues, une dernière nouveauté par rapport à Fallout 3: ils sont maintenant fortement influencés par les compétences qu’on choisit pour notre personnage. Par exemple, dans une conversation sur des personnes malades, si vous avez monté votre compétence “médecine”, vos réponses seront beaucoup plus précises.

18/20: Fallout: New Vegas est un jeu profond et qui a une vraie âme, fidèle en cela encore plus à Fallout 1 et 2 qu’à Fallout 3. Si vous êtes à la recherche d’un monde complètement ouvert, avec une très forte ambiance et où l’histoire et vos choix sont au centre du gameplay, ce New Vegas est de loin ce qui se fait de mieux dans le genre. Si c’est votre style, préparez vous à une immersion totale et aux nombreuses nuits blanches avec de longues, longues heures dans le désert de Mojave post-apocalyptique.

Un très grand jeu.

PEGI: 18

Développeur: Obsidian Entertainment

Editeur: Bethesda Softworks

Testé sur PC, dispo aussi pour PS3 et Xbox360

ps: ci-dessous, le making-off de l’enregistrement des voix (toutes excellentes):

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Oct 302010
 
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12 longues années, c’est le temps qu’il aura fallu attendre pour voir apparaître la suite de Starcraft! Ce jeu au budget de film hollywoodien est il véritablement la relève tant attendue?

Starcraft 2 reste fidèle à ses origines. C’est un jeu de stratégie temps réel dans lequel il faut récolter des ressources et construire bâtiments et unités afin d’envoyer ses troupes combattre les unités ennemies et raser leur base. Sa spécificité, encore plus que dans le premier opus, est le “micro-management” de chaque combat: si vous envoyez vos unités en un bloc sur l’ennemi, elle se feront massacrer. Dans ces combats ultra rapides, il vous faut en permanence indiquer à vos unités où se placer, qui attaquer et quand utiliser les compétences spéciales.

On a affaire à un jeu peaufiné a l’extrême. Chaque élément a été longuement pensé et l’ensemble atteint une qualité et une finition assez incroyable! Les graphismes sont jolis et pourtant ce volet reste très proche de son ainé. La recette marche toujours aussi bien.

La Campagne solo est extraordinaire pour un jeu de stratégie temps réel. Habituellement dans ce type de jeu, y compris le premier Starcraft, on incarne un commandant quelconque qui, entre chaque missions, est le spectateur d’une histoire plus vaste. Ici c’est tout autre chose! Le joueur incarne le vrai héros de l’histoire, Jim Raynor, un ex-marshall désabusé qui dirige une bande de rebelles au fin fond de l’espace contre un empereur tyrannique. Il espère un jour secourir la femme de son coeur, Sarah Kerrigan, “infectée” par des aliens qu’elle dirige à présent. L’histoire est prenante, l’ambiance “Amérique profonde dans l’espace”, très bien rendue et les cinématiques sont, comme toujours chez Blizzard, à  tomber par terre.

Lors des missions de la campagne, on ne vous demandera pas de simplement raser la base ennemie. Chaque mission propose un challenge spécifique, on ne s’y ennuie jamais. Entre les missions, vous serez dans le vaisseau de Raynor afin de sélectionner l’étape suivante mais aussi discuter avec les autres membres d’équipage, sélectionner des recherches à effectuer dans le laboratoire, engager des mercenaires ou améliorer votre équipement. Les chargements entre les mission et le vaisseau sont par contre assez longs, ce qui casse un peu le rythme.

La campagne est courte mais ce n’est que le début de l’aventure puisque l’on ne joue que du coté des humans. Deux autres épisodes de Starcraft 2 doivent encore sortir. Ils se centreront cette fois sur la race alien des Zergs, puis des Protoss. Ce principe de jeu “en 3 fois” avait fait grincer des dents lors de son annonce mais c’est finalement une très bonne idée car cela donne du temps aux développeurs pour que chaque campagne solo dispose de sa propre ambiance et de personnages spécifiques.

Maintenant, attaquons le coeur du jeu: le multijoueur. Starcraft 2 en multijoueur n’est pas un loisir, c’est un sport (électronique) ou la compétition est omniprésente! Oubliez tout ce que vous avez appris tranquillement dans la campagne solo, ici vous êtes lâchés dans la fosse aux lions. Lisez des guides, visionnez des vidéos de parties de champions, préparez vos “build” (ordre de constructions) de bâtiments, maîtrisez la moindre habilité de chaque unité et préparez vous à des défaites immédiates à chaque erreur. Vous l’aurez compris, le mode multijoueur n’est pas pour les joueurs du dimanche, c’est un univers passionnant mais très complexe et élitiste. A vous de voir si vous êtres prêt à investir le temps nécessaire pour vous y faire un nom et faire progresser votre rang online.

18/20: Starcraft 2 est un jeu évènement. Un de ces jeux qui deviennent des classiques immédiats et auquel on jouera encore pendant de longues années. Chaque détail a été parfaitement peaufiné pour en faire LE jeu multijoueur des prochaines années. Si vous jouez sur PC et aimez un minimum les jeux de stratégie temps réel, vous passerez forcément un jour par sa campagne solo, passionnante. Ensuite, à vous de voir si vous êtes prêt a affronter le multijoueur.

Développeur: Blizzard Entertainment

Editeur: Blizzard Entertainment

PEGI: 16

ps: Ce test de Starcraft 2 a dû être retardé à cause de problèmes techniques (voir notre article). Hélas, rien n’a avancé sur ce front. Ni Blizzard, ni NVidia n’admettent vraiment l’existence du problème et il semble clair que plus rien ne bougera. Ma GeForce 8800 GT est toujours bien vivante après avoir fini la campagne.
A ceux qui veulent risquer l’expérience, quelques conseils: 1) utilisez le fix mentionné dans l’article précédent. 2) installez les drivers NVidia 260, sortis tout récemment. 3) téléchargez le dernier patch (normalement automatique). 4) Activez l’option “v-sync” dans le jeu pour limiter le taux de rafraîchissement.