Aug 152012
 
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Dire que “j’attendais” Sleeping Dogs serait mentir. Vraiment mentir. GTA-Like dans l’âme, cet ancien “True Crime” repris depuis par Square-Enix n’avait pas grand chose pour m’attirer. Il aura fallu une bande-annonce pour me convaincre de m’y intéresser. Ambiance nocturne éclairée aux néons, où se mêlent l’anglais et le cantonais, combats à mains nues, poursuites en voiture spectaculaires, … oui, la bande-annonce promettait du bon. Mais était-elle fidèle au contenu ?

Après une longues années passées en Amérique, Wei Shen est de retour à Hong Kong. Alors qu’il tombe par hasard en prison sur son ami d’enfance Jackie Ma, ce dernier lui permet d’intégrer la mafia locale des Bâtons Rouges, dirigée par Winston Chu, une autre connaissance de jeunesse. Ce qu’ils ignorent, c’est que Wei est un agent infiltré, dont la mission est de remonter aux plus hautes sphères du groupe afin de faire tomber la plus grande triade de Hong Kong: Les Sun On Yee… Mais la mission de Wei pourrait s’avérer plus complexe que prévu alors qu’ils arrive aux prémisses d’une guerre intestine.

Pour faire bref, presque tout le système de jeu est identique à GTA (ce qui était l’ambition de la série True Crime à la base, sans réel succès). Donc, si vous êtes fan du genre, vous ne serez pas perdu. Ville ouverte, divisée en 4 quartiers, planques, mini-map etc… je ne vais pas vous assommer avec ceci, vu qu’on nage dans l’ultra connu. Par contre, Square-Enix a diablement dynamisé le tout, avec de petits éléments RPG bienvenus (décidément, le genre s’infiltre partout) et de nombreuses cinématiques très prenantes. C’est simple : le joueur est plongé dans un film d’action HK, au scénario certes pas bien original, mais diablement bien mené. Qui plus est, la galerie de personnage se révèle très attachante, même si elle n’évite pas les clichés, car leur personnalité est souvent mise en avant lors des cinématiques. Mention spéciale à Madame Chu, que nous voudrions tous avoir comme belle-mère !

Le joueur peut améliorer son personnage sous 4 angles distincts : la réputation s’acquière au fil des services que vous rendez aux nombreux PNJ en ville, aux rendez-vous avec les demoiselles ou encore durant les combats de rue. Elle vous permet de porter de nouveaux vêtements pour personnaliser votre style, mais aussi pour vous donner certains effets, comme des réductions dans les magasins, une augmentation de l’expérience ou des dégâts au corps à corps. Vous pouvez également augmenter votre niveau de truand et de policier. Si le premier est relativement simple à améliorer (il suffit en général de se conduire comme une brute, mentir, …) et permet de débloquer des compétences plus agressives, la seconde est un peu plus complexe, car il s’agit d’agir “convenablement”. Tous les petits dégâts causés en ville (personnes renversées, innocents tués, voiture abîmées, …) vous enlèvent de l’expérience, dont le total est comptabilisé en fin de mission, avec un score associé. Autant dire que cela relève d’un véritable défi lors de poursuites (à pied, en voiture ou en bateau) ou de chasse à l’homme… mais les compétences sont à la hauteur (comme voler une voiture sans déclencher l’alarme par exemple). Wei est également capable de pirater des caméras de surveillance à travers  la ville pour appréhender des trafiquants de drogue ou surveiller certains appareils téléphoniques en posant des micros.

Wei peut également augmenter son capital et trouver de nouveaux vêtements dans les nombreux coffres cachés en ville, et améliorer son maximum de vie en priant aux différents petits autels disséminés partout à Hong Kong. Les nombreux magasins et commerçants  ambulants vendent des brochettes, du thé, des glaces ou d’autres plats qui recharge la jauge de vie de Wei, mais surtout octroient des améliorations temporaires intéressantes, comme de plus gros dégâts au corps à corps ou une régénération de santé. A ne pas négliger entre deux missions, même si globalement, le jeu n’offre pas un challenge énorme en ligne droite.

Une autre quête annexe permet également d’améliorer les compétences martiales de Wei, car les combats à main nues sont bien plus fréquents que les joutes armées. Les combats se jouent un peu à la manière d’un Batman Arkham City, avec un système de contre très efficace et différentes techniques à apprendre en variant le nombre de frappe et la pression sur la touche d’attaque. Wei se retrouve souvent face à un groupe d’adversaires dont il devra se faire à la force de ses poings, mais aussi grâce aux décors. Il est en effet possible à tout moment d’empoigner ses ennemis pour les jeter contre un mur, contre une table, un urinoir ou tout autre objet se trouvant là, voire de les jeter par-dessus une rambarde. Mais quelques objets mis en surbrillance durant les affrontements offrent un genre de “finish moves” souvent très violents mais jouissifs : si cela commence par des têtes enfoncées dans un baffle de discothèque ou un ennemi envoyé dans une bouche d’aération, plus le jeu avance, plus les possibilités s’étoffent avec une rare barbarie : scie circulaire, crochet à viande, pieu métallique… les possibilités ne manquent pas pour assouvir votre sadisme. L’IA n’est par contre pas des plus affûtée, et il est rare de voir plus de deux ennemis vous attaquer.

Autant prévenir tout de suite : le jeu comporte de nombreuses scènes violentes et n’a pas volé son PEGI+18, surtout en seconde partie de récit, plus noir que le début. Violence gratuite ? On pourrait le croire à tort, car ceci accompagne le changement de mentalité du héros, affectée par sa mission et son environnement.

Les affrontements armés ponctuent également le jeu, mais ici encore, quelques petits effets viennent agrémenter le système classique de couverture, les ennemis visant avec assez de précision. En effet, point de marchand d’arme à Hong Kong, il faudra voler l’arme d’une ennemi avant de s’en servir contre lui. Les fusillades à bord de véhicules sont également très prenantes, avec la possibilité de tirer dans les pneus pour se débarrasser des ennemis, et épargner des vies. Il est possible de tirer à couvert, mais également en sautant d’une fenêtre, au-dessus d’une table, en voiture, avec un effet de ralenti digne de John Woo. Que dire aussi de la possibilité de s’éjecter de sa voiture sur l’autoroute pour sauter sur le toit d’une autre pour en  prendre le contrôle…  Car Wei est bien moins statique que ne l’était – à titre de comparaison – le Nico de GTAIV. A noter d’ailleurs qu’il n’est pas nécessaire de voler des voitures pour se déplacer, le jeu propose une moto et un bolide par défaut dans les parkings, et d’autres véhicules à acheter, voire même un valet qui vous amène votre voiture là où vous êtes.

En effet, vu que Hong Kong est une ville parsemée de ruelles et de toit, les développeurs ont gratifiés leur héros de talent de parkour : Wei saute par-dessus les tables, les voitures et gravit les murs, accentuant au final un sentiment de dynamisme durant les poursuites et les affrontements entre gangs.

La notion d’Open World ne rend pas le jeu des plus libres pour autant. Le scénario principal est ultra dirigiste, le jeu se permettant même de vous dire quoi faire durant les affrontements (“empoignez votre adversaire”, …), voire vous empêche d’effectuer d’autres actions que celles prévues dans la séquence en cours (vous ne saurez pas passer le moindre coup de fil en cours de mission si l’histoire ne le demande pas). Ce dirigisme sert pourtant avec brio l’histoire, qui se joue sans aucun temps mort. Impossible de lâcher la manette, même si l’histoire ne fait pas dans l’originalité.

Le jeu redevenant plus libre entre chaque début de mission, il est possible de s’atteler aux nombreuses occupations que propose le titre, chacune (ou presque) étant introduite lors d’une mission de l’histoire principale : vol de voiture, escorte, filature, rendez-vous galant, karaoké (très amusant d’entendre la voix de Wei sur des airs connus), jeux de hasard, combats de rue ou de coqs, courses de bolides, enquêtes de police … les occupations ne manquent pas et sont ludiques, mais font au final pâles figures en face du scénario principal, mis en scène et très dynamique.

Techniquement, le jeu semble accuser un certain âge, surtout au niveau des textures, même si c’est un Open World. Les visages sont par contre assez bien rendus et bien typés. Mais si sur console cela évite des chutes de framerate ou des ralentissements, un pack de textures sera  proposé sur PC afin de profiter de toute l’architecture riche de la ville. Les pistes sonores sont de qualité, et les différentes radios locales diffusent de la musique pour tous les goûts (même Queen), en anglais ou cantonais. Les doublages sont par ailleurs excellents, Square-Enix ayant décidé de faire appel à des acteurs talentueux comme doubleurs, comme Lucy Liu, Emma Stone, Edison Chen, Will Yun Lee ou encore Tom Wilkinson.

Il faut environ une dizaine d’heures sans traînailler pour boucler l’aventure principale, et profiter ensuite pleinement des à-côtés de Hong Kong, même si l’intérêt d’améliorer Wei se fait moins sentir. Les missions sont pourtant suffisamment intéressantes et variées pour avoir envie d’y revenir de temps en temps. Dynamique, dotés de personnalités charismatiques, de références au cinéma HK (Bruce Lee, Jackie Chan, John Woo et j’en passe) et débordant d’adrénaline, “Sleeping Dogs” est un excellent titre dans la catégorie “GTA”, qui m’a, pour ma part, bien plus passionné que le rejeton de Rockstar, grâce à sa mise en scène et sa galerie de héros. On pourra regretter un aspect technique un peu vieillot (malgré des environnements réussis, je le souligne), des quêtes annexes moins trépidantes que l’aventure principale et des rues un poil désertes pour une ville comme Hong Kong, mais si vous voulez une plongée dans le monde violent et sans pitié des triades, sautez sur “Sleeping Dogs” sans aucun regret !

Editeur : Square-Enix
Développeur : United Front Games
Type : Action / Aventure
Classification : PEGI 18
Testé sur Playstation 3
Auteur: Titiks

Aug 092012
 
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Tintintintiiiiiin-tin !

Batman est de retour dans des aventures plus briquées que jamais, accompagné cette fois de la Justice League. Le Joker et l’infâme Lex Luthor se sont alliés pour mettre Gotham City à genoux. En effet, Luthor a créé une arme effroyable, et Batman aura cette fois bien besoin d’un coup de main supplémentaire en la personne de Superman pour mettre un terme à leurs ambitions, tant criminelles que politiques.

Un scénario original, donc, cela nous change des adaptations précédentes !

J’avais conclu mon test d’un précédent jeu Lego en disant qu’à force de nous servir la même recette – certes très amusante et agréable - Traveller’s Tale risquait fort de provoquer une indigestion chez les joueurs. Et bien, à croire qu’ils m’ont entendu, car ce Lego Batman DC Super Heroes apporte un peu de fraîcheur dans l’univers de leurs jeux Lego.

Au rayon des nouveautés, s’il est toujours question ici de parcourir des niveaux avec Batman et Robin (et éventuellement un autre personnage imposé par le scénario, comme “The Man of Steel”), cette fois, c’est tout Gotham City qui vous est offert, la ville étant totalement ouverte entre chaque mission (et bien entendu après le scénario principal). Du Manoir de Bruce Wayne, à la tour éponyme en passant par l’Asile d’Arkham et Ace Chemicals. Le monde proposé est vaste, et est à parcourir à pieds tant qu’à bord des nombreux véhicules à trouver, acheter ou reconstituer avec les célèbres minikits. Il y a des tonnes de choses à faire en ville comme acheter les sbires, combattre et acheter les méchants emblématiques, découvrir les 250 briques dorées, débloquer les capacités utiles des 20 briques rouges, secourir les citoyens en danger… on ne s’arrête jamais, il y a toujours un petit mécanisme, une nouvelle zone à visiter, un coin de toit regorgeant de piécettes…

Car des pièces, vous allez en avoir besoin… certains ennemis, capacités ou véhicules coûtant la bagatelle d’un million. Encore une fois, le jeu vous encourage à parcourir une seconde fois les niveaux en mode “libre”, après avoir débloquer les bons personnages aux capacités qui vont bien pour actionner tous les mécanismes rencontrés. Autant dire une balade de santé une fois les briques rouges découvertes.

Batman et Robin disposent toujours d’une grande palette de costumes, leur conférant diverses capacités (lancer des missiles, utiliser l’électricité, la gravité, se rendre invisible, et j’en passe), toutes utiles pour traverser la douzaine de niveaux dont est composée l’histoire, qu’il est possible de parcourir à deux en local.

Découpés en plusieurs sous-niveaux (à la sauvegarde automatiques), ces stages sont assez variés, et se parcourent avec un grand intérêt, que ça soit en sous-sol, poursuivi par un robot géant ou en chute libre ! Quelque phases de vol (à l’aide de l’invincible Superman ou à bord d’un engin), de poursuite en Batmobile ou en bateau viennent agrémenter le tout. Sincèrement, j’ai eu du mal à lâcher la manette entre deux niveaux.

L’humour n’a bien entendu pas été oublié, mais – deuxième innovation - les personnages Lego ont cette fois été dotés de voix ! Adieu l’amusant babillage ! Si les réactions des personnages prêtent toujours à sourire (mention à la journaliste qui introduit chaque chapitre avec son “Flash News”), force est de constater que c’est moins drôle que le les voir essayer de se faire comprendre avec la seule gestuelle, auparavant hilarante. Reste que ces voix sont pour la plupart bien trouvées, à l’exception du Joker, pour nous nous aurions aimé retrouver Pierre Hatet, comme dans l’excellente série animée ou plus récemment dans les derniers jeux Batman. Les situations sont pour le coup un peu moins burlesques, même si la comparaison entre flegme un peu glacial de Wayne et la jovialité irritante de Clark Kent est bien mise en avant, avec au centre un Robin qui ramasse les baffes.

Niveau sonore, c’est toujours les grands thèmes des super héros qui priment, l’ambiance musicale se modifiant suivant le personnage utilisé (principalement Batman et Superman d’ailleurs). Graphiquement, rien à redire, les différents niveaux et la ville de Gotham sont bien modélisés et typés, l’ambiance sombre y est bien retranscrite, tandis que le reste… bha ce sont des briques…

On pourra de nouveau reprocher les mêmes choses aux productions Lego : des graphismes “corrects mais pas bluffants” ou une répétitivité de gameplay (détruire, reconstruire, collecter), mais le plaisir reste ici encore au rendez-vous. Parcourir Gotham en volant, fureter dans les rues pour découvrir leurs énigmes, retourner les niveaux dans tous les sens en espérant débloquer tous leurs secrets, sourire à l’humour bon enfant et 28ème degré des personnages ou encore récolter compulsivement chaque pièce qui traine… la sauce prend encore une fois, et l’Open World n’y est pas pour rien. Une aventure qui s’avale rapidement (et goulûment) en ligne droite, mais de très nombreux à-côtés qui vous y feront revenir à coup sûr !

Allez… j’y retourne juste pour voir ce que Green Lantern peut faire en ville…

Editeur : Warner Bros Games
Développeur : Traveller’s Tale
Type : Action / Aventure
Multijoueurs : jusqu’à 2 joueurs
Classification : Tous publics
Testé sur Playstation 3
Auteur: Titiks

Jul 202012
 
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Impossible de passer à côté du phénomène “Game of Throne” (Le Trône de Fer). Cette saga de romans fantasy à succès à récemment été adaptée à la télévision sous la forme d’une série de très grande qualité. Alors que la série fleuve narre principalement les péripéties de la famille Stark au jeu des Trônes, le titre de Cyanide se déroule avant et pendant les deux premiers livres (ou la première saison de la série), dans un scénario inédit supervisé par George R. R. Martin. On était en droit d’attendre du lourd, et Cyanide était attendu au tournant.

Exercice difficile que l’adaptation de cette série ! En effet, Le Trône de Fer se caractérise par une alternance de chapitres mettant en scène des personnages différents à chaque fois.  Cette découpe complexe a l’avantage de présenter au lecteur plusieurs visions d’un même évènement, et lui donne l’impression d’être sur tous les fronts à la fois. Game of Throne évite aussi le manichéisme primaire en présentant des points de vue. Pas réellement de “méchant” à abattre, mais des objectifs différents, qui font que l’on apprécie pas forcément toujours les mêmes personnages.

Le jeu reprend d’assez belle façon cette narration en nous mettant aux commandes de deux hommes qu’à priori rien ne relie. Au nord, Mors Westford, surnommé “Le Boucher” est un vieux briscard de la Garde de Nuit. Ayant pris le Noir 15 années auparavant pour d’obscures raisons, il n’oublie pas pour autant sa femme et sa fille, que ses voeux l’empêche de revoir. Véritable vétéran de la Guerre qui vit la dynastie targarienne évincée au profit la maison Baratheon, Mors est également un Zoman, capable de prendre possession de son chien pour voir à travers ses yeux. Une incursion des Sauvageons à travers le Mur et une lettre de Jon Arryn, la Main du Roi, va l’amener à protéger une jeune fille…

Au sud, Alester Sarwyck revient en son domaine à la mort de son père. Ayant fui ses responsabilités de seigneur après la guerre pour embrasser le culte de R’hllor, il découvre son fief au plus mal, son frère en fuite, accusé du meurtre de leur père, la population au bord de la rébellion et son frère bâtard, Valarr, prêt à épouser sa soeur pour hériter du domaine, avec la bénédiction de la reine Cerseï en personne… Bien décidé à reprendre ses titres, Alester fait route pour Port-Réal pour faire toute la lumière sur les évènements…

Une entrée en  matière intrigante, et diablement bien écrite. Cyanide a mis le paquet sur l’écriture de son intrigue, ses personnages et ses dialogues, souvent crûs. Le doublage anglais est d’ailleurs d’excellente facture, le français étant en deçà, comme souvent, mais cela dépend des personnages. Alester donne d’ailleurs souvent l’impression de réciter un texte, là où des personnages secondaires sont parfaitement doublés… Néanmoins, les discussions annexes étant légion, il est dommage de se priver de la version française, à moins d’être parfaitement bilingue et de comprendre l’anglais en tendant l’oreille.

Une particularité du titre provient justement des dialogues, que l’on sait nombreux. En effet, Mors mais surtout Alester devront prendre un nombre important de décisions, qui auront toute un impact plus ou moins grand sur le déroulement général de l’intrigue (bien que la fin soit scriptée). Lors d’un soulèvement de foule, prendrez-vous parti pour le peuple ? Les nobles ? Exécuterez-vous un assassin, qui n’était que la main mortelle de quelqu’un d’autres ? Mentirez-vous ? Serez-vous honnête pour régler les conflits politiques ou étoufferez-vous les ennuis dans le sang ? Sachant qu’il n’y a pas de bon ou de mauvais choix, mais qu’il faudra faire avec les conséquences plusieurs chapitres plus loin… Une excellente idée, assez bien intégrée et réussie, tant chaque choix donne lieu à des conséquences plus ou moins importantes tout au long des 13 chapitres. Du coup, on pèse le pour et le contre avant de répondre, évaluant les possibles conséquences de nos actes et paroles. On ne parle pas ici de décisions primordiales au scénario général, comme on aurait pu le voir dans d’autres productions et qui influent sur la survies de peuples ou de PNJ importants, mais bien au niveau humain, chaque choix vous positionnant par rapport aux autres, réglant leur comportement vis-à-vis de vous, handicapant votre progression en vous retirant des soutiens politiques ou humains lors de certains passages.

Le système de combat, par contre, n’est pas des plus dynamique. On se retrouve en face d’un genre de Dragon Age, mais avec plusieurs subtilités. Si la référence est excellente, l’adaptation l’est moins. Les combats sont en temps réel, et il est possible de marteler la touche d’action pour enchaîner les coups. Mais se serait se priver de toutes les attaques spéciales des personnages, accessible via la célèbre roue d’action, déclenchant une sorte de pause active. Comprenez par là que l’action ne s’arrête pas durant votre sélection d’attaque, mais ralenti à la manière d’un bullet-time (pour reprendre une expression “matrixienne”). Chaque action spéciale entame votre jauge d’énergie, si bien qu’il est impossible de lancer plus de deux attaques spéciales à la suite sans attendre plusieurs secondes que la jauge se recharge. Il est également possible de se concentrer quelques secondes pour la recharger rapidement, mais cela implique de s’exposer sans défense aux coups ennemis.

Il vous sera demandé de choisir un “job” pour chaque héros en début de partie, parmi 3 différents pour chacun, ainsi que de répartir des points dans différentes caractéristiques (épées, haches, armures lourdes) et statistiques (force, endurance, agilité…), mais aussi dans des qualités et de défauts qui doivent s’équilibrer (peur du sang, du feu, courage…), les qualités les plus intéressantes étant les plus onéreuses, il faut les contrebalancer avec autant de défauts. Au niveau 7, vous pourrez en plus choisir une spécialisation ou un second job, améliorable via un arbre de talent somme toute classique.

Mors et Alester disposent en plus de capacités propres, Mors pouvant donner des ordres précis à son chien (faire tomber l’ennemi, l’immobiliser, le désarmer…), tandis qu’Alester pourra utiliser le feu de R’hllor et grégeois pour enflammer ses armes, ses ennemis voire même soigner. Ces capacités s’améliorent également via un arbre dédié dans la fiche de personnages. Hors combat, Mors pourra d’ailleurs prendre possession de son chien pour explorer les environs, suivre des pistes olfactives et même égorger des gardes esseulés sans se faire repérer. De son côté, Alester pourra révéler des objets et des mécanismes invisibles grâces aux yeux de R’hllor. Des capacités sympathiques, même si elles impliques de fouiller au final tous les environnements dans l’espoir de trouver des objets ou de l’argent.

 La modélisation des visages masculins est plutôt réussie, là où les dames semblent partager un modèle identique, à l’exception de la reine, calquée sur l’actrice Lena Headey, tandis que Mormont reprend les traits de James Cosmo. La musique est également issue de la série. Par contre, les villes sont assez vides, principalement Port-Réal, incroyablement pauvre en PNJ. Les différentes échoppes vous rebuteront au niveau des prix, qui resteront exorbitant jusque tard dans le jeu. Heureusement, les ennemis lâchent souvent des l’équipement et de l’argent. N’oublions pas non plus le système de fiole, qu’il faut acheter, puis remplir de ce que l’on souhaite : feu grégeois, soin, anti-poison, potion revigorante… chaque fiole pouvant accueillir plusieurs dose d’un même produit.

Au final, que penser de cette adaptation ?

Disposant d’un scénario passionnant et de personnages aux caractères bien trempés, Game of Throne ravira les amateurs tout comme les fans de la série. Néanmoins quelques problèmes techniques ou de finitions pourront gêner les joueurs exigeants tout comme les temps de chargements entre chaque zone, et le système de combat, lourd et brouillon. L’absence de touche de raccourci pour les attaques spéciales ralenti considérablement l’action, bien que l’aspect stratégique et la complémentarité des attaques et des personnages soient intéressant. Le jeu propose aussi quelques quêtes annexes, principalement dans sa deuxième moitié, dont la plupart sont à terminer dans les chapitres concernés. Le scénario mature et très sombre (il ne vole pas son PEGI18) a fait en sorte que ses défauts passent au second plan. Cyanide a encore du chemin a faire pour égaler les plus grands studios en terme technique, mais ils ont développés ce titre avec un grand respect de l’oeuvre et cela se voit. Pour une fois qu’une licence est aussi bien adaptée, pourquoi s’en priver ? Si vous avez aimé les livres, ou la série, ne passez pas à côté.

Editeur : Focus Home Interactive
Développeur : Cyanide
Type : RPG
Classification : PEGI 18
Existe aussi sur XBox360 et PC

Jun 182012
 
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Voilà des années qu’elle se sent seule et abandonnée. Oh bien sûr, vous la caressez tous les jours d’un geste nonchalant, vous la glissez aléatoirement sur son enclos sans aspérités, elle est encore une aide indispensable, mais bon, c’est plus comme avant. Vous ne lui faites plus éclater le bouton suspendu comme à la grande époque, quand vous la poussiez dans ses retranchements mécaniques les plus extrêmes. Vous la laissiez bouillante et moite au petit matin, avant de la reprendre en main dès que l’obscurité pointait autour de votre CRT, et elle adorait ça, s’éclatant à devenir le centre de votre attention pendant quelques heures. Et je peux vous dire que l’arrivée du messie lui refait frémir l’optique, Diablo 3 remet la souris au centre de votre monde.

Quelle est l’histoire de Diablo 3 ? A la fin, vous tuez Diablo, encore. « Spoooil » criez-vous derrière votre écran, mais franchement, est-ce un spoil que de divulguer une info qui se trouve être le titre même du jeu. Donc, comme dans les précédents opus et dans tout bon hack’n slash, le scenar’ a autant d’importance dans l’expérience de jeu que l’utilisation d’un couteau à beurre pour vraiment apprécier le beurre. D’autant que pour être intéressant le jeu doit se finir en boucle afin d’accéder à des difficultés supérieures. Donc passons à la suite je vous prie.

La suite, c’est le gameplay. Ici, pas besoin de vous secouer le bulbe à la recherche de capacités superflues, l’essentiel de l’action se localise dans le clic gauche de la souris. Vous allez taper, taper taper ce refrain qui vous plait. De temps à autre, quand la difficulté ira croissante, vous vous faderez d’une pression du clic droit, et de 1, 2, 3 ou 4, histoire de varier les sorts. Mais pas besoin de vous alarmer, tout ça ne sert qu’en enfer et Armageddon, les derniers modes de difficulté du jeu.

Avant, l’essentiel du titre est de débarquer en plein milieu d’un groupe d’ennemis et de tout maraver sans difficulté. A croire que Blizzard cherche à ne pas décourager les nouveaux venus. C’est bien, mais relativement redondant tout de même. La seule chose qui pousse à continuer est la progression de niveaux (et donc le déblocage de nouvelles capacités) ainsi que le loot. Principalement le loot en fait.

Le loot, ce n’est pas juste un mammifère aquatique mal orthographié, c’est aussi tous les brols qui se ramassent sur les corps des streumons fraichement éventrés. L’essentiel reste du matos, pièces d’armures ou armes diverses, plus ou moins puissantes. Si elles sont blanches quand elles apparaissent au sol, elles ne servent à rien. Bleues, elles sont magiques et puissantes. Jaune, rares et très puissantes pour peu que vous soyez chanceux. Oranges ou verte, mince, alors vous pouvez être sûr que votre moitié est en train de fricoter avec la moitié du pays car ce sont des objets d’une rareté extrême! Et là, soient ils sont adaptés à votre personnage, soit vous allez devenir riche sur l’Hotel des Ventes.

Elle est là, LA grosse nouveauté de la franchise, la possibilité de refourguer tout ce qui ne nous intéresse pas au premier venu sur internet, et d’engranger de la pièce d’or au tractopelle.  Donc bien sûr il est possible d’acquérir des armes complètement abusées en un rien de temps moyennant finances (y compris du vrai argent, celui qu’on gagne pour de vrai dans la vraie vie où on prend son petit dej’). Et là surgis un vrai souci : à quoi bon l’excitation du loot quand on peut déjà tout avoir en choisissant sur le net ? Et bien plus grand-chose. Surtout que, avant le mode enfer, le jeu se révèle si facile que s’équiper à mort ne sert vraiment plus à grand-chose, comme d’utiliser une tronçonneuse pour venir à bout de la motte de beurre susnommée. Mais la tentation est là.

Une fois arrivé niveau max et en Armageddon, le jeu passe d’un coup de Pomme D’Api à l’Encyclopédie Universalis en 30 volumes. Et le choc est rude, il faut alors revoir toutes ses habitudes et rebrancher le cerveau. C’est si dur qu’il faudra être un joueur très investi pour continuer l’aventure. Ou jouer avec des amis, car Diablo 3, avec ses 5 classes différentes, se prête particulièrement à la coopération online à…4. Eh oui, impossible d’avoir un représentant de chaque classe, c’est tout de même assez frustrant. Ainsi, si le jeu se destine au premier venu pendant quelques dizaines d’heures, seul le fan immodéré de loot, de challenge et de Hack’n Slash (ou tout intégriste de Blizzard) aura le courage de continuer ou, pire, de recommencer un nouveau personnage de 0 pour refaire l’aventure une nouvelle fois. M’enfin, y’a quand même sa vie à vivre dans la vie hein.

 

Editeur : Blizzard

Développeur : Blizzard

Type : Hack’n Slash

Multijoueur : 4 joueurs online

Classification : Interdit aux moins de 16 ans

Testé sur PC

Jan 122012
 
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En voilà une excellente idée, la réédition de Sonic CD sur les plateformes de téléchargement ! Sega nous offre ici un des tout grand et pourtant méconnu épisode du hérisson. Pour mémoire, celui-ci était sorti sur Mega-CD, l’add-on hardware de la Megadrive, qui a connu un flop un peu partout dans le monde, privant une majorité de joueur de cet excellent titre.

Bien que les plus férus soient passés par la case “émulation” (hem) pour jouir de ce titre, l’intégralité des fans de Sonic trouveront enfin le bonheur en posant leurs mains fébriles sur Sonic CD… (j’en fais trop ?)

Sorti peu après Sonic 2, le titre garde encore son esthétique des premiers jeux (que je préfère, personnellement) avant son lifting pour Sonic 3, et les décors animés du scrolling parallaxe sont magnifiquement colorés et détaillés, encore aujourd’hui, le tout rythmé par une bande-son de très grande qualité.

Un Sonic “Retro” donc, mais qui possède encore aujourd’hui son lot d’innovations. Tout d’abord, le jeu se paye une intro et deux fins animées qui vont vous prouver à quel point le côté “cool” de Modern Sonic est désastreux. Bien que l’animation se soit pas spectaculaire, Sonic est bien représenté comme déterminé et fonceur. Et franchement c’est un cadeau. Ensuite, nous découvrons Amy Rose, fan éperdue d’amour pour Sonic qui se fera enlever par Metal Sonic, le double cybernétique du hérisson. A noter que c’est bien ici sa première apparition, le premier prototype de clone ayant été vu et affronté dans Sonic 2 au début de la Death Egg Zone, puis amélioré dans Sonic & Knuckles au sommet du Sky Sanctuary : Mecha Sonic.


Enfin, point de Chaos Emerald à récolter ici, mais des Time Stones. Et pour cause, Sonic CD vous permet de visiter chaque Zone de chaque niveau à 4 époques (passé, présent, bon futur, mauvais futur) ! Le travail accompli sur cet aspect est énorme et bien que le jeu se termine assez vite en ligne droite, visiter les différentes époques pour restaurer le bon futur, et ainsi explorer chaque niveau pour détruire la machine de Robotnik/Eggman et l’ombre de Metal Sonic, est diablement prenant. Pour changer d’époque, il suffit alors de toucher un panneau “Past” ou “Future” et de foncer à toute berzingue en maintenant sa vitesse quelques secondes (Le jeu ne précise pas si la vitesse à atteindre est de 88 MpH…).

Sonic hérite ici aussi de son Spin Dash (qu’il faut charger une seconde) mais aussi du Super Peel Out, où il charge sa vitesse en faisant du surplace. Si cette dernière action est très stylée, je ne l’ai utilisée qu’une seule fois : lors de la course mortelle contre Metal Sonic sur Stardust Speed Way. Bien que les ennemis soient moins nombreux que dans les précédents Sonic, l’idée de foncer tête baissée au risque d’en percuter un ne me rassure pas… En récoltant 50 anneaux, nous avons toujours accès aux Special Stages (en fin de niveau, en bondissant dans l’anneau géant, façon Sonic 1 – ce qui place ce Sonic chronologiquement avant le 2 malgré sa date de sortie ?), mais ils sont cette fois totalement injouables. De dos, sur une piste ressemblant à celles des Mario Kart en Mode 7, Sonic doit détruire en un temps limité certaines machines en évitant les pièges. J’aime autant vous prévenir que vous ne verrez pas les Time Stones avant longtemps…

Cette “nouvelle” version est assez historique à plus d’un titre, parce qu’à part la version originale sur Mega CD et sa réédition PS2/Gamecube dans Sonic Gems Collection en 2005, il n’y avait aucun moyen “légal” de toucher à cette perle. Historique aussi parce que cette mouture dématérialisée propose pour la première fois de parcourir les niveaux avec Tails “Miles” Prower, et de profiter d’une toute nouvelle façon d’explorer les niveaux en profitant de sa capacité à voler. Sinon, gentille attention de la part de Sega, nous pouvons permuter la bande originale entre sa version américaine ou japonaise, se confronter aux niveaux en Time Attack et bien entendu l’ajout des Trophées/Succès ainsi que de quelques bonus.

Proposé à un prix très correct, ce Sonic CD ne déçoit pas : prenant, très réussi graphiquement et intéressant dans sa construction, vous ne pouvez pas faire l’erreur de passer à côté.

Éditeur : Sega
Développeur(s) : Sonic Team
Type : Plates-formes
Multijoueurs : non
Classification : Poour tout public
Testé sur PS3
Auteur: Titiks

Dec 112011
 
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Il était une fois, un homme qui sauva l’humanité de l’invasion alien en leur bottant le cul juste parce qu’ils avaient eu l’audace de détruire son vaisseau et en raflant au passage l’amour de toutes les nanas de notre belle planète bleu (quand je dis “belle”, je parle de la version vendue par paquet de 100 dans les magazines). Et il disparut peu de temps après sans laisser de trace…

Il y a bien des héros qui ont tenté de lui faire de l’ombre, mais peu importe, son aura a toujours été présente autour de nous et dans le coeur des plus vieux d’entre nous. Pour commencer, ce test ne sera pas objectif à 100% (forcement fanboy en attente d’un soft depuis 14 ans j’ai mes limites qui ont littéralement explosé.).

Je vous entends déjà au loin“bouh un fanboy pas objectif qui va nous dire que c’est le meilleur jeu de la planète”. Et vous n’auriez pas totalement tord, bien que je sais qu’après une telle attente les gens seront forcement déçu. Pour les retardataires ce jeu est la suite “directe” de DUKE NUKEM 3D sorti sur PC, N64 (version censuré Nintendo oblige), PSOne et j’en passe… Le tout s’ouvre directement sur le boss de fin de la dernière extension de celui-ci: le très imposant, mais néanmoins débile, “Empereur Cycloïde”. Et c’est de loin l’un des plus beaux clin d’oeil que le jeu video puisse nous offrir à l’heure actuelle, avant de traverser l’écran pour se rendre compte que DUKE était lui aussi en attente du jeu en charmante compagnie pour passer le temps (gâterie inside). Roi du monde et empereur de Las Vegas, il était sur le point de prendre une retraite bien mérité dans son casino sobrement nommée “lady killer”, mais les aliens étant assez rancunier il n’en fallait pas plus au Duke pour reprendre les armes. (je tiens à préciser que le dernier patch sur la version pc apporte beaucoup de modifications demandé par la communauté comme le port de quatre armes au lieu de deux)

Certes le jeu a ces défauts comme tous les softs et j’y reviendrai, mais ce qui fait de DNF un jeu incontournable c’estévidemment les milliards de clins d’oeil et l’humour omniprésent du titre ainsi que son statut culte de vaporware. Entre les références passant de Half-Life à Dead Space sans oublier Shenmue qui a droit à son heure de gloire dans un niveau spécial fenwick, le fan service et l’ambiance sont au rendez-vous, que demander de plus ? Oui les éternels insatisfait diront que le jeu n’est pas dans un environnement ouvert comme dans le précédent (bien que cela est faux, car se balader dans le désert du Nevada au volant d’un monster truck c’est le pied) et que c’était mieux avant, seulement l’époque a changé et l’évolution se fait sentir par rapport aux FPS récent et je leur dirai de comparer DUKE 3D et DNF, qui au final ont une tonne de point commun! (l’arsenal, le bestiaire, le scénario, l’ambiance, la teinte, à peu près tout en fait)

Pour en revenir sur les défauts, je pointerai du doigt les versions console qui en plus de ne pas être au top du “top” visuel (c’est quand même loin d’être moche par rapport à d’autre titre) se targue de loading extrêmement long!Le level design n’est pas exceptionnel mais c’est un peu normal pour un jeu dont le développement fut aussi long et compliqué par des problèmes divers (pour cela je vous renvoie à la timeline fournis dans les bonus du jeu ainsi qu’aux quelques photos prouvant qu’une cuisine peut faire office de centre technique pour le matériel défectueux). Les models des personnages sont propres, mais la réalisation est parfois inégale au niveau des textures. (bien que ce problème a été résolu sur pc grâce au dernier patch en date) Quant au multijoueurs, il est en tout point parfait selon moi! Fun et facile à prendre en mains tout en étant nerveux, il se compose de modes classiques (deathmatch, team deathmatch, capture de babe et roi de la colline) qui ont prouvé leur efficacité au fil du temps. Le nombre de cartes est correct et les défis ne manquent pas pour obtenir de quoi personnaliser son Duke ainsi que de nombreux objets interactifs pour le manoir de celui-ci. À noter que le prochain pack de cartes contenant de nouvelles armes et parodiant de célèbres FPS sera gratuit pour les membres du first access club.

Note: 3 étoiles.

En conclusion: DNF séduira les vieux de la vieille qui aiment les jeux old school avec du circle straff et des ennemis débiles dedans! Certes c’est loin d’être parfait, mais avec un solo digne des meilleurs nanars d’Hollywood et un multi d’enfer gonflé au stéroïdes je ne peux que le conseiller… Hail to the king baby!

Editeur: 2K

Développeur : Gearbox Software/ tryptich games / 3D realms

Groupe:  Duke nukem

Genre : FPS/Avec des boules

 

Sep 132011
 
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Après avoir dissout il y a plus deux ans le studio qui avait créé la série Age of Empires, Microsoft relance la franchise sous forme d’un jeu de stratégie en ligne et en free to play. Un pari osé pour une saga qui a marqué sur PC et amené de nombreux néophytes à découvrir les jeux de stratégie temps réel.

La décision de Microsoft de liquider Ensemble Studios, le développeur de l’intégralité de la série Age of Empires fut difficile à comprendre pour tous les fans de jeux de stratégie temps réel (RTS), tant cette saga a accompagné le développement de la firme de Bill Gates dans le domaine du jeu vidéo sur PC.

En effet, en 1997, Age of Empires a littéralement apporté une dimension inédite et un nouveau public à un genre lancé en 1992 par Westwood Studios avec Dune 2 (et trois ans plus tard avec le premier Command & Conquer). Notez pour l’anecdote qu’Electronic Arts qui avait depuis acquis Westwood a fini par fermer le studio en 2003…

Age of Mythology avait certes marqué le début du déclin de la série, et Age of Empires III ne fut pas un chef d’œuvre, mais de là à enterrer Bruce Shelley son créateur et son studio… quel dommage ! Et voici que Microsoft nous ressort sa licence sous forme cette fois-ci d’un jeu exclusivement en ligne et en free to play. Comprenez par là « gratuit mais pas tout à fait ». Il n’y a pas comme dans World of Warcraft, par exemple, d’abonnement payant, mais en contrepartie si l’on souhaite disposer d’un maximum d’options de jeu, il faut les acheter avec des points Microsoft.

Free to play or free to pay ?

Deux civilisations de base sont jouables actuellement. Grecs et Egyptiens sont disponibles gratuitement en version limitée. On peut s’amuser avec, mais l’accès aux unités, aux technologies avancées et au multijoueurs est bridé.

Pour profiter à 100% d’Age of Empires Online il faut acheter des packs d’options…

Acquérir la version « Premium » d’une civilisation coûte 1680 points Microsoft (soit environ 20 euro). On peut également acheter une version boîte en magasin. De plus, une boutique online est accessible via une échoppe située au cœur de sa capitale. On peut s’y fournir directement en boosters packs proposant des scénarii et du contenu spécifique.

Le joueur qui débute et veut aller plus loin dans Age of Empires Online peut ainsi s’offrir pour 8000 points un gros pack regroupant pratiquement tout ce qui est disponible actuellement et plus encore comme les futures civilisations celtes et perses. Reste que débourser pas loin de 100 euro pour un jeu free to play c’est franchement too much ! Des scénarii (Défense de la Crète) et des packs de décors destinés à personnaliser son empires sont disponibles à 480 points (5,76 euro).

Une capitale au cœur de l’empire

La première partie lancée, ce qui frappe d’entrée c’est le joli look très cartoon du jeu qui rappelle celui des anciens épisodes de la série The Settlers. Les similitudes ne s’arrêtent d’ailleurs pas uniquement à l’aspect graphique. Désormais, après avoir choisi sa civilisation, on se retrouve au cœur de sa capitale, une petite bourgade au commencement, dont les infrastructures vont se développer au gré de sa progression dans le jeu.

C’est à partir de sa capitale que l’on gère sa civilisation et ses relations avec les autres joueurs.

La capitale n’est pas un terrain de jeu à proprement parler. Elle constitue l’interface centrale d’où le joueur gère tous les aspects de son empire. La partie gestion est désormais beaucoup plus présente qu’auparavant et en ce sens, ce nouvel Age of Empires rappelle vraiment The Settlers. Via sa capitale on peut échanger avec d’autres joueurs, se créer un groupe d’amis, faire du commerce, des échanges d’objets ou de technologies, et surtout trouver ce qui est au cœur du gameplay : des quêtes.

A l’image d’un jeu de rôle, il faut accomplir des missions pour acquérir des points d’expérience et permettre à sa civilisation de monter de niveau. Ces missions sont progressives et bon nombre d’entre elles font office de didacticiel. La plupart du temps il s’agira de vaincre un adversaire ou de survivre à des vagues d’assaut, parfois de libérer des prisonniers ou de retrouver des marchandises.

Couper, cueillir, miner, récolter…

En plus des objectifs de chaque mission, explorer à fond les maps permet de découvrir des trésors.

Le système de jeu classique d’Age of Empires se retrouve dans chaque missions : il faut récolter des ressources avec ses paysans. Elles servent à construire des bâtiments destinés à créer des unités et à les améliorer. Tous ceux qui ont déjà mis la main sur un jeu de ce type s’y retrouveront très rapidement. La durée de ces scenarii varie entre quelques minutes et une heure. Prime est de plus donnée à ceux qui se fendent d’une exploration complète des cartes, car il y a des trésors à trouver. Ils contiennent des marchandises, améliorations, plans de bâtiments et autres bonus que l’on peut exploiter à partir de sa capitale.

Au rang des nouveautés se trouvent notamment des « consommables » qui se jouent comme des cartes bonus au cours des missions. Leur utilisation est limitée par un compte-à-rebours de quelques minutes. Ces bonus sont plus ou moins puissants et plus ou moins rares, certains permettent de faire apparaître des troupes ou des structures instantanément, d’autre de booster ses armées.

Bonjour Monsieur Phelps…

A l’image d’un jeu de rôle, un point d’interrogation au dessus d’un personnage signifie qu’il a une quête à proposer.

Chaque mission réussie rapporte de l’argent, de l’expérience, des Points Impériaux (utilisables pour acheter des objets spéciaux) et des bonus, voire des améliorations ou des technologies. Chaque passage de niveau est récompensé par trois points que l’on peut répartir comme on le souhaite dans l’arbre des technologies de sa civilisation. A partir du quatrième niveau les missions en mode coopératif en ligne se débloquent, mais si on le souhaite on peut continuer à jouer en solo.

En l’état actuel, Age of Empires Online privilégie le jeu en mode coopératif, le PvP étant encore mal équilibré.

Quel intérêt alors d’aller chercher un autre joueur si on peut se débrouiller seul ? Et bien on est la plupart du temps libre de cocher une case « Elite » lors du lancement d’une mission. Cela augmente très nettement sa difficulté mais aussi les récompenses qui lui sont liées, d’où l’intérêt dans ce cas d’aller chercher un coéquipier.

Quant aux parties en joueur contre joueur (JcJ ou PvP), elles ne sont pas obligatoires. Le développeur a parfaitement compris que si les core gamers sont friands de ce genre de gameplay, ce n’est pas le cas des joueurs plus occasionnels, qui constituent un public de choix pour la franchise Age of Empires.

Reste que le PvP aussi séduisant qu’il puisse être manque encore d’équilibre. En effet, en développant sa civilisation on fabrique des objets qui améliorent ses unités – on peut aussi en trouver dans des trésors pendant les missions en solo. Là encore, à l’image d’un World of Warcraft il y a des objets, verts (communs), bleus (rares) et violets (épiques). Le problème est que cela a un impact énorme sur les affrontements en PvP. On peut ainsi se retrouver opposé à un adversaire dont les unités sont les mêmes que celles que l’on produit, mais en plus fort… et face à cela, on ne peut rien faire que tenter d’en faire plus que lui pour rééquilibrer la balance. Autant dire qu’à moins d’affronter un grand débutant, c’est perdu d’avance.

Conclusion

On appréciera le joli look un peut cartoon choisi pour ce nouvel opus de la saga Age of Empires.

Tout cela fait qu’Age of Empire Online est agréable à jouer et plutôt simple à prendre en main. Est-ce vraiment une surprise ? Non, le titre est développé par Gas Powered Games, un studio créé et dirigé par Chris Taylor, pour qui les RTS ne constituent pas une nouveauté. Il a signé en 1997 le mythique Total Annihilation avant de se lancer ensuite dans le magnifique Impossible Creatures et plus récemment Supreme Commander (on peut aussi mettre à son crédit Dungeon Siege). Et si côté jeu en ligne, il a tenté une première expérience décevante avec Demigod, Microsoft n’a pas pris de gros risques en lui confiant Age of Empire Online.

Certes, le jeu n’est pas exempts de reproches (quêtes répétitives, manque de clarté sur certains aspects de la gestion détaillée de sa civilisation, gratuité très relative), c’est au final plutôt réussit. Par ailleurs, l’avantage d’un jeu en ligne c’est qu’il peut évoluer en fonction des desiderata de sa communauté de joueurs. C’est aussi souvent là que se trouve le défaut de la cuirasse. Pour l’instant il y a du monde en ligne, et c’est en fin de compte ce qui déterminera la qualité de l’expérience de jeu et sa pérennité.

Note:

Editeur : Microsoft Game Studios

Développeur : Gas Powered Gzmes

Type : Stratégie Temps Réel

Multijoueurs : Oui

Classification : Déconseillé aux – de 12 ans

Aug 122011
 
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Rien de transcendant avec ce disque additionnel des Sims3 : générations, mais de quoi donner un sacré coup de jeune à votre partie (et une occasion pour s’y remettre?)

Ici, vous allez pouvoir régler la durée de vie – en nombre de jours-sims – par tranche d’âge de vos personnages (bébé, petit enfant, enfant, ado, jeune adulte, adulte, personne âgée). Par exemple, si jouer un personnage enfant vous plait, vous pourrez décider d’augmenter la durée de cette période de jeunesse. Si le mode vieux ne plait pas, vous pouvez le diminuer (mais alors votre Sims mourra plus vite).

Des interactions sociales ont également été ajoutées, en fonction de l’âge du Sims. Il y a donc plus de possibilités d’action étant enfant et adolescent (et parfois même pour les adultes), telles que les batailles de polochons, enterrements de vie de garçons, bal de promo. Les « discussions » ont également été enrichies. Ah, et gare aux commérages, les voisins ne perdront pas une miette de votre comportement si vous avez des relations extraconjugales et n’hésiteront pas à en parler autour d’eux ;-) .

Une des autres nouveautés est la possibilité de partager les souvenirs de votre Sims, via le site officiel www.lessims3.fr ou encore via facebook.

Ma note: Etoile-notation-mode-off

Etoile-notation-mode-off

Editeur : Electronic Arts

Développeur : Electronic Arts

Plateforme : PC

PEGI : 12

Testeur : Oli

Jul 222011
 
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En 2001 sortait chez nous le dérangeant American McGee’s Alice, adaptation libre et torturée des Aventures d’Alice au Pays des Merveilles de Lewis Caroll. Alice, suite au décès tragique de sa famille dans un incendie, se voit internée dans un hôpital psychiatrique et subit toute sorte de traitements destinés à la faire sortir de son mutisme. Psychologiquement détruite, c’est au coeur de son Pays des Merveilles dévasté qu’elle trouvera la voie de la guérison, à coups de couteau…

Opus qui a certes assez mal vieilli aujourd’hui, mais qui offre toujours un univers inoubliable, dérangé et malsain.

2011, American McGee récidive en offrant une suite aux aventures dramatiques de la jeune Alice. Après ses dix ans d’internement, parmi les prostituées et les violeurs, Alice tente tant bien que mal à refaire sa vie. Mais la culpabilité la ronge. Seule survivante de la catastrophe, se sentant responsable, elle tente avec l’aide de son psychiatre de reprendre pieds, d’oublier son passé et de mener une vie – presque – normale.

Mais c’est sans compter ses visions qui l’assaillent, la réalité se déforme, et le cauchemar reprend. Propuslée dans son Pays des Merveilles une nouvelle fois, et conseillée par le famélique Chat du Cheshire, elle assiste à la destruction de son monde par un monstrueux train, dévastant tout sur son passage. Ballotée d’une région à l’autre à la recherche de sa mémoire, elle partira à la rencontre de ses anciennes connaissances, qui la guideront peu à peu vers la vérité… et sa survie.

Offert en téléchargement, le premier American McGee’s Alice a donc pris un beau coup de vieux. Si la direction artistique est en revanche toujours aussi réussie, c’est au au niveau de la maniabilité que le jeu pêche un peu, clairement orientée PC. Difficile et sadique, il offre une parfaite mise en bouche pour comprendre tous les tenants et aboutissants du Retour au Pays de la Folie…

embedded by Embedded Video

Le second épisode qui nous intéresse ici divise un peu la presse vidéoludique et s’assure un bel échec commercial, comme bien d’autres titres de qualité avant lui, tels que NieR ou Okami. A croire que la qualité artistique d’un jeu est un critère insignifiant à côté de la jouabilité ou l’originalité du gameplay… Car oui, Alice Madness Return a quelques problèmes de caméra – qu’il faut sans cesse contrôler, mais on s’y habitude très vite – et certaines lenteurs au niveau de la progression. Techniquement, on notera quelques chutes de framerate et un clipping assez présent. Voilà, j’en ai terminé avec les ennuyeux problèmes techniques, forts secondaires en regard du plaisir malsain que procure le jeu. Chaque environnement est un véritable mélange de rêve et de cauchemar. Sur le plan artistique, Alice MR est une grande réussite.

Découpé en 5 chapitres (+1 très court), ce second segment nous fait visiter chaque parcelle de l’esprit dérangé de la jeune fille. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on ne s’ennuie pas un instant, malgré la longueur parfois absurde de certains niveaux. Chaque chapitre étant morcelé en différentes zones distinctes, le titre nous fait plaisir en variant parfois de façon originale son approche, nous faisant jouer un jeu de croquet étrange, participer à un Shoot’em Up sous-marin ou encore à des phases de plate-forme 2D façon illustration. Les pays visités apportent une variété bienvenue, passant de vallées dévastées à des environnements luxuriant ou carrément glauques. Mention au quatrième chapitre, magnifique.

Non-non, là, c’est le chapitre 1

Catalogué +18, Alice MR n’est pas le plus violent des jeux de cette catégorie, mais des thématiques dérangeantes y sont traitées avec folie et sérieux à la fois, jamais en surenchère et de façon subtile. Viols, incestes, meurtres, torture… tout y passe, de façon plus ou moins directe, à mesure qu’Alice retrouve la mémoire de son passé. Quand je lis des critiques de joueurs qui ne comprennent pas la classification adulte de ce jeu parce qu’il n’est pas vraiment gore, comparé à un GoW, j’ai un peu de mal à comprendre la façon dont ils sont passés à côté de toute la violence psychologique du titre. La violence, ce n’est pas que des dégâts physiques et du sang qui gicle, la torture psychologique est bien plus dévastatrice.

Armée de son couteau emblématique, Alice peut également compter sur un arsenal certes limité mais efficace, comme une poivrière mitrailleuse, une théière lance-grenade, un cheval-bâton massue ou encore un lapin explosif. Pour se défendre, elle aura accès à son Parade-pluie, capable de renvoyer les projectiles, ou elle sera capable de se transformer un très court laps de temps en nuée de papillons pour esquiver les attaques. Une quadruple saut couplé à une capacité de planer entre deux saut facilitera les séquences de plate-forme, plutôt nombreuses et assez tordues. Si Alice se retrouve proche de la mort, elle aura accès à un genre de furie, décuplant sa force et sa vitesse, et la rendant, un court instant invulnérable.

En plus des sauts au-dessus du vide et des mécanismes à actionner, Alice a la capacité de rétrécir à volonté pour s’introduire dans de petits passages et révéler des objets ou indications invisibles, comme des plate-formes mobiles. Jouant alors sur ces mécanismes, on se retrouvera souvent à sauter dans le vide et à retomber sur une plaque invisible en vue d’atteindre certains objets comme des groins de cochon (à assaisonner pour actionner des secrets), des dents (pour améliorer les armes), des roses (pour régénérer sa vie) ou bien des souvenirs oubliés d’Alice.

Les cinématiques sous forme d’illustration rappelant le style original de John Tenniel

Le jeu compte au final assez peu d’affrontements, compte-tenu de ce que cela aurait pu être. Mais ceux-ci impliquent de bien connaître vos adversaires pour vous en débarrasser sans trop de mal. Si les Ruines menaçantes représentent les ennemis basiques du jeu, elles ont plusieurs évolutions comme la terrible Ruine Colossale qui vous donnera du fil à retordre et des sueurs froides quand vous la verrez apparaître. Chaque niveau possède bien entendu ses ennemis et personnages attitrés, comme les Poupées, Enfants de putain, Guêpes Samouraï ou Fous du Thé, on ne s’ennuie pas et plus on avance, plus ils sont glauques. Les niveaux sont énormes, et l’exploration tient une grande place dans l’aventure. On commence d’ailleurs toujours par une phase de plate-forme, qui nous mène à notre premier objectif, puis une grande phase d’exploration/combat, pour récupérer des bribes de mémoire et passer à la suite. A chaque niveau, Alice récupère une robe associée, que vous pourrez réutiliser dans les mondes suivants, possédant chacune une capacité passive (régénération, plus de dents, plus de roses, sensibilité doublée, …).

Les musiques sont bien en phase avec l’univers, et si les pistes sont relativement peu nombreuses en regard de la longueur des niveaux, elles participent activement à l’immersion, donnant à nos partie un petit air de rêve éveillé… virant au cauchemar.

Alice Madness Return possède d’indéniables qualités, à commencer par son univers, son propos, sa direction artistique. Alors oui, il a quelques défauts, mais ils n’entâchent jamais le plaisir de jeu ou de la découverte des environnements morbides. Ce n’est pas une grosse production, il n’y a eu presque aucune communication dessus, et la presse n’est guère élogieuse (la palme du mauvais test revient encore une fois à GameKult - qui participe encore à la descente d’un jeu – mais au moins, les joueurs ne s’y sont pas trompé, à en croire les réactions), mais c’est ce qui a sans doute permis à American McGee, à la tête de son studio Spicy Horse, de nous livrer un jeu qui est tout sauf aseptisé pour plaire au grand public.

 C’est tout de même assez rare pour être souligné.

4 étoiles pour ce jeu, pour ces petits problèmes techniques et ses longueurs parfois pesantes, mais Alice Madness Returns est pour moi l’un des plus agréables titres de cette année.

embedded by Embedded Video

Editeur : Electronic Arts

Développeur : Spicy Horse

Type : Action / Plates-formes

Multijoueurs : Non

Classification : Interdit aux – de 18 ans

Testé sur PS3

Auteur: Titiks

Jul 182011
 
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Pour mon plus grand plaisir, toute fan des Sims que je suis, j’ai joué de longues heures aux Sims Medieval pour vous livrer ce test !

Le jeu, bien que proche des autres titres de la série Sims, s’en distingue tout de même pas mal. Ainsi, vous ne devez plus gérer uniquement des besoins pour un sims (ou une famille), cette fois vous devez vous concentrer sur des quêtes qui font tour à tour participer l’un ou l’autre personnage. Mais nous reviendrons là-dessus par la suite.

Les visiteurs

Lorsque vous lancez le jeu, pas de doute, vous atterrissez au Moyen-âge : la musique, les décors, les objets de la vie courante, tout est là pour vous le rappeler. A cela, s’ajoute un petit côté médiéval fantastique avec des objets de magie et quelques rencontres improbables dans la forêt ou la grotte.

Certains détails font sourire : les sims mangent avec leurs mains, urinent dans des pots, peuvent être mis au pilori ou jetés dans la fosse de la bête.

Vous êtes l’Observateur, la divinité qui donne un sens à l’existence des Sims.

Un  jeu Risk-é? 

Ici, le but n’est pas de faire évoluer un sims en répondant à ses besoins « vitaux » comme dans les Sims 3, mais de faire évoluer le royaume en réussissant des quêtes qui améliorent des aspects du royaume, tels que la sécurité, le besoin de connaissances, le bien-être,…

L’interface de départ rappelle un peu les missions du jeu Risk « construire au moins 11 bâtiments » « annexer au moins x territoires ». On peut placer les différents bâtiments grâce aux « points royaume » gagnés en menant à bien une quête. En plaçant un bâtiment, on crée également le personnage qui y exerce un métier (avec le château, le châtelain, avec la taverne, le barde etc.)

Selon la quête choisie -que l’on « paye » avec des points de quête- on fera intervenir différents personnages. Au début, pour se familiariser avec le jeu, un châtelain sera le premier personnage pouvant être joué. Par la suite, on débloquera le sorcier, le saigneur (sous-entendez médecin moyenâgeux utilisant les saignées), le chevalier, deux types de prêtre avec des visions de la religion différentes, le barde, l’espion, le forgeron…

Certaines quêtes se feront à l’aide d’un seul personnage, d’autres avec plusieurs. Cela met un peu de piment, car même s’il ne faut pas s’assurer de tous les besoins basiques des personnages, il faut tout de même répondre à certains objectifs personnels : dormir, manger, réaliser des actions liées au trait de caractère mais aussi tâches du jour liées au métier. Ces éléments ont une influence sur la « concentration » (l’humeur) du sims et vont le motiver ou le freiner dans l’avancée de la quête.

A chacun son chemin

Pour mener à bien la quête, l’on peut également parfois choisir entre plusieurs approches avant de la lancer, mais même durant son l’évolution, le sims peut encore faire des choix entre des actions.

Pour en revenir aux traits de caractère, lors de la création du personnage, vous devez lui choisir deux traits bonus et un trait de malus. Mais attention, parmi les traits bonus, certains vous handicaperont. Par exemple « une baleine mangea mes parents », au bout d’un moment, il faudra trouver le temps dans la quête de partir en mer chasser la baleine, car sinon, votre concentration diminue. Les traits malus peuvent être du type glouton (a tout le temps faim), coureur de jupon (faut faire « crac-crac » au moins une fois par jour), maléfique, misanthrope, etc. Certaines quêtes ou réussites vous permettront de se débarrasser du vilain trait de caractère. Des traits peuvent être incompatibles entre eux (on ne peut pas être social et misanthrope en même temps par exemple).

Verdict? 

Le jeu est très prenant, j’ai adoré. Mais il y a un mais : certaines quêtes s’avèrent impossibles si vous ne réunissez pas toutes les conditions, il faut être attentifs aux détails. Par exemple, on ne parviendra pas à se marier si l’on a plusieurs relations. Par ailleurs, il faut parfois un personnage secondaire pour réussir la quête, assurez-vous de l’avoir créé.

Pour ma part, je n’ai pas pu terminer l’une de mes quêtes et j’ai du l’abandonner car je devais remettre un objet à une personne qui restait coincée dans la forêt. Comme il n’y a pas de possibilité d’aller directement jouer avec l’autre personnage et le forcer à sortir de là, le temps de quête s’étant quasi écoulé, j’étais dans l’impasse. Ce ne serait pas problématique si le nombre de points de quête n’était pas limité (et puis, ça prend plein d’heures pour rien :-( )

Il existe aussi des aventures secondaires, comme partir à la recherche d’un trésor, mais cela doit se faire sur le temps de la quête principal, entre ça et les obligations du métier, c’est parfois un peu court.

Un mode « libre » aurait été intéressant à mes yeux, mais cela aurait probablement changé l’objectif et ramener le game-play au niveau des Sims 3.

Ma note: Etoile-notation-mode-off

Editeur : Electronic Arts

Développeur : Electronic Arts

Plateforme : PC

PEGI : 12

Testeur : Oli