May 042011
 
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Le JRPG est depuis quelques années à sa propre recherche. Désirant s’exporter au maximum, s’occidentalisant de plus en plus, mal à l’aise avec la génération Haute Définition, il accouche souvent dans la douleur de titres hybrides, perdant de son charme au fil des ans. Il existe pourtant encore des boîtes de développement qui persistent dans la tradition des jeux de rôles japonais un peu niais, répétant inlassablement les mêmes clichés. Mais quelque part, n’est-ce pas ce côté rassurant qui nous attire ?

Ar Tonelico Qoga est le troisième opus de la série, débutée sur PS2, que je ne connaissais que de nom. Je ne peux donc pas juger de la cohérence du titre ou apprécier les nouveautés. Je ne connaissais d’Ar Tonelico que ce que j’en avais lu à gauche ou à droite : Un RPG mignon, jouant la carte du Fan Service à fond en dénudant ses héroïnes. Des avis assez péjoratifs en somme. Après Mass Effect 2, Assassin’s Creed Brotherhood et Dragon Age II, un peu de légèreté était de mise… et j’ai été agréablement surpris !

To Ar Ciel…

Ar Ciel est un monde plongé dans un nuage mortel depuis des centaines d’années. La population a donc trouvé refuge dans d’immenses tours. Le troisième opus nous place dans la tour de Sol Cluster, divisé en 3 grandes nations : Great Fang, Archia Corporachy et l’empire dictatorial de Clustania. Dans son petit village reculé de Great Fang, le jeune Aoto sauve une mystérieuse femme en armure qui lui fais promettre de la protéger de Clustania avant de se transformer en une jeune fille amnésique nommée Saki. Celle-ci est une Reyvateil, un être artificiel initialement créé pour maintenir la tour d’Ar Tonelico. Ces êtres ont la faculté d’utiliser le pouvoir du chant Hymmnos pour communiquer avec la tour et ainsi déclencher différents effets. Accompagnés de leurs amis Tatsumi et Gojo, Aoto et Saki ne tardent pas à rencontrer dans des circonstances amusantes la jeune Reyvateil Finnel, serveuse à Eternus Shaft, en proie à un tueur de Clustania : Soma

L’histoire d’Ar Tonelico est simple et compliquée à la fois. Entrer dans ce monde sans avoir fait les autres opus peut être laborieux (j’ai compris assez tard que les Reyvateils n’étaient que des êtres artificiels, ainsi que les 3 différents types), surtout que le jeu s’égare dans de très nombreux dialogues, souvent anecdotiques. Les alliés et les ennemis changent au fur et à mesure des alliances et des trahisons, l’histoire est longue donne l’impression d’une petite série d’animation. Les objectifs principaux changent une fois les précédents atteints, tant qu’il est impossible, comme dans les autres productions, de savoir exactement quand on va rencontrer le boss de fin (j’y ai cru au moins 3 fois). Est-ce pour autant un défaut ? Cela va dépendre de votre implication dans le jeu et de votre tolérance aux dialogues.

Car des dialogues, vous allez en avaler des centaines ! Ar Tonelico est le jeu le plus bavard auquel j’ai pu jouer, mais si cela est casse-pied au début, on rentre progressivement dans le jeu, on s’habitue aux protagonistes, on suit leur évolution et on finit par en redemander ! Mais avant de discuter du système de dialogue, un petit tour par le système de combat.

Soyons amis, enlèves-moi mes vêtements !

Celui-ci est en temps réel, et ressemble à ce qu’on a pu avoir dans Star Ocean ou les Tales Of. L’équipe est constituée de 3 guerriers (nommés “Vanguards”) et d’une Reyvateil (au choix) qu’il va vous falloir protéger. En effet, celle-ci entonne un chant au début du combat, et invoque son Gardien. Celui-ci absorbe de la puissance au fur et à mesure du chant (matérialisée par la jauge de “Burst”) et un oscilloscope est actif durant l’affrontement. Si vous frappez quand la barre est au plus haut, le rythme cardiaque de la Reyvateil augmentera progressivement jusqu’à afficher le message “Purge Ready”. Activer cette purge a plusieurs effets. Tout d’abord – petits coquins – cela retirera une couche de vêtement à la jeune demoiselle. En effet, plus la surface de peau est importante, plus la puissance engrangée par la Reyvateil (et par son Gardien) est grande. Le gardien subit une petite métamorphose et il vous est possible d’enclencher son attaque. Une fois l’attaque lancée, la chanteuse remet ses vêtements et le combat continue. Ensuite, il existe 4 éléments associés à une touche du pad pour purger l’héroïne. Le choix de cette purge affectera l ‘élément avec lequel les Vanguards attaquent (foudre, terre, feu et eau).

Il vous est possible de purger 4 fois l’héroïne, cumulant ainsi et les effets élémentaires, et augmentant drastiquement la puissance du Gardien. Que les âmes pures se rassurent : il est impossible d’aller plus loin que les sous-vêtements de la 3ème purge. Activer la dernière purge déclenchera l’attaque ultime de la Reyvateil accompagnée d’une animation spécifique durant laquelle il est possible de booster sa puissance. Autant dire que cette dernière attaque est d’une puissance démesurée. Seulement, vous vous doutez un peu que les jeunes filles ne sont pas toutes exhibitionnistes et ne vont pas se déshabiller devant un inconnu. Il vous faudra gagner leur confiance auparavant, et c ‘est ici qu’intervient le système de Dialogue.

La survie de l’héroïne est donc primordiale, et elle devient vulnérable si un ennemi entre dans son périmètre. Une fonction “Blow” vous permet heureusement de voler instantanément à sa rescousse et de repousser l’ennemi au loin.

Au fur et à mesure de l’aventure, les Reyvateils vous accueilleront dans leur chambre à chaque fois que vous planterez votre tente ou irez à l’auberge. Vous pourrez alors les écouter vous parler des derniers événements, de leur plat favoris, de votre nouvelle super attaque ou tout autre sujet en rapport avec le jeu. Ces dialogues de plus en plus intimes et à doubles sens vous font gagner leur confiance, vous permettant d’user de leur pouvoir en combat, mais surtout, d’accéder à leur Cosmosphère

“Oh j’aime te sentir au fond de moi…”

Ne soyez pas choqué par ce sous-titre, ce n’est que l’un des très nombreux double-sens présent dans les dialogues. Débloquer les pouvoirs des chanteuses demandera de plonger dans leur subconscient pour briser leurs blocages psychologiques. Composés de neufs paliers, les Cosmosphères se présentent sous la forme de dialogues uniquement, et d’une “Carte du Monde” découpée en plusieurs endroits qui matérialisent son âme. Accéder à chacun de ses endroit demandera un quota de point nommés “Dive Points”, que l’on récolte durant les combats, en même temps que l’argent et l’expérience.

Plus vous plongerez en elles (…), plus vous visiterez des mondes issus de leur subconscient et serez confrontés à leurs peurs, leurs espérances et à leur intimité. A chaque fois que vous arrivez à aider la jeune fille à dépasser ses craintes ou à évoluer sur le plan humain, un portail s’ouvrira vers le niveau suivant. La progression dans les Cosmosphères étant régulée par le scénario ou par le nombre de discussions que vous avez eu la nuit, les pouvoirs se débloquent au fur et à mesure, vous permettant de purger de plus en plus de vêtements, mais surtout de débloquer les Hyumas et les autres Personas de la chanteuse…

Sorte de petites fées, les Hyumas sont des petits programmes internes à chaque Reyvateil que vous débloquez dans les Cosmosphères et que vous pouvez assigner aux 4 purges dans les combats. A l’auberge, vous pouvez demander à “programmer” une Reyvateil, et lui assigner jusque 4 Hyumas qui s’activeront en même temps que les Purges. Plus la chanteuse a confiance en vous, plus elle se déshabille et plus vous pouvez lui attribuer de puissants Hyumas. Pour vous aider également, vous pouvez lui offrir des cadeaux en rapport avec sa personnalité pour gagner sa confiance un bref instant (du pain, des gâteaux, des glaces…) et lui attribuer un programme plus puissant. Les effets sont variés, tels que le regain de vie, l’augmentation de l’attaque, de la défense ou la protection contre certaines altérations d’état. A vous de trouver votre combinaison personnelle !

Les Personas sont en fait les autres personnalités de la Reyvateil, qui prennent sa place par moment. Celles-ci peuvent vous aider ou au contraire vous combattre et représentent toutes un aspect psychologique de l’héroïne. Ainsi, Saki possède en elle Sarapatra, voluptueuse jeune femme représentant le fait que Saki renferme toujours ses sentiments. Au fil de vos plongeons, les Reyvateils accepterons ces autres parts d’elles-mêmes, et vous pourrez utiliser ces nouvelles formes en combat. Avec un total de 9 formes en tout sur une seule partie, vous avez le choix de l’apparence de votre chanteuse !

 

Le principal intérêt de ces séquences est réellement de visiter des mondes totalement indépendants de l’aventure principale, et souvent très décalés. Par exemple, les mondes de Finnel sont très malsains et masochistes, mais peuvent prendre la forme d’un vieux RPG 8bits avec les BGM Midi et les Dive Points en tant que Points de Vie. Les mondes de Saki sont bien plus colorés, mais elle doit parfois faire face à des situations dérangeantes, et ses choix deviennent de plus en plus dramatiques à mesure que son rôle s’affirme dans la réalité. Une troisième Reyvateil pourra éventuellement vous ouvrir non pas son âme mais sa mémoire suivant vos choix, mais je ne voudrais pas nuire au plaisir de la découverte des fans de la série, à qui se choix plaira certainement !

Tu me montres ta grosse épée ?

Un autre aspect sympathique est la Forge. Toujours dans les auberges, vous avez la possibilité de dépenser quelques Dive Points pour que l’une des héroïne aide Aoto à fabriquer différents objets grâce aux recettes et aux ingrédients que vous achetez ou trouvez un peu partout dans le jeu. Ces séances de fabrication donnent aussi lieu à de longs bavardages sur l’objet ou sur le nom à lui donner. Les objets fabriqués étant souvent inédits et bien plus puissants que ceux achetés dans le commerce, je vous conseille vivement d’y participer.

Disponibles également via la Forge, les Attaques spéciales (“Special Moves”) sont des techniques que vous pouvez déclencher en plein combat à l’aide de la croix directionnelle. Chaque Vanguard peut obtenir en plus une Super Attaque (“Super Move”), surpuissante, mais activable uniquement après 3 purges et une barre de Burst de 30 000%. Une petite scène animée débute alors, déshabillant le Vanguard et c’est une véritable tempête de coups qui s’abat sur votre pauvre ennemi.

C’est sans doute là que le bât blesse : avec les purges et les Supers Attaques cumulables, aucun ennemi ne saura vous résister. Vous aurez d’ailleurs bien du mal à utiliser toutes ces attaques en un seul combat sans broyer votre adversaire au bout de 2 ou 3 attaques. Grâce aux Hyumas de soin, plus besoin d’objet, la santé remonte automatiquement et énormément, surtout quand on assigne 2 purges à ces soins.

Si l’introduction animée du jeu est très bien réalisée et dégage beaucoup de magie, graphiquement, le jeu affiche de jolis décors 2D colorés, des donjons en 3D sommaires, et une intégration des personnages littéralement foirée. Le style SD des deux précédent était plus adapté. Néanmoins, certains décors possèdent ce “petit quelque chose” d’onirique, comme les ballades au sommet des tours, avec le ciel et les nuages en fond, ou les étranges donjons au son parasités, composés de CD. Les thèmes musicaux sont très inégaux, allant du très bon au franchement “From Outer Space”, se permettant des mix étranges en plein combat. Le jeu permet de sélectionner les doublage japonais largement supérieurs à ceux en anglais. Malgré une installation conséquente sur le disque et son moteur graphique loin derrière la concurrence, les temps de chargement sont présents à chaque changement de zone, mais ils sont heureusement assez courts.

La durée de vie est très bonne, le jeu proposant au moins 4 fins différentes, dont deux prolongeant le jeu d’un chapitre supplémentaire (les “Happy Ending”), l’impossibilité d’avoir l’intégralité des Reyvateils en une seule partie et un New Game + permettant de reprendre assez loin dans le jeu. Visez le Trophée Platine demandera 100 heures de jeu, tandis qu’une partie normale se fera au bout d’une bonne quarantaine d’heures.

Ar Tonelico Qoga est un JRPG très classique, bourré de clichés, faible techniquement mais jamais ennuyeux si on accroche à l’univers et aux dialogues, qui constituent la majeure partie du soft. Il se suit comme un petit Sitcom, renouvelant son intérêt grâce aux Cosmosphères. L’humour y est très lourd, les doubles sens fusent surtout dans les deux premiers chapitres, mais on retrouve nos protagonistes avec plaisir à chaque fois que l’on lance une partie. Un peu de légèreté, ça manquait énormément dans la ludothèque de la PS3. Je le conseille aux amateurs de JRPG rétros et anglophones uniquement, car ce titre a trop de défauts pour séduire la majorité des joueurs. Néanmoins, ce sont ses défauts qui m’ont séduits.

Editeur : NIS America

Développeur : Gust Co. Ltd

Type : RPG

Multijoueurs : Non

Classification : Interdit aux – de 12 ans

Testé sur PS3

Auteur: Titiks


Apr 152011
 
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Après la série Guilty Gear, les petits gars de Arc System Works se sont penchés sur une nouvelle série de jeu de combat: Blazblue. Dont le premier épisode, Calamity Trigger, a alimenté d’adrénaline les fanas de jeu de baston dans le monde entier. Voici sa suite, très attendue: Blazblue Continuum Shift. Alors, simple mise à jour comme Capcom le fait très bien avec ses Street Fighter ou suite réelle!?

Ca va peter! Je te dis que ça va peter!!!

Un véritable feu d’artifice ce jeu! C’est hyper rapide par moment et chaque personnage possède des techniques et caractéristiques bien différentes. Dans Blazblue, il faut vraiment choisir un combattant et tout apprendre de ce dernier. Du véritable hardcore-gaming à l’ancienne!

Comme dans tous les jeux de combats, il y a une liste de mouvements mais celle-ci est évolutive à l’infini étant donné le nombre d’enchaînements possibles. L’avantage de Continuum Shift par rapport à son prédécesseur, Calamity Trigger, est le ré-équilibrage des personnages. Il est vrai que dans ce dernier, il suffisait de prendre Iron Tager ou Noel Vermillion et de sortir des combos à rallonge pour atomiser son rival… même pas marrant quoi! Maintenant, ce n’est plus le cas même si les plus expert y arriveront encore.

Disons que le jeu est devenu plus accessible car Calamity Trigger était quand même très chaud à manier. Même pour les fanas de baston, comme moi. :)

Here comes a new challenger!

La nouveauté de Continuum Shift est, comme tout le monde s’en doute, l’arrivée de nouveaux personnages. On garde Ragna the Bloodedge, Jin Kisaragi, Arakune, Bang Shishigami, Hakumen, Carl Clover, Iron Tager, Noel Vermillion, Taokaka et Litchi Faye-Ling et on y ajoute Hazama Yuuki (Terumi), Lambda-11 (qui remplace Nu-13 du premier opus), Mu-12, Tsubaki Yayoi et trois autres en DLC… eh oui! Makoto Nanaya, Valkenharyn R.Hellsing sont disponibles sur le Playstation Network et le Xbox Live Arcade pour la modique somme de 5€… pièce!!! Juste honteux! Le pire, c’est que Platinum the Trinity, une prochaine nouvelle combattante subira le même sort… C’est d’ailleurs le gros point noir du titre: 15€ de plus pour l’avoir au complet!

Cela dit, même si c’est rageant car se sont des fighters assez sympas, pour ceux qui n’ont pas de connexion internet, n’ayez crainte: le jeu est tellement bon qu’on peut franchement s’en passer…

Bien entendu, qui dit arrivée de nouveaux persos, dit l’attirail qui va avec: de nouveaux (somptueux) niveaux et des nouvelles musiques plutôt agréables.

Break ya neck, come on… Rebel 1 ACTION!

Autres petits changements, fini les Barrier Burst, place au Break Burst! Cette fois, vous ne videz plus totalement votre jauge “Barrier” mais juste à moitié et temporairement. Vous possédez 2 icônes Break Burst à utiliser à chaque combat. Attention de ne pas en abuser.

On abandonne aussi la Guard Libre pour la Guard Primer qui offre la possibilité de se protéger des coups surpuissants de votre ennemi. Cependant, vous êtes également limité et tout dépend du personnage utilisé.

Mais bon, ça ne parlera pas vraiment à ceux qui n’ont pas joué au premier opus de la série donc, je ne vais pas m’éterniser là-dessus, ça risque de devenir compliqué.

Petit clin d’oeil au mode histoire qui est une véritable réussite. On s’y retrouve mieux et on commence à comprendre le déroulement des événements avec chaque personnage. Ce qui est amusant, c’est que certains ne se sont jamais croisés…

L’univers de Blazblue est plein de charisme et attire facilement également. Ces nombreux modes, classiques certes, mais efficaces vous donneront du fil à retordre et vous offriront une expérience de jeu optimale, que ce soit en novice ou en expert! D’ailleurs, le jeu est doté d’un joli tutorial qui vous aidera à vous familiariser avec la bête. Il ne vous reste plus qu’à vous fritter online…… ^^

 

embedded by Embedded Video

Note:

Conclusion: Blazblue: Continuum Shift est LE jeu ultime de baston 2D, rien que ça! Il rend ses joueurs fans et je n’ai pas pu lui trouver le moindre petit défaut. Bon ok, mis à part ces 3 persos DLC… Mais le jeu est tellement beau et bon qu’on peut faire sans. C’est juste une véritable tuerie nippone!!! Et dire que Arc System Works buche sur un nouveau Guilty Gear…

Editeur : Arc System Works

Développeur : Arc System Works

Type : Baston 2D

Multijoueurs : jusqu’à 2 joueurs online et offline

Classification : Interdit aux – de 12 ans

Testé sur PS3 (existe sur Xbox 360 & arcade)

Auteur: ManuSupra

 

Apr 082011
 
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Welcome dans notre fabuleuse station spatial “la méduse”. Notre croisière débutera par une visite de l’espace psychiatrique réservé aux plus chanceux d’entre vous, au menu: dépressurisation à usage unique, explosions en tout genre et une fin connue d’avance: bain de sang composé entre autre de vos membres. Enjoy!

J’ai envie de dire que ce genre de vacances virtuelles peuvent m’intéresser…

À vrai dire je n’aimerai pas être à la place de ce pauvre Isaäc. Comprenez-moi, semer des aliens qui transforment vos amis et votre famille en monstres tout ça à cause d’un monolithe provenant d’un vulgaire caillou perdu dans l’espace et renfermant un fantasme religieux plus que douteux, c’est loin d’être la fête. Surtout quand on apprend que notre petit cerveau, devenu fou entre temps, a participé à la construction d’un nouveau monolithe. Et j’en resterai là au niveau de l’histoire pour ne pas vous gâcher le scénario, qui il faut l’avouer est au-dessus de mes espérances. Pour les fans du premier épisode, certains passages risquent de vous rappeler pas mal de souvenirs. Tout comme la technique qui est irréprochable, que se soit en terme de gameplay où d’effets visuels, le jeu reprenant les bases de la série tout en y ajoutant certains éléments afin de renforcer l’immersion.

À commencer par l’attribution d’une personnalité bien trempée à notre personnage qui était sacrement muet dans le volet précédent, à croire que vivre ce genre d’évènements délie les langues.  Car oui, pour les retardataires il serait temps de se prendre au jeu de l’horreur la plus malsaine et dingue qui soit. Ce jeu m’a vraiment plu car il se reinvente à chaque chapitre, introduisant de nouveaux monstres dont des nécromorphes sprinters extrêmement stressants ou encore de gentils petits fétus explosifs dont la scène d’introduction glauque entraînera la naissance (Je sais le jeu de mots etait facile.) de cauchemars chez les plus sensibles d’entre vous. Sans parler de ces nouvelles phases en zero gravité d’une efficacité qui ferait tremblé Chris Redfield tellement Resident Evil 5 semble anecdotique quand on ose la comparaison (Et oui, Isaäc peut tirer en courant… Si ça c’est pas la classe, hun !). Évidemment le jeu n’est pas sans défauts, dont certains m’agacent mais j’y reviendrai en fin de critique.

À vrai dire, quand je le compare à Resident Evil 5 je pense surtout au côté bourrin qu’il a acquis grâce aux hordes de nécromorphes, mais il arrive cependant à trouver une justification scenaristique qui se tient (Forcement une station spatial vide n’aurait aucun interêt.). Là où le premier Dead Space me fessait stresser rien qu’à l’idée d’ouvrir une porte, le tout est remplacé par du stress scripté qui laisse place à une bonne dose d’action. Mais le point le plus énervant reste sans aucun doute l’ajout d’un multijoueur anecdotique au détriment de chapitres supplementaires disponible en dlc! Oui je parle bien de SEVERED qui offre une vision alternative de ce qui se passe en introduisant un nouveau personnage à l’intrigue et qui ne coute que 6,99€ (Moi j’appelle ça du vol, personnellement.). Il aurait pu être de base dans le disc car sorti très peu de temps après le jeu. Et comme point final à mon coup de gueule, j’ajouterai que le mode multijoueurs ne sera pas accessible pour les acheteurs de la version occasion du titre dû à la politique moisie d’EA et de son online pass. Crysis 2 (Édité par EA) n’en possède grâce au push de Crytek et je les en remercie!

Note:

En conclusion: un jeu “must-have” qui détrône aisément le culte Resident Evil (gamecube) en proposant un meilleur survival. Bien que certains points viennent gâcher le plaisir (ou l’horreur, selon), j’espère qu’il ne finira pas comme son mentor qui pert de son originalité à trop vouloir devenir “grand public” et bourrin.


Développeur : visceral games

Éditeur : electronic arts Groupe: Dead Space

Genre : survival horror

PEGI +18

Apr 082011
 
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Ostagar est tombé, ainsi que le roi Cailan, trahi par les Gardes des Ombres. Du moins, c’est ce que la rumeur prétendait. La petite ville de Lothering a été entièrement rasée par les Engeances et certains villageois tentèrent de fuir vers d’autres contrées. Ce fut le cas de Léandra Hawke et de ses trois enfants. Avec  l’aide du chevalier Aveline, ils parvinrent à atteindre la ville de Kirkwall dans les Marches Libres, épargnée par les hordes de l’Archidémon. Pensant y trouver famille noble et réconfort, ils n’étaient plus que des immigrés parmi les autres, à peine bons pour se partager un taudis dans la Basseville de Kirkwall, déjà en proie à de nombreux problèmes…

C’est en essayant de redorer le blason familiale que le jeune Hawke assistera aux plus sombres heures de la ville…

Voilà ce que vous propose d’emblée Dragon Age II. Laissons l’Archidémon aux Gardes des Ombres d’Origins et incarnons Hawke, désireux de rétablir l’honneur et la fortune de sa famille, loin de Ferelden.

Contrairement au premier Dragon Age, il n’y a pas ici de menace aussi grandiose qu’un démon séculaire et des hordes de monstres, toute l’action se déroule à Kirkwall et ses environs.

Un parti pris qui m’a un peu dérouté au début. Alors que nous pouvions parcourir tout Ferelden dans Origins, nous voici cantonné dans une seule et même ville, heureusement assez grande et variée. La cité fait également office de donjon géant la nuit, les rues étant désertées excepté par les brigands, Le joueur peut passer du jour à la nuit d’une simple touche. Ce sont les quelques alentours de la cité qui sont les plus dérangeants. Une falaise, une mine, une montagne et c’est tout. Le jeu vous demandera également de très nombreuses visites dans des donjons qui sont calqués sur un modèle identique (un seul modèle de grotte, un seul modèle de sous-sol). Les parcours se modifient à l’aide de portes fermées par de gros blocs (qui parfois cachent une porte.) Je pense que c’est cet aspect qui m’a le plus déçu : les lieux sont sensés être différents, pourtant ils sont tous visuellement identiques, à quelques rares exceptions près. Ceci dénote clairement d’une sortie prématurée du  titre, les environnements d’Origins étaient bien plus variés. Mais nous verrons plus loin que ceci reste finalement secondaire.

On note aussi l’importante simplification du système de jeu par rapport au premier, plus ouvert et moins destiné aux rôlistes. Dommage ? Oui, sans doute, mais le jeu gagne en intensité, se rapprochant d’un Beat’m Up. La pause tactique est toujours au menu pour contrôler nos alliés et venir à bout d’affrontements que l’on peut qualifier, globalement, de plus faciles aussi. Pourtant, des affrontements, il y en a énormément. Toute quête débouche sur un ou plusieurs combats. On peut regretter la disparition du talent de Réthorique qui permettait d’influencer ses interlocuteurs autrement que par la force.

Ce Dragon Age se veut plus accessible, et au final, ce n’est pas plus mal. Car la partie la plus intéressante et admirablement travaillée reste la ville de Kirkwall en elle-même. Origins nous présentait déjà les diverses tensions qui secouaient le pays, mais ce second segment vous place directement au centre d’une poudrière dont vous êtes la mèche, avec un malaise permanent de ne jamais savoir si le choix que vous faites fera ou non tout exploser. Bien entendu, “le Mal” est omniprésent, mais il provient d’avantage d’ambitions humaines que de celles des démons. Entre les conflits internes des Elfes Dalatiens/Citadins, l’oppression des Mages par les Templiers, la présence dérangeante des Qunaris au sein de la cité, mettant à mal la diplomatie du Vicomte, vous allez devoir faire des choix, lourds de conséquences, sans jamais deviner ce que cela va déclencher.

Il se peut que ces choix soient influencés par votre toute première décision. En effet, suivant la classe choisie pour Hawke, l’un de vos proche trépassera. Le survivant, de par son vécu, son caractère et sa classe vous influencera certainement. Le reste est affaire de conviction personnelle. Les mages représentent un danger mortel, mais n’est-ce pas une conséquence de l’oppression qu’il subissent ? Les Qunaris, race fière et brutale, doivent-ils être amadoués ou combattus pour leur religion ? L’écriture est intelligente, vous présentant à travers une multitude de quêtes d’apparences anodines toutes les facettes des problèmes qui gangrènent la cité. Souvent le jeu ne vous laissera pas le luxe d’être indécis, il vous faudra choisir un camp, avec les données dont vous êtes en possession. Le système de dialogue à choix multiples est bien entendu au programme, on est aidé par de petites icônes (réponse conciliante, neutre, ironique, pragmatique, flirt…) pouvant orienter les relations avec les différents protagonistes du récit.

Le scénario s’étale sur une dizaine d’années, de la fuite des Hawke au dénouement de la crise, présageant un troisième épisode aux accents dantesques. Il est possible d’importer sa sauvegarde d’Origins pour que le monde reste cohérent avec vos choix du premier épisode, même si cela reste en toile de fond. Le choix de l’équipe est assez restreint, car cantonné à 3 classes prédéfinies. Chaque personnage possède son propre équipement qu’il est possible d’améliorer, mais vous ne pouvez pas trop diriger l’évolution des alliés, car tous ont leur spécialité. Aussi, on se retrouve assez vite avec une équipe favorite, délaissant toujours les mêmes compagnons. Heureusement, ceux-ci gagnent des niveaux en même temps que le groupe, permettant de faire leurs quêtes respectives sans malus. Ce n’est qu’à la toute fin que leur loyauté est éprouvée, encourageant le joueur à essayer tout de même de gagner l’amitié de tous ses compagnons.

Il y a énormément de quêtes, et comme je le disais, elle sont toutes intéressantes pour appréhender la situation dans sa globalité, notamment via les très nombreux codex découverts durant l’aventure. Certaines missions s’étalent même sur les 3 actes que compte le jeu, assurant une certaine continuité dans le côté relationnel. Qui dit mission, dit aussi équipement et objets récupérés. Comme vous ne pouvez modifier que l’armure de Hawke, dites-vous que beaucoup d’équipements que vous trouverez ne vous serviront à rien du tout, si ce n’est à la revente, à l’instar du “bric-à-brac” inutile glané ici et là. Durant votre périple, vous pourrez aussi découvrir des ressources utiles pour fabriquer des potions, mais à la différence d’Origins, chaque lieu de ressource découvert servira aux différents marchands à qui vous pouvez commander vos objets. Il n’y a donc plus de système de fabrication à proprement parler, mais juste d’achat.

Tout ceux qui avaient précommandé le jeu se voyaient recevoir l’édition Bioware Signature, contenant divers bonus. Tout d’abord la jaquette du jeu est noire et légèrement en relief. Ensuite, 2 contenus téléchargeables y sont inclus, proposant un nouveau personnage et ses quêtes associées (Le prince exilé), et un nouveau lieu, sorte de marché noir aux prix exorbitant mais proposant des équipements et objets de très grande qualité. Cet endroit offre en prime la possibilité de redistribuer ses points de compétences et de modifier son apparence. En soi, c’est dispensable, si ce n’est le moyen de récupérer les ressources et objets importants négligés dans l’acte précédent, mais modifier l’apparence du héros est quelque chose que j’ai apprécié, le jeu s’étalant sur 10 ans quand même. Ces deux contenus sont disponibles sur les plateformes de téléchargement, mais si l’aventure du prince exilé est intéressante, la Perle Noire est bien trop chère pour ce qu’elle propose.

Comme dans l’opus précédent, il est possible de mener une romance, mais avec un seul personnage, et elle se fera tout au long du jeu, tout comme dans le récent Mass Effect 2.

En définitive, si ce Dragon Age n’est pas le jeu auquel je m’attendais, il a réussi à me passionner pendant une bonne trentaine d’heure, grâce à ses personnages, à la tension permanente au sein de Kirkwall. La diplomatie n’est pas toujours payante et votre conscience vous guidera d’avantage dans vos choix que la raison pure. En supprimant la menace d’une entité diabolique, Dragon Age 2 nous laisse face à nos choix, à nos propres valeurs, car rien n’est jamais tout blanc ou tout noir. J’espère juste qu’après cet épisode qui se veut plus intimiste, Dragon Age 3 reviendra à des proportions plus épiques.

Même si on peut lui reprocher un manque de finition, des bugs techniques frustrant en fin de jeu et une simplification un peu trop appuyée, DA2 conte une belle aventure dont il est très difficile de lâcher prise, assistée par un système de combat des plus nerveux.

Testé sur : Playstation 3 (Bioware Signature Edition)
Type : jeu de rôle
Développeur : Bioware
Editeur : Electronic Arts
Existe également sur : XBox 360 / PC
Sortie : 10/03/2011

Mar 182011
 
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Vous vous souvenez certainement de mon test sur la version beta de Little BIG Planet 2 du mois d’octobre passé. Et bien, on peut maintenant attaquer le jeu complet! Après un premier opus qui a laissé pas mal de joueurs scotchés, ce second opus promettait d’être une belle réussite. Mon petit doigt me dit que ce n’est pas pour rien..

Poupée de cire, poupée de… chiffon!?

Les aventures de notre petit Sackboy préféré sont dans la continuité de l’excellent premier opus de Media Molecule qui nous avait laissé sans voix à l’époque. Sauf que cette fois, le scénario est dicté par un certain Larry Da Vinci (ça ne s’invente pas…) qui guidera notre petit Sackboy au travers de ses nouvelles aventure dans des niveaux souvent bien tordus. En plus de cela, LBP2 n’est pas privé de réelles inovations.

Les événements s’inscrivent donc dans la continuité du premier épisode sur PS3 et celui paru sur PSP, les habitants de Craftworld (référence à World of Warcraft en verlan!?), ainsi que Sackboy, sont aspirés par une énorme machine: le Negativitron. Et notre ami Da Vinci (pas Leonardo hein!) et son groupe “L’Alliance” viennent en aide à notre poupée en toile de jute pour venir à bout de l’aspirateur géant mais… il reste du chemin à parcourir dans cet univers délirant.

Du chemin oui… surtout que les level-designers de chez Media Molecule s’en sont donnés à coeur joie dans cet opus et, ce, pour notre plus grand bonheur.

Hasta la vista…

Petite nouveauté, Sackboy peut maintenant se servir d’un grappin qui lui permettra d’atteindre des endroits difficiles d’accès ou encore se balancer pour collecter des “bulles-item”: pratique! D’autres objets seront de la partie comme la griffe permettant d’attraper des objets volumineux ou lourds et de les projeter ou encore une espèce de casque qui vous servira à balancer des… gâteaux.. Mais également du feu, de l’eau et, plus sérieusement, des roquettes!

Vous aurez également un peu de compagnie avec nos amis les fameux Sackbots (sorte de Sackboy en bois et apparemment robotisés) qui débarquent. Avec ces derniers, c’est un peu comme dans Mario VS Donkey Kong, vous les récupérez à un endroit pour les emmener sains et saufs jusqu’à la fin du niveau. Vraiment sympa car ils peuvent vous aider à activer certains leviers ou boutons.

Mais attention, il faudra que vous les rassureriez pour qu’ils vous fassent confiance! N’oubliez pas non plus que grâce à internet, vous pouvez aussi vous faire aider par d’autres joueurs online, et même offline bien sûr.

Paku… paku… paku…

Little BIG Planet 2 transforme également votre Playstation 3 en borne d’arcade de salon. En effet, ce n’est pas qu’un simple jeu de plateforme à la Super Mario Bros évolué, non, c’est également des séances de shoot’em up, de Pac-Man, de Space Invaders, de Breakout voir même Geometry Wars, etc… et parfois en 8-bits, génial! Les développeurs n’ont pas oublié les vieux gamers trentenaires que beaucoup d’entre sont devenus. LBP2 est plein de références reste tout de même unique en son genre. En plus de tout ça, grâce à l’éditeur, il vous sera également possible d’en créer vous même. La communauté online est déjà bien fournie d’ailleurs.

Ggraphiquement, à l’instar du premier opus, c’est très agréable et beau voir même légèrement plus détaillé que le premier. Et puis, c’est fluide, c’est mignon, drôle et la bande son colle extrêmement bien au titre, bref: c’est du Little BIG Planet quoi!

KDO!!!

Ils sont généreux chez Media Molecule. Car en plus de vous offrir d’autres jeux dans leur jeu ou encore la possibilité de créer et/ou partager des niveaux, ils vous offre un jeu PSN (d’origine à 5,99€) gratuitement inclus dans le Blu-Ray: Sackboy’s Prehistoric Moves qui est jouable avec le PS Move de Sony! Ce soft n’est jouable qu’en multi. Il vous faut être deux pour passer les niveaux préhistoriques où Sackboy est tombé: un qui contrôle notre peluche  et l’autre qui utilisera le Move pour frayer un passage à ce dernier en tirant des plateformes, etc… Amusant!

 

embedded by Embedded Video

Note: 

Conclusion: Que dire!? Little BIG Planet 2, ce n’est pas qu’un jeu mais plusieurs à la fois… Vous savez tout faire et vous vous amuserez énormément avec ce titre! Mais il vous faudra vous creuser les méninges pour y arriver au bout car le niveau de difficulté et un peu supérieur par rapport au précédent volet. Cependant, il doit se trouver à coté du premier opus dans la ludothèque du gamer PS3. Ces jeux de Media Molecule mériteraient à eux seuls qu’on achète une Playstation 3. Juste super!

Editeur : Sony 

Développeur : Media Molecule

Type : Plateforme (et beaucoup d’autres genres…)

Multijoueurs : Oui, jusqu’à 4 joueurs online/offline

Classification : Interdit aux – de 7 ans

Auteur: ManuSupra

 

Mar 062011
 
tron-evolution-playstation-3-ps3-012

La grille… Une frontière digitale, un espace de possibilités infini. J’ai tenté d’imaginer ce à quoi pourrait ressembler toutes ces informations parcourant un ordinateur. Des motos, des vaisseaux circulant sur des autoroutes constituées de circuits ? Un monde que jamais je n’aurais cru voir et un beau jour, j’y suis entré.

Du moins pas complètement…

Car malgré ce speech d’une beauté à couper le souffle, je ne suis pas Flynn. Cependant, Disney a pensé à tout pour les fans de franchise la plus geek des années 80 (j’en fait partie et j’en suis fier). Le jeu prend donc place durant l’ellipse narrative qui laisse Sam Flynn (le fils de Kevin Flynn) orphelin au début du second film sorti en ce début d’année et que je vous conseille fortement. Ce qui ne sera peut-être pas le cas de ce produit dérivé…

Car oui, ce jeu est bourré de défauts et pas des moindres ! Outre les personnages modélisés par des stagiaires (Oui la version virtuelle d’Olivia Wilde ressemble plus à un portrait abstrait qu’autre chose et je ne vous parle pas de Tron et son regard vide), on déplore des animations hachées et coupées à la serpe, ainsi que des combats mal équilibrés (dont celui contre le lumitank qui a failli me faire littéralement péter les plombs) lié à un système d’expérience mal pensé.

À commencer par la variété de gameplay aussi riche que mon CLU (attention ce jeu de mots à base de nom tiré de l’univers de Tron peut choquer). c’est un peu comme si Prince of Persia avait eu la bonne idée de fusionner avec des phases de beat’em all répétitives et sans aucune saveur. Pourtant tout semblait être réuni pour donner naissance à un véritable block buster! À croire que proposer un gameplay varié est un luxe ces temps-ci… Surtout qu’il manque certaines choses essentielles comme les duels de lightcycle qui se voient remplacer par des phases de courses en ligne droite sans aucun challenge. Elles sont dans le mode multi, mais non jouable contre l’IA contrairement aux deatchmatch (un oubli flagrant par manque de temps?). Ou encore des phases de découvertes dans un monde semi-ouvert comme sur le site officiel du film qui contient une application sympathique et gratuite, ça aurait pu enrichir l’expérience et permettre au joueur de fouiller le moindre octet du damier virtuel.

Si seulement les développeurs avaient eu le temps de gérer ces problématiques… Car oui, les délais de production sont courts, voir inexistant, pour ce type de produit purement marketing qui n’a pour but que de remplir les caisses et de proposer une expérience intéressante (d’ailleurs, il suffit de le comparer à Tron 2.0 sorti en 2003 sur pc et qui est un excellent FPS pour l’achever). Mais heureusement tout n’est pas à jeter à la poubelle. Entre autre le design apporte un cachet particulier (le début du chapitre sept est tout bonnement magnifique), il ne laissera personne indifférent. De plus, le prolongement de l’univers apporte quant à lui certaines explications sur la disparition de Flynn et le règne de CLU. Le tout est soutenu par l’excellente soundtrack composé par les Daft Punk et le soft profite d’une durée de vie plus qu’honnête à l’heure actuelle (compter une petite douzaine d’heure pour en voir le bout).

10/20 En conclusion: un jeu sans grande prétention qui se tient dans la moyenne du jeu adaptés d’une grosse licence, qui malgré ses nombreux défauts séduira autant les nouveaux venus que les anciens fans. Une expérience qui à petit prix n’est pas forcement qu’un eTron.

Editeur: Disney interactive
Développeur: Propaganda games
Groupe: Tron
Genre :action/plate-forme

Nohiro

Mar 012011
 
gran-turismo-5-ps3-91

Exclusivité annoncée en même temps que la Playstation 3 puis maintes fois repoussée et pourtant toujours tant attendue par les fans, le dernier titre de Polyphony Digital valait il tant d’attentes et de frustrations? Une fois de plus, Gran Turismo 5 déchaîne les passions sur le bitume virtuel. Pour le meilleur comme pour le pire!

Gran Turismo 5 s’ouvre sur une superbe cinématique mise en musique par Lang Lang – compositeur chinois de génie- et par The Chemical Romance, avec Planetary. Le joueur familier de la série se souviendra que c’est une tradition perpétrée par Polyphony : repousser à chaque fois les limites de l’imagerie de synthèse afin d’offrir une vidéo saisissante de réalisme et d’énergie. Vous ne devriez pas être déçus cette fois-ci!

 

L’interface qui accueille le joueur est soignée, une voiture de votre garage est mise en scène, une légère musique de Jazz accompagne votre navigation. Malgré des temps de chargement assez pénalisants, c’est avec facilité que l’on navigue dans les menus. Passons rapidement en vue ce qu’il propose au joueur.

 

Un choix très “à la carte”:

L’avantage avec un tel menu et tout ce qu’il a à offrir, c’est que vous pouvez évoluer comme bon vous semble. Vous pouvez commencer par les permis, attaquer le A ou le B Spec, à vous de voir.

Idéal pour se faire vite une partie, rien de mieux que le mode Arcade qui permet de simplement sélectionner un circuit et une voiture pour faire rapidement une course. De manière classique, en dérapages (mode Drift), contre le chrono ou en écran splitté (à 2). On peut y sélectionner les voitures du garage Gran turismo PSP et même les circuits que l’on a conçu dans l’éditeur. Et ça, c’est une nouveauté…

Le mode d’édition de circuits est relativement complet. il propose 7 environnements: Toscane, Mont Aso, Liege (^.^) , Alaska et Eifel qui existe en 2 versions, dont une pour le Kart ou encore la Baie de Tokyo, qui n’existe que dans la version Kart. On ne peut pas vraiment dessiner ses circuits en partant d’une page blanche, des modèles sont prévus mais on peut les modifier selon nos préférences: nombre de portions, Météo, Heure puis dans la portion: complexité, largeur de la route et rigueur du virage. Bref, un éditeur simple mais avec trop peu de paramètres et de liberté que pour satisfaire complètement les plus exigeants d’entre nous.

La Gran Turismo Tv fait sa première apparition également, ce mode permet de télécharger des vidéos comme le concours d’élégance de Pebble Beach 2009, édition durant laquelle Kazunori yamauchi était juré d’honneur. On peut le voir en admiration devant une Lancia Strato’s orange ou nous présentant la Talbot Lago de 1938. Les vidéos sont en Hd sous titrées fr, on peut les regarder en streaming pendant le téléchargement. Le menu est bien organisé en chaînes. Finalement, une bonne surprise qui ravira les passionnés d’automobiles.

 

Venons en maintenant au mode GT, le coeur de Gran Turismo! On y retrouve le A Spec, soit la progression classique. Dans ce mode, pour vous inscrire à un championnat, vous devez disposer d’une voiture rencontrant les critères d’entrée puis vous êtes récompensé en argent (pour acheter de nouveaux modèles) et en expérience (pour débloquer de nouvelles courses). Bref, c’est le mode le plus classique de Gran Turismo, quasiment rien de neuf ici! Le B Spec est nouveau lui. Il est constitué par les même séries et courses que le A sauf que le gameplay est radicalement différent, on pourrait comparer ça à un “replay interactif”. Puis, il y a l’inévitable garage ou régler les pièces, le GT Auto pour tuning et réparations, l’entraînement pour les essais, le concessionnaire pour se ruiner, les horribles mais incontournables permis, mode en ligne: “le salon libre ou encore les événements spéciaux. Ce dernier mode est tout nouveau et vraiment sympa, parmi les partenaires: Karting, Nascar, Show télé avec Top Gear, rally (avec Loeb!) ou encore performances pures avec AMG sur Nürburgring.

Une  évolution?

Oui, les graphismes sont superbes. La 3D dans le mode photo est la meilleure que j’ai jamais vue. Oui, le défi est toujours aussi long, on peut qualifier la durée de vie de ce jeu de quasi-infinie. Mais ce n’est pas suffisant… Il y a un gros soucis au niveau des ombres et le moteur physique employé pour les déformations des carrosseries, bien qu’il soit plus évolué que chez la concurrence, est mal calibré. Il faut vraiment se crasher comme un fou pour avoir ne serait-ce qu’un impact. Puis le son des collision reste complètement risible: ça fait “ploc”…

Toujours au rang des réclamations: toujours pas de garage Porsche. Pire, RUF semble avoir disparu. Il y a moyen de jouer avec les anciens modèles (présents sur PSP) mais les graphismes sont horribles et la vue interieure absente. Un scandale ce deux poids deux mesure dans le garage!

Finalement, le plus gros reproche que l’on puisse adresser à ce GT est de ressembler bien trop à ses prédécesseurs!

THE Driving Simulator.

Certains vont même jusqu’à qualifier son gameplay d’”Arcade”. Là, est une limite que je ne franchirai pas! Au niveau des simulations automobiles et pour la catégorie tourisme, Gran Turismo reste la référence Ultime. Certes, on attend le nouveau Forza pour reprendre les comptes à 0, certes, le genre automobile propose des jeux plus funs comme les NFS, les test Drive ou autre GTA mais dans le genre simulation, Gran Turismo 5 est à ce jour le meilleur ne serait-ce que grâce à son moteur physique qui gère plusieurs conditions climatiques (contrairement à Forza). Les quelques voitures dont on voit l’interieur sont parfaites de réalisme. Sans compter les nombreuses videos explicatives: permis, chaque voiture, etc… mais que de contenu !!

Ma note : 

Editeur:  Sony

Développeur:  Polyphony Digital

PEGI: 3

Simu Auto

 

 

 

 

 

Pour finir, voici un Bonus: liste complète des voitures et circuits présents dans GT5:

Les circuits:

GranTurismo5_CourseList_EN

Les voitures:

GranTurismo5_CarList_EN

 

Feb 252011
 
stacking

Le dématérialisé n’aura pas amené que de mauvaises choses. Après les égarements poétiques de That Game Company (FlOw, FlOwer), c’est au tour de Double Fine de nous proposer un autre titre plein de charme après son très réussi Costume Quest, c’est Stacking. Il ne m’en fallait pas plus pour me le procurer les yeux fermés!

Au début du XXème siècle, la famille de ramoneurs Blackmore se fait enlever par l’ignoble Baron, tyran bourgeois prônant le travail des enfants pour les classes sociales supérieures. Ignoré à cause de sa taille minuscule Charlie Blackmore part délivrer un à un les membres de sa famille, sur un dirigeable, un bateau de croisière ou un train de luxe, ruinant par la même occasion les plans machiavéliques du Baron…

Petit détails : tous les protagonistes de l’histoire sont des poupées russes!

Partant de cette idée pour le moins originale, et de la petite taille de Charlie, tout le gameplay repose sur sa capacité à s’emboîter dans des poupées dont la taille lui est directement supérieure pour acquérir de nouvelles capacités. Ainsi, Charlie pourra s’emboîter jusque dans 6 poupées successivement, parmi la centaine disponible dans le but de résoudre les nombreuses énigmes qui l’attendent.

Mais l’originalité ne s’arrête pas là. Comme dans la vie réelle, il n’existe pas une seule façon de résoudre une énigme, mais parfois jusqu’à 5 solutions sont possibles. Vous désirez entrer dans un salon privé pour retrouver une poupée en particulier? Peut-être vous faudra-t-il dévisser le système de ventilation à l’aide d’une poupée bricoleur pour vous y introduire en douce. A moins que vous ne préfériez en asphyxier les occupants pour les faire sortir. Ou encore vous glisser dans la peau du gardien de la porte pour la déverrouiller, encore faut-il attirer son attention sur autre chose… A vous de choisir suivant votre logique! Le jeu ne vous impose pas de trouver toutes les solutions, mais elles sont parfois si tordues et amusantes que vous aurez souvent à cœur de les découvrir en discutant avec toutes les poupées.

Pour les plus impatients, Stacking propose un système d’indices à trois niveaux si vous êtes perdu dans la résolution d’une énigme, qui vous est libre de consulter, le premier niveau étant une simple indication un peu floue à la solution complète pour le troisième.

En terme de réalisation, Double Fine à réussi à retranscrire une ambiance de début XXème étonnante. Les cinématiques sont tournées à la façon du cinéma muet, et l’ambiance musicale jouée au piano rappel sans peine les meilleurs films de Chaplin. Les décors sont en parfaite adéquation avec l’époque, semblant sortis d’un vieux théâtre mécanique. Tout nous rappelle que nous sommes au commande d’une vieille pièce ou d’un vieux film burlesque jusque dans le choix de la palette de couleurs ou les vêtements portés par les protagonistes.

En plus des énigmes obligatoires, une série de défis optionnels attend Charlie une fois un niveau terminé, ainsi qu’une liste assez importante de farces à réaliser. Ces dernières nous incitent à prendre possession de toutes les poupées pour tester leurs capacités sur les autres personnages. Ainsi, un magicien pourra transformer les autres poupées, un lutteur “retournera” les slips de ses victimes, un photographe éblouira ses clients, etc… L’exécution de ces farces vous donnera en général toutes les armes pour imaginer les diverses solutions aux énigmes, sans que cela ne paraisse ennuyeux. Les différents lieux sont grands, assez du moins pour se demander par quoi commencer en y arrivant.

Le charme opère sans peine, les poupées, bien que vivantes, ne quittent jamais leur condition première, s’expriment par un charabia et leurs mouvements sont extrêmement limités, mais pourtant toujours très justes. Une bonne partie de l’humour vient justement de ce décalage: comment ne pas sourire quand un magicien scie en deux une matriochka pour la reconstituer sous les applaudissements? De l’humour simple dans un jeu au concept très simple mais complètement maîtrisé.

Il vous faudra environ 3 heures pour terminer l’aventure principale en ligne droite, mais prévoyez au moins le double si vous vous mettez en quête de toutes les solutions ou farces possibles.

Sa durée de vie mise à part, je n’ai pas trouvé de défaut à ce Stacking. Très beau, bourré de charme et d’humour, amusant et jamais frustrant, Double Fine nous prouve encore que ce sont les idées les plus simples qui font les meilleurs jeux, mais propose en plus un enrobage de grande qualité!

4,5/5 (pour la durée de vie: ce genre de jeu est toujours trop court.)

EDIT by ManuSupra: Ce test a été intégralement réalisé par Xavier Henry. Notre ami est un aspirant Natural Born Players, il a donc besoin de votre “Thumbs Up”!

 

Feb 232011
 
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Que les possesseurs de Playstation 3 se réjouissent ! La suite d’un des meilleurs Action/RPG de la Xbox 360 débarque sur leur console de salon préférée. Et tout ce que l’on peut dire, c’est qu’ils n’ont pas attendu pour rien!

Si le premier épisode était exclusif à la Xbox 360, parce qu’édité par Microsoft, Bioware a fait en sorte que l’épisode 2 (de ce qui devrait être une trilogie) débarque PS3 après une exclusivité temporaire. Et c’est vers Electronic Arts que le développeur s’est tourné pour cette version PS3.

Que ceux qui n’ont pas eu la chance de jouer au premier épisode se rassurent, Bioware a pensé à eux en intégrant une sorte de BD interactive d’environ 10 minutes qui retrace les événements du premier épisode. Vous pourrez même effectuer des choix qui influenceront le scénario du premier Mass Effect.

Mass Effect 2 sur PS3 n’a rien perdu de sa superbe. Le jeu est toujours autant personnalisable, que ce soit dès le début pour le choix du sexe du commandant Shepard en passant par les armes, l’équipement, etc… De plus en fonction de vos réponses lors des dialogues, vous influencerez la progression de l’histoire de façon significative.

Vos décisions prises pourront dicter qui doit vivre ou mourir, qui est ami avec vous ou qui vous déteste et aussi qui vous porte un intérêt plus qu’affectif. Car oui dans Mass Effect 2, il est possible de tomber amoureux ! L’une des choses qui caractérise Mass Effect 2 d’autres jeux semblables, c’est le fait que les décisions ont un réel effet et sont visibles dans le jeu. Cela offre une réelle dimension au titre et permet en plus de lui donner une durée de vie énorme car il poussera le joueur à le recommencer plusieurs fois pour vivre pleinement l’expérience et voir les voies et fins différentes.

Mass Effect 2 est une sorte de shooter qui propose une vue à la 3ème personne semblable à celle de Gears of War ou Uncharted 2 auquel on a ajouté des éléments de RPG  qui améliorent grandement le gameplay et l’expérience de jeu. On y contrôle principalement le commandant Shepard qui est secondé par deux autres personnages que l’on pourra sélectionner après les avoir recrutés. Il n’est pas possible de diriger ces derniers cependant vous pouvez leur donner des ordres comme de se déplacer à un endroit précis ou d’utiliser leurs capacités, ils vous offrent une aide non négligeable durant les combats.

Vous et vos acolytes gagnerez des points d’expérience au fil des combats. Ces point pourront être échangés pour améliorer votre niveau de compétence. Bioware a ajouté une fonction que je trouve intelligente: la montée de niveau en escouade. Ainsi, pas besoin d’être obligé de monter de niveau un personnage avec lequel vous n’avez pas encore joué, ce dernier aura le même niveau que tous les autres.

Il y a une grande diversité dans les métiers. A la fois pour le personnage que vous incarnez mais aussi pour vos équipiers et les ennemis rencontrés. Au début du jeu, vous pouvez affecter au commandant Shepard une catégorie de votre choix (soldat, ingénieur, sentinelle, infiltreur…). Les personnages qui se joindront à vous seront spécialisés dans différents domaines. Cela permet de varier les combinaisons et de choisir celle qui sera la plus efficace en fonction du type de combats ou d’ennemis rencontrés.

Au niveau graphique, cette version PS3, même si elle n’est pas très différente de la version Xbox360 est de toute beauté. Le moteur utilisé est celui qui servira de base pour le développement de Mass Effect 3. Du grand art !

Un autre point positif est la qualité des voix et de la bande son: tout simplement phénoménale. Pour une fois, le doublage en français est également très réussi. Même si ma préférence va pour la VO, les voix anglaises apportent un petit plus au niveau de la personnalité des protagonistes. La bande sonore offre une expérience cinématographique Space Opera unique. Star Wars n’a qu’à bien se tenir ! Ce genre de prouesse est à souligner car plutôt rare dans l’industrie du jeu.

Il y a très peu de points négatifs sur Mass Effect 2. Les seuls qui me viennent à l’esprit sont quelques bugs à certains moments et des temps de chargement qui peuvent s’avérer parfois très longs alors que le jeu fait une installation sur le disque dur de la console.. Les problèmes d’aliasing sont assez rares, en revanche le framerate (nombre d’images par seconde) a tendance à chuter dramatiquement par moment.

Conclusion: Déjà un hit sur Xbox 360, Mass Effect 2 frôle la perfection sur Playstation 3 grâce notamment au savoir faire et au sérieux de Bioware qui ne s’est pas contenté de faire un portage mais qui a considérablement perfectionné son bébé. D’ailleurs pour ceux qui posséderaient les deux consoles et qui n’ont jamais joué à Mass Effect 2, la version PS3 est de loin celle qui est indispensable tant celle-ci est complète. Les DLC gratuits sont déjà disponibles.

Ma note : (ou 4 et demi..)

PEGI : 18

Editeur : Electronic Arts

Développeur : Bioware

Genre : Action/RPG

Console : PS3/Xbox360

Feb 232011
 
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Souvenez-vous: écran noir, des vagues puis un bruit de moteur en fond sonore, un texte s’affiche sur l’écran “6 Juin 1944”, puis “Omaha Beach: secteur Charlie” et enfin l’image s’éclaircit pour montrer l’intérieur d’une barge de débarquement. Ainsi commence l’une des scènes les plus mythiques du jeu vidéo, dans Medal Of Honor: Débarquement allié. Cette scène du débarquement alliée d’Omaha Beach, un shoot ultra scripté mais incroyablement spectaculaire, fera date dans l’histoire du jeu vidéo et entraînera la naissance, à elle seule, lad’un nouveau genre.

Bien que la série des Medal Of Honor, créée par Steven Spielberg et très fortement inspirée de son film “Il faut sauver le soldat Ryan”, eu énormément de succès au début, au fur et à mesure de ses épisodes elle s’enferma dans une routine sans plus innover. Pendant ce temps là, la grande série rivale, Call Of Duty, créée par une partie de l’équipe de Medal Of Honor ayant rejoint Activision, cartonne incroyablement. Electronic Arts a donc tenté la recette en vogue du moment, le “reboot”, en basant cette fois l’action aujourdhui en Afghanistan…

Pour ce faire, ils ont en fait créé deux jeux complètement séparés: équipe de développement, moteur, maniabilité, configuration…un pour la campagne et un pour le multijoueur.

Premièrement, la partie solo: une bonne idée est d’avoir basé toute la campagne dans un lieu unique: l’Afghanistan.  Trop souvent les jeux de ce type font des missions “un peu partout” dans un conflit en explorant que brièvement différents endroits. Ici le jeu permet de découvrir différents terrains en Afghanistan: montagnes enneigées, déserts, bois, villes…. et les différents ennemis possibles: insurgés pachtounes, Al-Quaeda, Chechenes… Cette centralisation du conflit sur une seule zone est une des rares idées novatrices de ce jeu et les autres jeux de ce type feraient bien de s’en inspirer.

Bien sur, “Moh” provoquera la polémique puisque son champ de bataille se déroule dans une guerre en cours. Bien que cette mini polémique et la publicité qui en découle étaient sûrement l’effet recherché par les marketeux d’EA, en jeu ça ne choque pas tellement. Ce qui choque ici, c’est plutôt le manque criant d’inventivité dans le gameplay. Le jeu est tout simplement un long couloir, faisant quelques mètres seulement de large, dans lequel on avance en déclenchant script après script. Pire, lorsqu’il se passe autre chose que simplement du massacre d’ennemis, on ne peux plus tirer ou on perd carrément le contrôle de notre personnage. Et quand je dis “long” couloir, vous en atteindrez le bout en quelques heures seulement (mais c’est devenu un standard pour le genre).

Dans ce Medal Of Honor on ne s’ennuie pas, ça vide le cerveau comme il faut. Mais par contre, on ne retrouve jamais ce sentiment épique propre au genre, quand ça explose de partout, que les alliés tombent comme des mouches, que les renforts n’arrivent pas, qu’il y a comme un bourdonnement dans nos oreilles… dommage pour une série qui a été si prestigieuse.

Pour le multi, EA a fait appel à DICE, les développeurs adulés de la série des Battlefield. Mais on sent bien ici que DICE a fait ça à la va-vite: ils reprennent leur moteur à eux, des (trop) petites cartes, des textures de la campagne solo, quelques drapeaux à capturer, et voila ils renvoient le tout à EA: mission accomplie (ils peuvent retourner bosser sur un vrai Battlefield). Franchement, jouez plutôt à  la démo de n’importe quel jeu de la série des Battlefield, ce sera plus profond.

Conclusion: un jeu très bof donc, à jouer éventuellement si vous avez une adoration pour le genre et que vous voulez jouer en Afghanistan. Vous ne découvrirez clairement pas de nouvelles sensations ludiques, vous n’en sortirez pas plus intelligents, mais ça vous défoulera comme un Call Of Duty, en moins bien.

Ma note: 

PEGI: 18

Développeur: Danger Close (EA Los Angeles), DICE

Editeur: Electronic Arts

Testé sur PC, dispo aussi pour PS3 et Xbox360