Aug 152012
 
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Dire que “j’attendais” Sleeping Dogs serait mentir. Vraiment mentir. GTA-Like dans l’âme, cet ancien “True Crime” repris depuis par Square-Enix n’avait pas grand chose pour m’attirer. Il aura fallu une bande-annonce pour me convaincre de m’y intéresser. Ambiance nocturne éclairée aux néons, où se mêlent l’anglais et le cantonais, combats à mains nues, poursuites en voiture spectaculaires, … oui, la bande-annonce promettait du bon. Mais était-elle fidèle au contenu ?

Après une longues années passées en Amérique, Wei Shen est de retour à Hong Kong. Alors qu’il tombe par hasard en prison sur son ami d’enfance Jackie Ma, ce dernier lui permet d’intégrer la mafia locale des Bâtons Rouges, dirigée par Winston Chu, une autre connaissance de jeunesse. Ce qu’ils ignorent, c’est que Wei est un agent infiltré, dont la mission est de remonter aux plus hautes sphères du groupe afin de faire tomber la plus grande triade de Hong Kong: Les Sun On Yee… Mais la mission de Wei pourrait s’avérer plus complexe que prévu alors qu’ils arrive aux prémisses d’une guerre intestine.

Pour faire bref, presque tout le système de jeu est identique à GTA (ce qui était l’ambition de la série True Crime à la base, sans réel succès). Donc, si vous êtes fan du genre, vous ne serez pas perdu. Ville ouverte, divisée en 4 quartiers, planques, mini-map etc… je ne vais pas vous assommer avec ceci, vu qu’on nage dans l’ultra connu. Par contre, Square-Enix a diablement dynamisé le tout, avec de petits éléments RPG bienvenus (décidément, le genre s’infiltre partout) et de nombreuses cinématiques très prenantes. C’est simple : le joueur est plongé dans un film d’action HK, au scénario certes pas bien original, mais diablement bien mené. Qui plus est, la galerie de personnage se révèle très attachante, même si elle n’évite pas les clichés, car leur personnalité est souvent mise en avant lors des cinématiques. Mention spéciale à Madame Chu, que nous voudrions tous avoir comme belle-mère !

Le joueur peut améliorer son personnage sous 4 angles distincts : la réputation s’acquière au fil des services que vous rendez aux nombreux PNJ en ville, aux rendez-vous avec les demoiselles ou encore durant les combats de rue. Elle vous permet de porter de nouveaux vêtements pour personnaliser votre style, mais aussi pour vous donner certains effets, comme des réductions dans les magasins, une augmentation de l’expérience ou des dégâts au corps à corps. Vous pouvez également augmenter votre niveau de truand et de policier. Si le premier est relativement simple à améliorer (il suffit en général de se conduire comme une brute, mentir, …) et permet de débloquer des compétences plus agressives, la seconde est un peu plus complexe, car il s’agit d’agir “convenablement”. Tous les petits dégâts causés en ville (personnes renversées, innocents tués, voiture abîmées, …) vous enlèvent de l’expérience, dont le total est comptabilisé en fin de mission, avec un score associé. Autant dire que cela relève d’un véritable défi lors de poursuites (à pied, en voiture ou en bateau) ou de chasse à l’homme… mais les compétences sont à la hauteur (comme voler une voiture sans déclencher l’alarme par exemple). Wei est également capable de pirater des caméras de surveillance à travers  la ville pour appréhender des trafiquants de drogue ou surveiller certains appareils téléphoniques en posant des micros.

Wei peut également augmenter son capital et trouver de nouveaux vêtements dans les nombreux coffres cachés en ville, et améliorer son maximum de vie en priant aux différents petits autels disséminés partout à Hong Kong. Les nombreux magasins et commerçants  ambulants vendent des brochettes, du thé, des glaces ou d’autres plats qui recharge la jauge de vie de Wei, mais surtout octroient des améliorations temporaires intéressantes, comme de plus gros dégâts au corps à corps ou une régénération de santé. A ne pas négliger entre deux missions, même si globalement, le jeu n’offre pas un challenge énorme en ligne droite.

Une autre quête annexe permet également d’améliorer les compétences martiales de Wei, car les combats à main nues sont bien plus fréquents que les joutes armées. Les combats se jouent un peu à la manière d’un Batman Arkham City, avec un système de contre très efficace et différentes techniques à apprendre en variant le nombre de frappe et la pression sur la touche d’attaque. Wei se retrouve souvent face à un groupe d’adversaires dont il devra se faire à la force de ses poings, mais aussi grâce aux décors. Il est en effet possible à tout moment d’empoigner ses ennemis pour les jeter contre un mur, contre une table, un urinoir ou tout autre objet se trouvant là, voire de les jeter par-dessus une rambarde. Mais quelques objets mis en surbrillance durant les affrontements offrent un genre de “finish moves” souvent très violents mais jouissifs : si cela commence par des têtes enfoncées dans un baffle de discothèque ou un ennemi envoyé dans une bouche d’aération, plus le jeu avance, plus les possibilités s’étoffent avec une rare barbarie : scie circulaire, crochet à viande, pieu métallique… les possibilités ne manquent pas pour assouvir votre sadisme. L’IA n’est par contre pas des plus affûtée, et il est rare de voir plus de deux ennemis vous attaquer.

Autant prévenir tout de suite : le jeu comporte de nombreuses scènes violentes et n’a pas volé son PEGI+18, surtout en seconde partie de récit, plus noir que le début. Violence gratuite ? On pourrait le croire à tort, car ceci accompagne le changement de mentalité du héros, affectée par sa mission et son environnement.

Les affrontements armés ponctuent également le jeu, mais ici encore, quelques petits effets viennent agrémenter le système classique de couverture, les ennemis visant avec assez de précision. En effet, point de marchand d’arme à Hong Kong, il faudra voler l’arme d’une ennemi avant de s’en servir contre lui. Les fusillades à bord de véhicules sont également très prenantes, avec la possibilité de tirer dans les pneus pour se débarrasser des ennemis, et épargner des vies. Il est possible de tirer à couvert, mais également en sautant d’une fenêtre, au-dessus d’une table, en voiture, avec un effet de ralenti digne de John Woo. Que dire aussi de la possibilité de s’éjecter de sa voiture sur l’autoroute pour sauter sur le toit d’une autre pour en  prendre le contrôle…  Car Wei est bien moins statique que ne l’était – à titre de comparaison – le Nico de GTAIV. A noter d’ailleurs qu’il n’est pas nécessaire de voler des voitures pour se déplacer, le jeu propose une moto et un bolide par défaut dans les parkings, et d’autres véhicules à acheter, voire même un valet qui vous amène votre voiture là où vous êtes.

En effet, vu que Hong Kong est une ville parsemée de ruelles et de toit, les développeurs ont gratifiés leur héros de talent de parkour : Wei saute par-dessus les tables, les voitures et gravit les murs, accentuant au final un sentiment de dynamisme durant les poursuites et les affrontements entre gangs.

La notion d’Open World ne rend pas le jeu des plus libres pour autant. Le scénario principal est ultra dirigiste, le jeu se permettant même de vous dire quoi faire durant les affrontements (“empoignez votre adversaire”, …), voire vous empêche d’effectuer d’autres actions que celles prévues dans la séquence en cours (vous ne saurez pas passer le moindre coup de fil en cours de mission si l’histoire ne le demande pas). Ce dirigisme sert pourtant avec brio l’histoire, qui se joue sans aucun temps mort. Impossible de lâcher la manette, même si l’histoire ne fait pas dans l’originalité.

Le jeu redevenant plus libre entre chaque début de mission, il est possible de s’atteler aux nombreuses occupations que propose le titre, chacune (ou presque) étant introduite lors d’une mission de l’histoire principale : vol de voiture, escorte, filature, rendez-vous galant, karaoké (très amusant d’entendre la voix de Wei sur des airs connus), jeux de hasard, combats de rue ou de coqs, courses de bolides, enquêtes de police … les occupations ne manquent pas et sont ludiques, mais font au final pâles figures en face du scénario principal, mis en scène et très dynamique.

Techniquement, le jeu semble accuser un certain âge, surtout au niveau des textures, même si c’est un Open World. Les visages sont par contre assez bien rendus et bien typés. Mais si sur console cela évite des chutes de framerate ou des ralentissements, un pack de textures sera  proposé sur PC afin de profiter de toute l’architecture riche de la ville. Les pistes sonores sont de qualité, et les différentes radios locales diffusent de la musique pour tous les goûts (même Queen), en anglais ou cantonais. Les doublages sont par ailleurs excellents, Square-Enix ayant décidé de faire appel à des acteurs talentueux comme doubleurs, comme Lucy Liu, Emma Stone, Edison Chen, Will Yun Lee ou encore Tom Wilkinson.

Il faut environ une dizaine d’heures sans traînailler pour boucler l’aventure principale, et profiter ensuite pleinement des à-côtés de Hong Kong, même si l’intérêt d’améliorer Wei se fait moins sentir. Les missions sont pourtant suffisamment intéressantes et variées pour avoir envie d’y revenir de temps en temps. Dynamique, dotés de personnalités charismatiques, de références au cinéma HK (Bruce Lee, Jackie Chan, John Woo et j’en passe) et débordant d’adrénaline, “Sleeping Dogs” est un excellent titre dans la catégorie “GTA”, qui m’a, pour ma part, bien plus passionné que le rejeton de Rockstar, grâce à sa mise en scène et sa galerie de héros. On pourra regretter un aspect technique un peu vieillot (malgré des environnements réussis, je le souligne), des quêtes annexes moins trépidantes que l’aventure principale et des rues un poil désertes pour une ville comme Hong Kong, mais si vous voulez une plongée dans le monde violent et sans pitié des triades, sautez sur “Sleeping Dogs” sans aucun regret !

Editeur : Square-Enix
Développeur : United Front Games
Type : Action / Aventure
Classification : PEGI 18
Testé sur Playstation 3
Auteur: Titiks

Aug 092012
 
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Tintintintiiiiiin-tin !

Batman est de retour dans des aventures plus briquées que jamais, accompagné cette fois de la Justice League. Le Joker et l’infâme Lex Luthor se sont alliés pour mettre Gotham City à genoux. En effet, Luthor a créé une arme effroyable, et Batman aura cette fois bien besoin d’un coup de main supplémentaire en la personne de Superman pour mettre un terme à leurs ambitions, tant criminelles que politiques.

Un scénario original, donc, cela nous change des adaptations précédentes !

J’avais conclu mon test d’un précédent jeu Lego en disant qu’à force de nous servir la même recette – certes très amusante et agréable - Traveller’s Tale risquait fort de provoquer une indigestion chez les joueurs. Et bien, à croire qu’ils m’ont entendu, car ce Lego Batman DC Super Heroes apporte un peu de fraîcheur dans l’univers de leurs jeux Lego.

Au rayon des nouveautés, s’il est toujours question ici de parcourir des niveaux avec Batman et Robin (et éventuellement un autre personnage imposé par le scénario, comme “The Man of Steel”), cette fois, c’est tout Gotham City qui vous est offert, la ville étant totalement ouverte entre chaque mission (et bien entendu après le scénario principal). Du Manoir de Bruce Wayne, à la tour éponyme en passant par l’Asile d’Arkham et Ace Chemicals. Le monde proposé est vaste, et est à parcourir à pieds tant qu’à bord des nombreux véhicules à trouver, acheter ou reconstituer avec les célèbres minikits. Il y a des tonnes de choses à faire en ville comme acheter les sbires, combattre et acheter les méchants emblématiques, découvrir les 250 briques dorées, débloquer les capacités utiles des 20 briques rouges, secourir les citoyens en danger… on ne s’arrête jamais, il y a toujours un petit mécanisme, une nouvelle zone à visiter, un coin de toit regorgeant de piécettes…

Car des pièces, vous allez en avoir besoin… certains ennemis, capacités ou véhicules coûtant la bagatelle d’un million. Encore une fois, le jeu vous encourage à parcourir une seconde fois les niveaux en mode “libre”, après avoir débloquer les bons personnages aux capacités qui vont bien pour actionner tous les mécanismes rencontrés. Autant dire une balade de santé une fois les briques rouges découvertes.

Batman et Robin disposent toujours d’une grande palette de costumes, leur conférant diverses capacités (lancer des missiles, utiliser l’électricité, la gravité, se rendre invisible, et j’en passe), toutes utiles pour traverser la douzaine de niveaux dont est composée l’histoire, qu’il est possible de parcourir à deux en local.

Découpés en plusieurs sous-niveaux (à la sauvegarde automatiques), ces stages sont assez variés, et se parcourent avec un grand intérêt, que ça soit en sous-sol, poursuivi par un robot géant ou en chute libre ! Quelque phases de vol (à l’aide de l’invincible Superman ou à bord d’un engin), de poursuite en Batmobile ou en bateau viennent agrémenter le tout. Sincèrement, j’ai eu du mal à lâcher la manette entre deux niveaux.

L’humour n’a bien entendu pas été oublié, mais – deuxième innovation - les personnages Lego ont cette fois été dotés de voix ! Adieu l’amusant babillage ! Si les réactions des personnages prêtent toujours à sourire (mention à la journaliste qui introduit chaque chapitre avec son “Flash News”), force est de constater que c’est moins drôle que le les voir essayer de se faire comprendre avec la seule gestuelle, auparavant hilarante. Reste que ces voix sont pour la plupart bien trouvées, à l’exception du Joker, pour nous nous aurions aimé retrouver Pierre Hatet, comme dans l’excellente série animée ou plus récemment dans les derniers jeux Batman. Les situations sont pour le coup un peu moins burlesques, même si la comparaison entre flegme un peu glacial de Wayne et la jovialité irritante de Clark Kent est bien mise en avant, avec au centre un Robin qui ramasse les baffes.

Niveau sonore, c’est toujours les grands thèmes des super héros qui priment, l’ambiance musicale se modifiant suivant le personnage utilisé (principalement Batman et Superman d’ailleurs). Graphiquement, rien à redire, les différents niveaux et la ville de Gotham sont bien modélisés et typés, l’ambiance sombre y est bien retranscrite, tandis que le reste… bha ce sont des briques…

On pourra de nouveau reprocher les mêmes choses aux productions Lego : des graphismes “corrects mais pas bluffants” ou une répétitivité de gameplay (détruire, reconstruire, collecter), mais le plaisir reste ici encore au rendez-vous. Parcourir Gotham en volant, fureter dans les rues pour découvrir leurs énigmes, retourner les niveaux dans tous les sens en espérant débloquer tous leurs secrets, sourire à l’humour bon enfant et 28ème degré des personnages ou encore récolter compulsivement chaque pièce qui traine… la sauce prend encore une fois, et l’Open World n’y est pas pour rien. Une aventure qui s’avale rapidement (et goulûment) en ligne droite, mais de très nombreux à-côtés qui vous y feront revenir à coup sûr !

Allez… j’y retourne juste pour voir ce que Green Lantern peut faire en ville…

Editeur : Warner Bros Games
Développeur : Traveller’s Tale
Type : Action / Aventure
Multijoueurs : jusqu’à 2 joueurs
Classification : Tous publics
Testé sur Playstation 3
Auteur: Titiks

Jul 202012
 
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Impossible de passer à côté du phénomène “Game of Throne” (Le Trône de Fer). Cette saga de romans fantasy à succès à récemment été adaptée à la télévision sous la forme d’une série de très grande qualité. Alors que la série fleuve narre principalement les péripéties de la famille Stark au jeu des Trônes, le titre de Cyanide se déroule avant et pendant les deux premiers livres (ou la première saison de la série), dans un scénario inédit supervisé par George R. R. Martin. On était en droit d’attendre du lourd, et Cyanide était attendu au tournant.

Exercice difficile que l’adaptation de cette série ! En effet, Le Trône de Fer se caractérise par une alternance de chapitres mettant en scène des personnages différents à chaque fois.  Cette découpe complexe a l’avantage de présenter au lecteur plusieurs visions d’un même évènement, et lui donne l’impression d’être sur tous les fronts à la fois. Game of Throne évite aussi le manichéisme primaire en présentant des points de vue. Pas réellement de “méchant” à abattre, mais des objectifs différents, qui font que l’on apprécie pas forcément toujours les mêmes personnages.

Le jeu reprend d’assez belle façon cette narration en nous mettant aux commandes de deux hommes qu’à priori rien ne relie. Au nord, Mors Westford, surnommé “Le Boucher” est un vieux briscard de la Garde de Nuit. Ayant pris le Noir 15 années auparavant pour d’obscures raisons, il n’oublie pas pour autant sa femme et sa fille, que ses voeux l’empêche de revoir. Véritable vétéran de la Guerre qui vit la dynastie targarienne évincée au profit la maison Baratheon, Mors est également un Zoman, capable de prendre possession de son chien pour voir à travers ses yeux. Une incursion des Sauvageons à travers le Mur et une lettre de Jon Arryn, la Main du Roi, va l’amener à protéger une jeune fille…

Au sud, Alester Sarwyck revient en son domaine à la mort de son père. Ayant fui ses responsabilités de seigneur après la guerre pour embrasser le culte de R’hllor, il découvre son fief au plus mal, son frère en fuite, accusé du meurtre de leur père, la population au bord de la rébellion et son frère bâtard, Valarr, prêt à épouser sa soeur pour hériter du domaine, avec la bénédiction de la reine Cerseï en personne… Bien décidé à reprendre ses titres, Alester fait route pour Port-Réal pour faire toute la lumière sur les évènements…

Une entrée en  matière intrigante, et diablement bien écrite. Cyanide a mis le paquet sur l’écriture de son intrigue, ses personnages et ses dialogues, souvent crûs. Le doublage anglais est d’ailleurs d’excellente facture, le français étant en deçà, comme souvent, mais cela dépend des personnages. Alester donne d’ailleurs souvent l’impression de réciter un texte, là où des personnages secondaires sont parfaitement doublés… Néanmoins, les discussions annexes étant légion, il est dommage de se priver de la version française, à moins d’être parfaitement bilingue et de comprendre l’anglais en tendant l’oreille.

Une particularité du titre provient justement des dialogues, que l’on sait nombreux. En effet, Mors mais surtout Alester devront prendre un nombre important de décisions, qui auront toute un impact plus ou moins grand sur le déroulement général de l’intrigue (bien que la fin soit scriptée). Lors d’un soulèvement de foule, prendrez-vous parti pour le peuple ? Les nobles ? Exécuterez-vous un assassin, qui n’était que la main mortelle de quelqu’un d’autres ? Mentirez-vous ? Serez-vous honnête pour régler les conflits politiques ou étoufferez-vous les ennuis dans le sang ? Sachant qu’il n’y a pas de bon ou de mauvais choix, mais qu’il faudra faire avec les conséquences plusieurs chapitres plus loin… Une excellente idée, assez bien intégrée et réussie, tant chaque choix donne lieu à des conséquences plus ou moins importantes tout au long des 13 chapitres. Du coup, on pèse le pour et le contre avant de répondre, évaluant les possibles conséquences de nos actes et paroles. On ne parle pas ici de décisions primordiales au scénario général, comme on aurait pu le voir dans d’autres productions et qui influent sur la survies de peuples ou de PNJ importants, mais bien au niveau humain, chaque choix vous positionnant par rapport aux autres, réglant leur comportement vis-à-vis de vous, handicapant votre progression en vous retirant des soutiens politiques ou humains lors de certains passages.

Le système de combat, par contre, n’est pas des plus dynamique. On se retrouve en face d’un genre de Dragon Age, mais avec plusieurs subtilités. Si la référence est excellente, l’adaptation l’est moins. Les combats sont en temps réel, et il est possible de marteler la touche d’action pour enchaîner les coups. Mais se serait se priver de toutes les attaques spéciales des personnages, accessible via la célèbre roue d’action, déclenchant une sorte de pause active. Comprenez par là que l’action ne s’arrête pas durant votre sélection d’attaque, mais ralenti à la manière d’un bullet-time (pour reprendre une expression “matrixienne”). Chaque action spéciale entame votre jauge d’énergie, si bien qu’il est impossible de lancer plus de deux attaques spéciales à la suite sans attendre plusieurs secondes que la jauge se recharge. Il est également possible de se concentrer quelques secondes pour la recharger rapidement, mais cela implique de s’exposer sans défense aux coups ennemis.

Il vous sera demandé de choisir un “job” pour chaque héros en début de partie, parmi 3 différents pour chacun, ainsi que de répartir des points dans différentes caractéristiques (épées, haches, armures lourdes) et statistiques (force, endurance, agilité…), mais aussi dans des qualités et de défauts qui doivent s’équilibrer (peur du sang, du feu, courage…), les qualités les plus intéressantes étant les plus onéreuses, il faut les contrebalancer avec autant de défauts. Au niveau 7, vous pourrez en plus choisir une spécialisation ou un second job, améliorable via un arbre de talent somme toute classique.

Mors et Alester disposent en plus de capacités propres, Mors pouvant donner des ordres précis à son chien (faire tomber l’ennemi, l’immobiliser, le désarmer…), tandis qu’Alester pourra utiliser le feu de R’hllor et grégeois pour enflammer ses armes, ses ennemis voire même soigner. Ces capacités s’améliorent également via un arbre dédié dans la fiche de personnages. Hors combat, Mors pourra d’ailleurs prendre possession de son chien pour explorer les environs, suivre des pistes olfactives et même égorger des gardes esseulés sans se faire repérer. De son côté, Alester pourra révéler des objets et des mécanismes invisibles grâces aux yeux de R’hllor. Des capacités sympathiques, même si elles impliques de fouiller au final tous les environnements dans l’espoir de trouver des objets ou de l’argent.

 La modélisation des visages masculins est plutôt réussie, là où les dames semblent partager un modèle identique, à l’exception de la reine, calquée sur l’actrice Lena Headey, tandis que Mormont reprend les traits de James Cosmo. La musique est également issue de la série. Par contre, les villes sont assez vides, principalement Port-Réal, incroyablement pauvre en PNJ. Les différentes échoppes vous rebuteront au niveau des prix, qui resteront exorbitant jusque tard dans le jeu. Heureusement, les ennemis lâchent souvent des l’équipement et de l’argent. N’oublions pas non plus le système de fiole, qu’il faut acheter, puis remplir de ce que l’on souhaite : feu grégeois, soin, anti-poison, potion revigorante… chaque fiole pouvant accueillir plusieurs dose d’un même produit.

Au final, que penser de cette adaptation ?

Disposant d’un scénario passionnant et de personnages aux caractères bien trempés, Game of Throne ravira les amateurs tout comme les fans de la série. Néanmoins quelques problèmes techniques ou de finitions pourront gêner les joueurs exigeants tout comme les temps de chargements entre chaque zone, et le système de combat, lourd et brouillon. L’absence de touche de raccourci pour les attaques spéciales ralenti considérablement l’action, bien que l’aspect stratégique et la complémentarité des attaques et des personnages soient intéressant. Le jeu propose aussi quelques quêtes annexes, principalement dans sa deuxième moitié, dont la plupart sont à terminer dans les chapitres concernés. Le scénario mature et très sombre (il ne vole pas son PEGI18) a fait en sorte que ses défauts passent au second plan. Cyanide a encore du chemin a faire pour égaler les plus grands studios en terme technique, mais ils ont développés ce titre avec un grand respect de l’oeuvre et cela se voit. Pour une fois qu’une licence est aussi bien adaptée, pourquoi s’en priver ? Si vous avez aimé les livres, ou la série, ne passez pas à côté.

Editeur : Focus Home Interactive
Développeur : Cyanide
Type : RPG
Classification : PEGI 18
Existe aussi sur XBox360 et PC

Jun 182012
 
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Avant de passer à notre avis sur le jeu, je me permet ces quelques lignes pour vous signaler que j’ai décidé de modifier la façon d’écrire mes tests. Je remarque que les gens n’ont plus trop le temps ou ne prennent plus le temps de lire et préfère du concis, du rapide. C’est pourquoi, à partir de maintenant, les avis sur un jeu seront repris dans 5 catégories: réalisation, durée de vie, graphismes, sonorités et jouabilité avant la conclusion habituelle.

Encore une petite chose: je tiens à faire mon mea culpa concernant les plus rares publications de ma part ces dernières semaines mais j’ai eu du mal à me connecter à internet et il y a eu plusieurs semaines de vacances à l’étranger également… Je remerci Titiks au passage pour avoir assuré seul la gestion de NBP. Maintenant, place au test!

Après un Trials HD qui restera dans les mémoires comme un des tout meilleurs jeux sans support physique, RedLynx remet le couvert avec le très attendu (au tournant…) Trials Evolution. Alors? Simple suite ou innovation!?

Réalisation: Trials Evolution est tout aussi rock’n’roll si je puis dire: ça fuse dans tous les sens! On doit grimper des montagnes d’obstacles que l’on croirait infranchissables. Les niveaux sont hyper bien pensés et se passent à l’extérieur cette fois, ce qui offre une fluidité parfaite. Fini les hangars désaffectés et autres sombres usines abandonnées dans lesquelles on sautait sur des boîtes de TNT… Ici, c’est pur outdoor! Et cette façon de jouer aussi parfaitement en 2,5D est un pur bonheur. Et il y a du travail derrière et ça se voit!

Durée de vie: Elle est grande! Vous avez le choix déjà entre pas mal de niveau partant de “débutant” à “extrême”. La difficulté est très bien gérée. Autant dire qu’en “débutant”  vous pouvez déjà vous éclater dans ce jeu… “facile” et “normal” vous apprennent d’autre petites astuces et vous pouvez vous arracher les cheveux en “difficile” ou “extrême” car elles portent bien leurs noms!!!  Un mode “tournoi” est également disponible.

De plus, dans tous ces modes, vous gagnez des médailles selon vos scores, temps ou encore vos nombres de chutes. Vos records sont directement en comparaisons avec vos amis Xbox Live qui possèdent également le jeu. Autre truc énorme: les mini-jeux! Vous avez toujours rêvé de rouler en moto dans une boule en métal? De faire un saut à ski? De sauter dans des cerceaux en feu ou encore ejecter le pilote et compter le nombre d’os qu’il s’est cassés en dévallant des escaliers semés d’embuches? Ne vous inquiétez pas, les développeurs ont pensés à vous!

Encore un mode très chouette qu’il nous est proposé et qui augmente considérablement la durée de vie qui n’est pourtant pas petite: le mode “éditeur de niveau”. C’est juste génial! Vous pouvez créer des niveaux, les partager avec vos amis Live, obtenir leurs niveaux également, y ajouter des challenges pour gagner des médailles, etc… Bref, ce jeu est quasiment jouable à l’infini! Je n’oublierai pas de dire qu’il est également possible de personnaliser les motos et équipements du motard…

Sans oublier le petit + de cette suite avec l’apparition d’un mode multijoueurs jusqu’à 4 online et offline et la possibilité de customiser sa moto et son pilote.

Graphismes: On a beau dire, c’est quand même important et ici… c’est juste un jeu Xbox 360. Les graphismes sont dignes de la console. Un des plus beaux jeux XBLA jamais créés d’ailleurs. Que dire de plus!? L’effet des flammes est superbe, la luminosité, les ombres, etc… Les environnements sont plus variés et plus jolis que sont prédécesseurs. Tout tiens parfaitement la route… C’est le cas de le dire!

Sonorités: Les sons sont également bons. Les bruitages des différentes motos sont distincts l’une de l’autre, la musique du jeu colle parfaitement bien au rythme entre de l’electro-rock et du hard… Du bon goût!

Jouabilité: Aaah, voici le moment attendu. Eh bien, il est clair que vu le titre du jeu, vous n’allez pas maîtrisé directement la bête. En effet, la jouabilité est simple et assez pointue à la fois, on peut s’arracher les cheveux mais au final, on remarque qu’elle est idéale! Le tout est de savoir jouer avec le stick du pad 360 et surtout le maîtrisez mais n’ayez crainte, chaque difficulté du jeu propose un didacticiel!

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Note: 

CONCLUSION: Il coûte 1200 Microsoft Points, c’est vrai… Mais ce jeu est une véritable confirmation du savoir-faire de RedLynx, une petite merveille du XBLA! Un jeu ultra-complet qui n’a que le défaut d’être hardcore à partir d’une certaine difficulté. Enfin, on ne peut pas appeler ça un défaut… Juste qu’on risque de devenir chauve après s’être arraché les cheveux en mode “extrême”! ^^ Les mini-jeux sont super sympa aussi, on s’éclate, tout y est donc… il ne vous reste plus qu’à le tester vous-même ne fusse qu’en téléchargeant déjà la démo jouable!

Editeur : Microsoft

Développeur : RedLynx

Type : Sport extrême

Multijoueurs : 4 joueurs online et offline

Classification : Interdit aux moins de 12 ans

Testé sur Xbox 360 (XBLA)


May 302012
 
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Il m’a fallu le temps, mais j’ai enfin pu me mettre à ce jeu assez atypique. Mais est-ce réellement un jeu d’ailleurs ? Ou un animé interactif ? Vaut-il son investissement ?

Les 8 généraux célestes, aux ordres de l’empereur, mènent un guerre sans merci face aux Gohmas, créatures maléfiques menaçant la planète Gaea et les humains qui y vivent. Vous prenez le contrôle d’Asura, l’un des huit généraux et incarnation de la Colère, au beau milieu de l’affrontement final entre les forces divines et les hordes maléfiques de Vlitra, voltigeant d’ennemis en ennemis en orbite autour de la terre, dispensant des baffes herculéennes au milieu du chaos. Un moment propice pour découvrir le coeur du gameplay et du jeu : des cinématiques et des QTE, beaucoup de QTE.

Trop de QTE  ?

Tout d’abord, je précise pour les néophytes que les QTE (Quick Time Events) sont des actions demandées en général rapidement au joueur lors de cinématiques ou de moments scénarisés pour le faire participer à l’action, au lieu de rester bêtement assis devant son écran à attendre que ça passe. En découlent des scènes d’action dignes du cinéma qui conservent un certain aspect ludique, même si celui-ci est simplifié.

Asura’s Wrath joue d’avantage dans la cours du dessin animé que du jeu vidéo, parti-pris extrême alors que les joueurs grognent de plus en plus contre cette pratique “passive” du jeu vidéo. Mais passif, vous ne le resterez point devant les aventures d’Asura, parce que ce type est en colère contre ses anciens alliés qui l’ont trahi, tué sa femme, enlevé sa fille et qui l’on envoyé pendant 12 000 ans dans les enfers. Oui, Asura est remonté, apprêtez-vous à passer une dizaine d’heures à l’entendre hurler et à assister à la plus grosse débauche de “WTF” jamais vue dans un jeu vidéo.

Le jeu est principalement basé sur  sa narration découpée en 3 gros chapitres subdivisées en Sûtras. Chaque Sûtra débute par un rapide résumé de ce qu’on va voir et se termine par un cliffhanger vous poussant à continuer, comme tout bon épisode de Shonen. De quoi mettre l’eau à la bouche. Asura revient donc des Enfers pour découvrir que le monde est maintenant à la botte des 7 anciens généraux, devenus des divinités auto-proclamées grâce au pouvoir de sa propre fille et aux prières des humains. De plus, les Gohmas sont toujours aussi présents, et préfigurent du retour de Vlitra.

Le gameplay se rapproche d’un Beat’em Up classique durant certaines phases, Asura ayant à sa disposition la possibilité de frapper au corps à corps, d’envoyer des balles d’énergie, de sauter et d’esquiver. D’autres phases se tiennent d’avantage du Shoot’em Up, visant les ennemis en pleine course ou en plein vol.  En somme, tout ceci se rejoint très fort le gameplay de Naruto Shippuden Ultimate Ninja Storm, en un peu moins riche, mais avec quelques coups spéciaux et un mode furie. Graphiquement, n’est pas déçu, même si les arènes de combat sont vides, la mise en scène est trop prenante pour y faire attention. Si les combats nous opposent parfois à plusieurs ennemis dans des arènes fermées, c’est plus souvent contre un adversaire unique que nous pourrons déchaîner la rage d’Asura… au sens propre.

En effet, que ça soit contre un Gohmas plus imposant que les autres ou contre les généraux célestes, le périple est ponctué de nombreux combats scénarisés dont le but n’est pas de vider une barre de vie (inexistante) de l’adversaire, mais bien de faire grimper la jauge de rage d’Asura. En fidèle incarnation de la Colère, Asura voit sa jauge de rage augmenter au fur et à mesure du combat, qui une fois pleine vous permet de lancer une technique dévastatrice à base de QTE qui fait également avancer le scénario. Mises en scène avec fureur, ces séquences de rage sont grandioses et se ne fixent aucune limite. Renvoi de missiles, ennemi qui traverse une planète, envoi dans la stratosphère, transformations gargantuesques ou explosions de colères, on en prend plein les yeux, et on se surprend à appuyer avec frénésie sur les touches pour avoir l’impression de participer à toute ce déchaînement de puissance. Et le pire, c’est que cela fonctionne. Parce qu’en plus, rater les QTE ne handicape réellement que votre score final de réussite, et non le déroulement du combat.

Écarter les bras, défoncer une cuirasse, prendre appui sur le sol, résister à des coup ou combattre, tout est fait sur base de QTE une fois la rage déclenchée. Les développeurs ont voulu nous placer dans la peau d’Asura pour nous faire partager sa douleur et nous faire vivre ses combats plus intensément. Force est de constater que même si nous jouons en vérité peu manette en  main, on ne voit pas le temps passer en prenant part à chaque action du héros.

A la manière d’un animé, certains Sûtras vous ferons incarner un autre personnage (au gameplay identique), ou encore vous inviterons à prendre un bain avec un ami, accompagné d’alcool et de jolies filles (oui ces séquences sont jouables), quand ce n’est pas en vous mettant aux commandes d’un Asura incontrôlable. On suit alors l’aventure comme une véritable série animée, tant sur la durée des épisodes que dans leur construction. A noter qu’un épisode secret final se débloque suivant votre score durant la partie. De quoi assurer une certaine Replay Value au titre pour connaître la véritable fin. (sans compter le DLC).

Je mentirai en disant qu’Asura’s Wrath est un bon jeu, ce qui le rend difficile à noter, mais c’est une expérience très amusante, multipliant les situations extrêmement exagérées, très bien racontée et sans temps mort, si ce n’est au début de l’aventure. On en prend plein la figure toutes les deux minutes et au final, on se fiche d’avoir à jouer aussi peu, même si certains affrontements se révèlent assez intenses avant le déclenchement de la rage. Un détail m’a amusé également : les ennemis important se lancent souvent dans un incessant monologue, revenant sans cesse sur leur puissance, votre infériorité et dévoilant leurs véritables intentions… libre à vous de les écouter ou… de leur foutre un pain dans la tronche pour abréger la séquence. Détails idiot, mais qui colle vraiment bien au caractère d’Asura.

Alors faut-il sauter le pas pour Asura’s Wrath ? Avant tout, testez la démo présente sur les plateformes de téléchargement et vous aurez un bel aperçu du gameplay et de l’ambiance démesurée du titre, tout en sachant que ce n’est là qu’une toute petite partie du délire du jeu. Si vos vous dites à la fin que vous en voulez plus, n’hésitez pas, Asura’s Wrath vous en donnera pour votre argent. Au contraire, si le gameplay vous rebute au plus haut point, faites l’économie car vous aurez goûté à la  plus grande partie de ce que le titre est capable de vous offrir. Côté scénario, si il reste passionnant à suivre, il n’offre cependant que peu d’originalité. Même constat pour les personnages, qui profitent d’un design très soigné, mais aux caractères clichés.

Un petit point supplémentaire au sujet des deux DLC “Ryu” et “Akuma”. Il s’agit en fait de deux nouveaux Sûtras se déroulant après la fin. Les deux Sûtras se suivent il est donc conseillé de commencer par Ryu et d’enchaîner avec Akuma. Traversant les dimensions, Ryu défie Asura dans un combat amical. Le premier round se déroule à la façon de Street Fighter IV, mais les commandes restent identiques à Asura’s Wrath, ce qui peut-être déstabilisant… on a tôt fait d’essayer les quarts de cercles ou les coups chargés, mais il n’en est rien. Le second round renoue avec le gameplay du jeu et recommence à vous abreuver de séquences complètement surréalistes et puissantes. Vous voilà prévenus !

Editeur : Capcom
Développeur : CyberConnect2
Type : Beat’em Up / Shoot’em Up / Animé
Classification : PEGI 16
Testé sur PS3 (existe aussi sur XBox360)

May 212012
 
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Voilà un jeu au développement aussi chaotique que son propos. Annoncé, teasé, mis au placard, ressorti, récupéré par Ubisoft et finalement accouché dans la douleur sur le XBLA et PSN (qu’on a toujours du mal à nommer SEN), I Am Alive hurle son titre et revendique enfin son existence.

Certes moins grand que prévu à l’origine, sorte de croisement entre “Disaster Day of Crisis” et “S.O.S. Final Escape”, I Am Alive ne manque pas d’atout pour nous enbarquer dans la quête désespérée d’Adam pour retrouver sa famille

Il y a quelques années, la planète a subit le Choc. Evénement majeur qui a détruit quasiment toute civilisation, et les grandes villes ne sont plus que gravats dans des nuages de poussières grisâtres. Adam essaye de rentrer chez lui, à Haventon, revoir sa femme et son enfant, qu’il tente de rejoindre depuis une année entière. C’est aux porte de la ville que vous prenez la destinée de cette homme en main, qui s’évertue à filmer les passages clés de sa vie pour laisser une trace, un témoignage, au cas-où.

Dés les première minutes, on sent la “patte Ubisoft” sur le jeu. Adam doit en effet se frayer un chemin parmi les gravats et les poutres abattues, et tel un Prince de Perse ou un Assassin, il s’accroche aux éléments du décors pour continuer sa route. Mais Adam n’est qu’un être humain normal, endurci par cette année de pénible voyage, mais aux capacités physiques limitées. Ainsi, toutes ses grimpettes sont conditionnées par une jauge d’endurance préfixant sa jauge de vie. Endurance qui se vide à chaque effort du héros et qui remonte dés qu’il a les deux pied sur terre. Si l’on se dit au début que cette jauge suffira amplement pour l’aventure, quelques subtilités viennent pimenter le jeu.

Il arrive qu’Adam doive fournir un “effort exceptionnel“, comme dépasser ses limites lors d’une escalade plus longue que prévu ou sauter en pleine ascension pour atteindre une corniche sinon inaccessible. Ce genre d’action entame sérieusement l’endurance, et surtout limite sa “charge” maximum, si bien que vous vous retrouvez vite avec une jauge amputée d’un quart ou d’un tiers de sa charge de façon permanente.  Délicieusement réaliste.

Il existe bien entendu des denrées capables de remonter au maximum la jauge d’endurance, comme des sodas, des boîtes de conserve ou des bouteilles d’eau. Du coup, on se surprend à estimer la durée de chaque escalade, à tenter de repérer des points de repos et à compter ses rares pitons à usages uniques pour s’offrir un peu de répit en plein effort. L’ambiance musicale joue également avec nos nerfs, car elle se  fait plus alarmiste lorsque l’endurance vient à manquer, ce qui arrive assez vite, surtout quand Adam doit traverser les rues où la poussière règne, l’empêchant de voir et de respirer correctement.

Mais I Am Alive n’est pas qu’un jeu de grimpette, même si celles-ci sont terriblement bien rendues. Une autre facette du jeu tend aussi vers un réalisme et une approche de la survie particulièrement stressante : les affrontements.

Depuis le Choc, les rares humains encore en vie se sont soit retirés dans un coin qu’ils ont aménagé comme ils le pouvaient, soit regroupés en bandes pour terroriser les premiers. Chaque rencontre est agressive. Si les gens normaux ne font que vous menacer et vous laissent partir si vous vous éloignez doucement, les bandes profitent de leur supériorité numérique pour s’attaquer à vous. Et c’est précisément à ce moment que débute la meilleure idée du titre : l’affrontement psychologique.

Adam n’est pas lourdement armé. Au mieux, il possède une ou deux balles dans son pistolet, un machette et une flèche rudimentaire. Il est donc hors de question de mitrailler à tout va. Il convient alors de (très) rapidement déterminer la plus grande menace et de l’éliminer immédiatement. Il n’est pas rare de voir arriver un groupe de 5 ou 6 individus, dont un ou deux armés d’un pistolet. Une stratégie possible est de s’approcher doucement d’un des deux homme armé et de le laisser nous railler tout en s’assurant que le second est en ligne de mire. Brusquement, nous pouvons trancher la gorge du premier et tirer sur le deuxième afin d’éliminer la menace des armes à feu. Encore faut-il tenir en respect les autres membres du gang en les maintenant en joue… en effet, ils ne sont pas sensés savoir que vous n’avez plus de balle… les ennemis se soumettent en général facilement après la mort du plus fort du groupe, mais ils peuvent également douter de votre menace et remettre en question votre armement avant de vous sauter dessus. Il va sans dire qu’Adam ne peut pas encaisser beaucoup de dégâts, deux balles suffisent à le voir à terre.

Il va sans dire donc que les affrontement sont terriblement tendus, parfois sans même avoir à tirer une balle, qu’il convient d’économiser au maximum. Tenir en joue les ennemis, réagir très vite tout en analysant la situation… il est également possible de faire reculer un opposant jusque dans un trou ou vers un feu, puis de le pousser d’un coup de pied. Autant de façon de tuer, mais qu’il convient de bien choisir… ou c’est la mort assurée.

Mais vous rencontrerez aussi des personnes blessées ou quémandant votre assistance. Boîte de nourriture, eau, trousses de soin, cigarettes… autant de denrées que vous pouvez utiliser pour vous soigner, mais aussi partager avec les nécessiteux. Vous entendrez quelques fois des appels à l’aide dans cette grande ville, que vous pouvez choisir d’ignorer. Mais aider les personnes en détresse vous récompense également en vous ajoutant un “essai” supplémentaire.

Il n’est pas rare de mourir dans I Am Alive (ou alors c’est moi qui ne suis pas doué), et les essais permettent de reprendre la partie juste avant votre décès. Sinon, vous êtes renvoyé au début du chapitre (ce qui peut signifier recommencer un long passage et de sauver à nouveau des personnes). Sauver des personnes en détresse vous permet alors d’augmenter vos chances dans le jeu, même si celles-ci sont parfois justes suffisantes dans certaines situations. Mais pourrez-vous sauver tout le monde ? Le jeu est relativement cloisonné. Vos objectifs sont clairement détaillés sur la carte de fortune que vous avez, et il est rare de pouvoir s’écarter du chemin principal. Mais cela est quelque fois possible et vous accédez à de larges zones qu’il est tentant d’explorer pour découvrir de nouvelles denrées, de précieuses munitions ou des personnes à sauver… mais aussi de nouveaux dangers. A partir d’un certain moment, le titre se permet de vous proposer des alternatives à votre route, mais certaines ne sont que des impasses vous faisant perdre du temps (et vous mettant en danger) tandis que d’autres vous octroient des bonus.

Bien qu’il se soit éloigné du projet original, I Am Alive vaut clairement son investissement ! Si il est techniquement légèrement en-deçà de ce que nous aurions pu attendre, la direction artistique rattrape bien le coup en proposant des ambiances magnifiques sans servir de cache-misère. Rares sont les productions qui nous propulsent à ce point dans le concept de la survie à l’échelle humaine. Revoir ses ambitions à la baisse a été des plus bénéfique à ce titre, car il y gagne d’excellentes idées de gameplay, intelligentes et bien exploitées. Pour une durée de vie des plus honnête pour un jeu dématérialisé, I Am Alive mérite sa place sur vos disques durs ainsi que ses 4 étoiles à défaut d’en mettre une demie de plus.

Editeur : Ubisoft
Développeur : Ubisoft Shanghaï
Type : Aventure / Survie
Testé sur PS3 (existe aussi sur XBox360)

May 082012
 
7-2

Voilà un jeu bien difficile à tester, mais néanmoins intéressant. Le potentiel de cet opus d’Armored Core est sans conteste énorme, mais il faudra faire preuve de patience et s’impliquer sans retenue dans le jeu pour en tirer la substantifique moelle.

Ah que les méchas ont bien changés depuis notre enfance. Devenus plus fins, agiles, à l’image des Evangelions, ou des Orbital Frames (Zone of the Enders), même Gundam a offert une cure d’amaigrissement à ses machines. Mais si vous êtes un adepte des boulons, des grosses carcasses fumantes et si la customisation de votre mécha est une priorité, la série des Armored Core est plutôt faite pour vous.

Car il faut savoir que le catalogue de pièces détachées est gargantuesque, et qu’il vous faudra de très, très nombreuses heures pour paramétrer votre machine pour qu’elle s’adapte à votre style de jeu, à trouver l’équilibre entre puissance, résistance, armement et mobilité. L’armement est aussi complexe, avec son lot de pièces détachées, spécifications, emplacement, munitions… Mais heureusement, vous n’êtes plus seul…

En effet, dés que vous lancez le jeu, vous êtes invité à créer ou à rejoindre un clan, en spécifiant votre pays de “base”, votre langue, votre emblème et les conditions d’adhésion. C’est une étape obligatoire, car le nouveau coeur du système est le multijoueur. Vous pouvez bien entendu avancer seul dans le mode scénario (anecdotique au demeurant), en recrutant des joueurs “mercenaires”, ou en proposant vos services à d’autres clans, mais l’aspect stratégie est décuplé quand vous jouez réellement en équipe, alors que chaque machine se spécialise dans une fonction précise (domination des airs, du sol, sniper…) et qu’un membre coordonne ses équipiers sur le terrain, avec une vue générale de la carte.

Les méchas (AC) étant assez fragile, il est déconseillé de foncer tête baissée dans l’action. Mais encore une fois, cela dépend aussi de votre spécialisation. Vous aurez accès à des ateliers en plein champs de bataille pour réparer et améliorer votre AC, mais chaque intervention étant de plus en plus onéreuse, l’accès à ces plateforme devra se faire de façon réfléchie ici aussi.

Les cartes sont très grandes, et il faut avouer que tout y est très fouillis. La modélisation somme toute assez simple (mais correcte) des décors permet une foule d’animations, d’explosions, écrans de fumée et étincelles. Quand on y rajoute l’interface de visée de sa machine, on s’aperçoit que c’est un beau “bordel” à l’écran. Mais ça ajoute un petit côté “guerre totale” plutôt adapté au titre.

Au final, ce nouvel Armored Core comblera les fans de la série tout comme ceux qui aiment bichonner les quelques tonnes de leurs méchas (que l’on pourra même amoureusement nommer). Néanmoins, la patience et l’acharnement sont indispensables pour réellement profiter du titre. Les missions se résument à la destruction des unités ennemies dans des environnements ouverts et chaotiques. Le véritable intérêt d’Armored Core V se situe dans ses affrontements multijoueurs et son système de conquêtes de territoires en PVP, diablement prenants pour qui s’y investi.

Editeur : Namco-Bandaï
Développeur : From Software
Type : Action
Classification : PEGI 12
Testé sur PS3 (existe aussi sur XBox360)

Apr 222012
 
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Ils s’appelaient Harry, James, Heather, Henry, Travis ou encore Alex, et ils ont du affronter les horreurs d’un culte innommable, ou les affres de leurs enfers respectifs. Silent Hill, ville plongée dans la brume, dimension de cauchemar coupée du monde, n’a pas fini de piéger de coupables victimes…

Coupables ?

C’est ce qui semble être le cas de Murphy Pendleton, qui a payé un garde de sa prison pour se retrouver seul dans les douches, en compagnie d’un autre prisonnier normalement isolé des autres… un couteau à la main, une barre de fer posée à côté, Murphy va faire souffrir sa victime, faire couler son sang. Pour quelle raison cet homme apparemment sans histoire se retrouve-t-il dans cette situation ? Laissez le studio tchèque Vatra vous raconter ce conte macabre…

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la prise en main est violente. Seul, dans les douches, le tutoriel vous amène à battre sans pitié un autre homme sans défense. Déjà, on se rend compte que le système de combat est assez simple, mais aussi maladroit. Silent Hill n’a jamais pris une orientation purement action, comme son rival de jadis, Biohazard et cela se sent. On en viendrait à souhaiter l’abandon pur de ces séquences de combats au profit d’autre chose, comme des QTE immersives par exemple. Les armes sont cette fois destructibles au bout de quelques coups, mais sont de natures très variées : de la bouteille de bière au pied de biche en passant par la chaise ramassée, les moyens de défense de Murphy sont nombreux, mais fragiles. Les séquences de combat ne sont pas catastrophiques, mais ce n’est clairement pas la voie empruntée par les développeurs. Non, Silent Hill Downpour revient aux énigmes tortueuses et à la découverte d’un quartier inexploré de la ville.

Lors d’un transfert vers une autre prison de haute sécurité, le car pénitentiaire de Murphy a un accident, et c’est seul qu’il reprend conscience aux abords de Silent Hill, au bien nommé Devil’s Pit. Alors qu’il traverse un pont de bois (symbolique), il est rattrapé par l’officier Cunningham. Lorsque le pont s’effondre sous ses pieds, une nouvelle particularité du titre apparaît : les choix moraux. En effet, à trois reprises, vous aurez à prendre des décisions dans certaines situations : aider ou non, consoler ou enfoncer… à vous de décider quel comportement adopter face aux évènements, avec les données en votre possession. A vous aussi de décider de tuer ou non les créatures qui s’en prendront à vous. Vous pouvez en effet fuir les combats, ou vous en tenir à mutiler vos opposants sans les achever. Silent Hill oblige, tout ceci aura un impact sur votre aventure, définira le type de fin que vous verrez… et l’histoire même de Murphy.

Après une promenade oppressante dans des grottes lugubres, qui vous font apprécier l’utilité d’un petit briquet, vous rejoignez enfin Silent Hill et ses rues éternellement embrumées, remplies d’impasses et de détours. La série Silent Hill se caractérise également par son Autre Monde, sa dimension cauchemardesque. Sachez qu’ici, elle est inexistante dans les extérieurs. Vous croiserez la route de quelques créatures agressives dans les rues, mais la Nuit ne tombera jamais… par contre, comme le sous-titre l’indique, la pluie sera un facteur déterminant, tant dans le gameplay qu’en tant qu’élément scénaristique, Murphy ayant un certain rejet de l’élément liquide. En effet, quand elle commence à tomber, les créatures se font plus nombreuses et plus agressives. Il vous est heureusement possible de rentrer dans quelques habitations pour vous abriter et attendre que l’orage passe… ou affronter le bestiaire assez peu fourni du soft.

Silent Hill, c’est aussi des monstres issus des pires cauchemars, difformes mais étrangement humains, inspirant un malaise constant. Downpour ne propose que 5 types de monstres, dont deux très proches, mais aucun n’a cette folie dans son design. Cela dit, leur symbolique est parfaitement intégrée et justifiée par le scénario, qui prend son envol dans le dernier tiers, terriblement prenant. Les Dolls que vous rencontrerez vous ficheront néanmoins la frousse de par leur nature immobile et leur rire moqueur, ne vous attaquant qu’avec leurs ombres.

Une autre nouveauté provient de l’ajout de quêtes annexes très bien écrites et véritablement passionnantes. Si les précédents jeux ne donnaient que de maigres indications sur le passé de la ville, vous pourrez littéralement “vivre” une dizaine de petites histoires à travers de courtes quêtes optionnelles, dont les récompenses ne sont que de l’ordre de trousse de soins, de munitions ou d’armes puissantes. Originales, pleines de folies et de monstruosités, elles arrivent même parfois à prendre le pas sur le scénario principal. Aussi, vers la moitié du jeu, vous aurez accès à tous les quartiers de  la ville, reliés entre eux par des raccourcis qu’il vous faudra débloquer… à l’aide d’une quête annexe. Le seul bémol de ces passages est qu’ils nous imposent de nombreux allers et retours dans Silent Hill, certes rapides, mais qui nous donnent l’impression de bien connaître les quartiers et donc… de s’y habituer, malgré son apparence de “Ville du bout du monde” très bien rendue. Le malaise dans les rues se fait donc moins présent à mesure que l’on évolue en ville, mais est bien rattrapé par les ambiances intérieures.

Comme je le soulignais plus haut, Vatra a voulu nous montrer Silent Hill sous un autre jour et proposer sa version de la ville. Les passages dans l’Autre Monde sont maintenant limités aux intérieurs liés à la trame principale. Ils reprennent le principe de Shattered Memories, à savoir une course-poursuite, Murphy cherchant à fuir une entité démoniaque informe à travers des niveaux labyrinthiques et cauchemardesques.  Bien que redondantes, ces séquences offrent une bonne dose de stress, surtout que des chemins se ferment devant nous, ou que des pièges s’activent pour nous ralentir.

Le studio Vatra a tenu à rendre hommage aux précédents opus, vous trouverez donc des extraits musicaux bien connus des fans qui passent à la radio, des tableaux malsains représentant des lieux emblématiques, des symboles liés au Culte de Samaël, voire même des références aux Comicbooks, comme Silent Hill Past Life. Les thématiques chères à la saga sont toujours présentes, comme le sentiment de culpabilité, l’enfance pure et souillée ou encore (mais plus en retrait) la religion. Ces nombreux clin d’oeil étoffent d’autant plus le background de la ville pour les néophytes et rappellent de bons (?) souvenirs aux fans, sans s’imposer comme indispensables.

Visuellement, si l’ensemble du jeu est correctement réalisé, on pourra noter de sérieux problèmes de textures, qui mettent souvent plusieurs secondes à s’afficher. L’ambiance bleue électrique lors des phases d’orage contraste efficacement avec les intérieurs sanguinolent de l’Autre Monde, et la caméra dynamique laisse parfois la place à une caméra statique pour soigner les angles de vue. Mais de gros ralentissements sont à déplorer lors des auto-sauvegardes (il n’y a plus de point de sauvegarde “manuel”) et des chargements de zone, comme quand on entre ou quitte le métro. Heureusement, ils n’interviennent pas durant les phases d’action. Quelques bugs interviennent ici et là, et bloquent totalement votre progression. Pour exemple, lorsque vous obtenez une carte pour atteindre le dernier étage de la Bibliothèque, le jeu vous empêchera d’aller plus loin si vous ne l’utilisez pas au second étage. Heureusement, le jeu sauvegarde régulièrement, et vous pouvez remonter jusque 4 sauvegardes en arrière. Parfois frustrant, mais pas handicapant.

L’ambiance sonore était une question en suspend depuis que l’on avait appris que Yamaoka avait quitté Konami. Le compositeur de la série Dexter, Daniel Litch, remplit parfaitement le contrat en livrant des ambiances souvent mélancoliques, parfois stressantes, mais toujours justes et en rapport avec le scénario. On peut regretter l’absence des mélodies organiques et métalliques de Yamaoka, mais Downpour est une nouvelle vision de Silent Hill, respectueuse des codes établis, mais qui a su s’affranchir d’une mythologie qui s’est peu a peu effondrée au fil des épisodes, et cela passe aussi par l’ambiance sonore.

Le scénario est lui-même très prenant mais peine à démarrer réellement, puisqu’il faudra une paire d’heures avant d’être un peu guidé, bien que j’ai trouvé cette incertitude peu rassurante. L’histoire nous emmène tantôt dans une direction avant de violemment nous projeter là où on s’y attendait le moins en mettant en évidence des détails alors que l’on croyait le périple de Murphy enfin terminé. Parole donnée que ces mystérieuses traces sur le sol que vous suivez depuis le début du cauchemar vous réserverons des surprises, ainsi qu’une double lecture des évènements. Il vous faudra d’ailleurs peut-être recommencer le titre pour saisir toutes les nuances et les symboliques présentes une fois l’un des dénouement connu. Une très bonne surprise qui remet en perspective les évènements vécus.

En conclusion, je ne vais pas rabâcher que Silent Hill “c’était mieux avant”. Vatra s’émancipe un peu dans la forme tout en conservant le fond et l’essence de Silent Hill pour nous livrer un épisode de qualité, bien que techniquement perfectible. Doté d’un très bon scénario, bourré de bonnes idées, de quêtes annexes soignées et effroyables, d’une bande-son étouffante, et de personnages énigmatiques (j’en ai peu parlé… c’est volontaire), Silent Hill Downpour est un voyage cauchemardesque très bien écrit et angoissant, moins “crade” qu’à l’accoutumée mais assez pour avoir envie d’en sortir sans tarder. Avec une douzaine d’heures de jeu (quêtes annexes comprises), il replace la série sur de solides rails et définit Vatra comme un développeur à suivre pour nous offrir un nouvel épisode plus abouti.

Editeur : Konami
Développeur : Vatra
Type : Survival-Horror
Classification : PEGI 18
Testé sur PS3 (existe aussi sur XBox360)

Apr 102012
 
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Bon, on a pu lire beaucoup de choses sur cette compilation HD de la série horrifique de Konami. Il y a bien entendu du bon, voire du très bon, soyons honnêtes. Mais aussi des choix discutables. Pour les joueurs qui débutent avec la génération actuelle, et qui n’ont pu aborder la Colline Silencieuse que par le biais de Homecoming ou de Origins, pouvoir toucher à deux des meilleurs opus est une occasion à ne pas manquer. Vraiment. Surtout à ce prix.

Je ne m’attarderai pas sur les qualités et défauts des jeux en eux-mêmes, mais bien sur la qualité de la compilation.

Silent Hill 2 nous est en plus livré avec un nouveau doublage – certes dispensable et qu’il est possible de désactiver – mais c’est aussi la version Inner Fears, jadis exclusive à la XBox. Le lifting HD est des plus correct, bien que le brouillard se fasse plus propre, moins oppressant, voire absent par moment. Ce fameux brouillard qui servait auparavant de cache-misère et qui est devenu au fil du temps un élément incontournable, au même titre que la lampe torche ou la radio… On retrouve donc James perdu dans les méandres de la ville maudite après avoir reçu une lettre de sa défunte femme. Inutile de rappeler que cet épisode frôle de près la perfection. Les thématiques, la narration, la direction artistique ou musicale, rien n’a été laissé de côté pour vous offrir une aventure aussi mélancolique que mémorable.

Même constat pour les aventures de Heather dans Silent Hill 3. Cet épisode était déjà reconnu pour la qualité des visages et des expressions faciales, et il faut avouer que le lifting leur rend honneur. L’aspect peut paraître un peu trop propre également, mais le grain peut être réactivé dans les options (ce que je conseille fortement). Heather, la seule héroïne de la série, se retrouve coincée dans un centre commercial tout droit sorti d’un cauchemar peuplé de créatures difformes, avant de rejoindre la ville brumeuse pour faire face à ses démons.

Je n’avais pas eu l’occasion d’y jouer à l’époque, cette compilation est donc la bienvenue. Malheureusement, Silent Hill 3 (et ceci concerne un peu moins le second) semble avoir également hérité des tares des productions actuelles : sons et images désynchronisés lors des cinématiques ou ralentissements pourtant absents de l’original pendant les affrontements…

Ceci ne change en rien la qualité des deux titres, bien entendu, ils restent incontournables pour tout amateur d’horreurs visuelles et psychologiques… Il est juste dommage qu’une compilation sensée sublimer de grands classiques rajoute plus de défauts que d’avantages… car, à part pouvoir toucher à Inner Fears,  l’ajout des succès/trophées et le lifting HD surtout agréable sur Silent Hill 3, il n’y a pas de plus-value réelle, ni même de cohérence.

Cette compilation reste décevante, surtout quand on compare avec les autres compilations sorties sur cette génération. Si je trouve dommage de constater que Silent Hill premier du nom soit absent, je comprends que la fracture technique est trop importante pour qu’il figure sur le disque, même si pouvoir le débloquer aurait été un bonus énorme. Par contre, il est difficilement pardonnable de ne trouver que ces deux épisodes, surtout quand on connait les liens qui unissent les épisodes 1 et 3, qui se suivent, et les 2 et 4. L’épisode Origins, préquelle au cauchemar, aurait pu figurer à l’affiche, voire le remake des aventures de Harry et Cheryl Shattered Memories. Même les bonus de Silent Hill 2 présents dans la version sur PS2 (making-of, reportages…) manquent à l’appel. Si l’épisode The Room a été vivement critiqué, il avait également sa place dans cette compilation.

Difficile dès lors d’apprécier cette compilation tant elle ne rend pas hommage à son contenu. Ne vous y trompez pas : Silent Hill 2 et 3 doivent faire partie de votre culture vidéoludique, mais on préférera ressortir notre bonne vieille Playstation 2 et notre téléviseur cathodique pour profiter du grain et des “imperfections” maîtrisées qui participaient activement au charme. Rendre “propre” un épisode de Silent Hill est un non-sens, même s’il est possible de réactiver ces filtres.

Ce n’est pas catastrophique, bien entendu, les défauts ci-dessus ne gêneront probablement pas une partie des joueurs, mais la désillusion est de taille quand on pouvait s’attendre à une véritable compilation garnie de cauchemars… même amputée de la majorité de ses segments.

Editeur : Konami

Développeur : Hijinx Studio

Type : Compilation / Survival-Horror

Classification : PEGI 18

Testé sur PS3 (existe aussi sur XBox360)

Jan 302012
 
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Aujourd”hui, j’ai décidé de vous faire non pas un mais trois petits tests de jeux indies. Depuis l’arrivée des jeux dématérialisés, il faut bien avouer qu’on a pu découvrir quelques petites perles comme Limbo ou encore Braid. Ici, c’est encore différent car c’est ce que j’appelle du “néo-rétrogaming”… et c’est Arkedo Studio, petit studio français de huit développeurs, qui est à l’honneur.

Arkedo Series – 001: JUMP!

Le premier de la série s’appelle tout simplement JUMP! et il porte bien son nom. En effet, ce jeu reprend les bases des jeux de plateformes. Il s’écarte pourtant d’un Super Mario pour s’orienter plutôt vers du Mario Brothers ou encore Mario VS Donkey Kong. En effet, vous êtes sur un seul tableau et vous devez récolter des bombes avant que celles-ci n’explosent pour ensuite découvrir une porte qui vous fera passer au niveau suivant, le tout en sautant de plateforme en plateforme. Un principe très classique mais d’une extraordinaire efficacité! De plus, le jeu est assez joli et très coloré tout en assumant son coté très pixelisé. Cependant, il n’y a pas vraiment de scénario mais vu que c’est un jeu arcade, on n’y attache pas de grande importance car l’objectif est d’arriver au bout des 30 niveaux, point-barre. Et autant dire qu’avec la difficulté croissante, ce n’est pas gagné d’avance!

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Arkedo Series – 002: SWAP!

Ah, SWAP! quant à lui est un puzzle-game se rapprochant d’un Kollon sur PSP ou un Go! Puzzle dans lequel vous devez tout simplement aligner 4 blocs de la même couleurs et à la suite pour les faire disparaître. Et tout ça en évitant que ces cubes montent jusqu’en haut de l’écran! Et c’est plus difficile qu’on peut ne le penser… surtout que la vitesse augmente. Vous pourrez également bénéficier de plusieurs items et réaliser des combos pour emmagasiner le plus de points. Un jeu très addictif…

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Arkedo Series – 003: PIXEL!

Allons bon, j’avoue… le meilleur pour la fin. Oui, j’ai une petite préférence pour celui-ci: PIXEL! Ici, on retrouve tout ce que le retrogamer recherche: un bon vieux jeux de plateforme à scrolling horizontal bourré de pixels!!! En fait, PIXEL est le nom d’un chat tout fait de jolis pixels qui doit parcourir les niveaux en sautant sur ses ennemis pour les vaincre et bien sûr éviter les nombreux pièges se trouvant sur son chemin… Tout comme ce bon vieux Mario quoi! De plus, les différents mondes et la difficultés vont tiendront en haleine. Un jeu très réussi!

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Ma note: 

Conclusion: Cette note comprend les trois jeux regroupés. Ces 3 petits jeux vendus seulement 1,99€/pièce sur le Playstation Network (240 MS sur le Xbox Live Arcade) nous en offrent plus que pour notre argent! Arkedo Studio, jeune studio français fondé en 2006, a bien compris ce que les joueurs recherchent. Ces indie-games ne datent pas d’hier mais ce sont trois petites perles bien amusantes que je vous conseil de télécharger au plus vite!