Mar 262012
 
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Ahhh le premier Ghost Recon. J’aimerais dire que j’ai adoré ce jeu, que je le connaissais par cœur, mais ce serait mentir. La seule chose dont je me rappelle est d’un cercle au centre de l’image, d’un champ, et de mon PC qui suintait à grosses gouttes d’huile pour arriver à le faire tourner. Oui j’étais minot hein, je n’ai pas une super mémoire. Mais je sais que le jeu était tactique, une balle un mort, très « sérieux » dans son approche. Le bébé d’Ubi et de Tom Clancy a bien grandi depuis, et le fun prévaut aujourd’hui sur le réalisme. Cela ne veut pas dire que le jeu est fastoche ou arcade, mais il est bien plus dynamique pour sûr. Et ce n’est plus un FPS depuis, mais un TPS agité et précis.

Notre session de test avait lieu à Anvers dans les locaux d’Ubi, une grande pièce immaculée baignée des rayons du soleil, généreux en ce chaud jeudi matin. Ignorant quelques secondes la montagne de sandwichs qui se trémoussait sans vergogne à mes côtés, je portais mon attention sur les 4 grosses télés branchées, prêtes pour accueillir la poignée de journalistes présents. Après un petit discours de Sebastien et Pierre, producteurs du jeu, sur quelques aspects du jeu bien précis (le gunsmith par exemple), on se lance dans une petite heure de coop sur une des dernières maps du jeu.

La base du titre revient constamment à 4 supersoldats ricains VS 400 terroristes hystériques. Comme vous vous en doutez, le jeu est taillé pour le coop jusqu’au bout des rangers. D’ailleurs pas de campagne séparée, TOUT le jeu est coopable. Et ça, c’est quand même le panard.  Donc dans cette mission, je joue un des quatre ghosts, avec deux journalistes et un producteur, qui nous fournit régulièrement des infos sur ce qu’on doit faire. Première surprise, quand on s’accroupit on devient invisible automatiquement. Mmmm ouais, un peu facile, surtout qu’on peut l’être aussi longtemps qu’on le souhaite. On crapahute donc dans les bois, mes 3 potes translucides et moi, quand on tombe sur un petit groupe de cagoulés au fort accent de l’est. Le Squad Leader lance alors le drone, petit appareil téléguidé qui survole le champ de bataille et peut marquer les ennemis, qui apparaissent alors pour tout le monde à travers les murs. En multi, on appelle ça un wallhack, et c’est de la triche… 4 ennemis marqués, chacun choisit une cible, coordination, compte à rebours et POUF, 4 macchabées au ralenti. Par excès de zèle, je profite du slow motion pour allumer un autre vilain à côté.

 Erreur, ma hantise des FPS au pad aidant, je tire à côté. Je vide mon chargeur, mais trop tard, le belligérant hurle à pleins poumons dans sa radio que ce n’est pas normal, qu’au secours je prends des bastos, mais aïe ça fait mal qu’est-ce que vous foutez, etc. Le tout dans la langue de Dostoievski. Ses potes rappliquent, et la fusillade qui s’en suit nous laisse tous les 4 sur le carreau. Bigre, le jeu est dur quand même. En fait, si vous ne planifiez pas bien votre attaque, avec tous les « cheats » dispos, ben ça tourne très vite au fiasco. Voilà pourquoi Ubi insistait tellement sur l’importance des informations, c’est-à-dire la connaissance préalable du terrain. C’est une partie importante du gameplay. Et quand on commence à le capter, on se dit qu’on a presque pas assez de gadgets pour gérer toutes les situations. La mission regorgeait de passages pleins à craquer d’ennemis, et chaque situation semblait offrir au moins 3 passages différents. Donc vous avez la possibilité de choisir vous-même comment aborder la situation, et donc vous ne pouvez vous en prendre qu’à vous-même en cas d’échec lamentable.

 On a dû arrêter au bout d’une heure, alors même qu’on butait sur un passage récalcitrant depuis presque 5 tentatives (je suis dégouté d’ailleurs, mes camarades sont tombés sous les balles alors que je venais de contourner tous les adversaires en camouflé, et m’apprêtais à faire un carnage !). Le jeu devrait contenir 12 missions de cet acabit, soit le même en nombre d’heure. Plus que correct c’est sûr au jour d’aujourd’hui. Mais la rejouabilité sera-t-elle garantie ? Un mode guérilla, en versus, devait être présenté, mais nous n’avons pas eu le temps de le tester. Ni le gunsmith d’ailleurs, interface permettant de customiser son arme boulon après boulon, permettant des millions ( !) de combinaisons différentes. Et ça inclut le fusil à pompe à silencieux, pour avoir la classe absolue sans déranger les voisins.

En l’état ce Future Soldier promet beaucoup. Dynamique, très coopératif, innovant du shoot bête et méchant, le soft a toutes les qualités pour devenir un hit 2012. Il emprunte pas mal d’éléments de gameplays à d’autres titres, mais le mélange est heureux et l’expérience très agréable. Reste à voir si le gameplay ne lasse pas sur le long terme (je lance mon drone, spot les gars, les buttes, recommence 10m après.), mais rien que l’aspect coop risque de faire des heureux. Ah et la version PC est toujours en cours de développement, contrairement à ce qu’affirme la rumeur. Et ça, ça m’a fait frétiller la souris, j’avoue.

Editeur : Ubisoft

Type : Action

Multijoueurs : en ligne

Sortie France : 24 mai 2012

Classification : Déconseillé aux – de 18 ans

  4 Responses to “[Preview] Ghost Recon : Future Soldier”

  1. Bienvenue Carta ^^ On ne se serait pas déjà croisé sur une autre plateforme ?

  2. Hey! Merci de l’accueil !!

    Oula c’est possible qu’on ai pu se croiser, “Titiks” me semble familier à l’oreille. Où par contre? Sur Console Syndrome? TF2? Arf difficile à dire!

  3. Console Syndrome ce me semble :)
    Avec Christophe Piquemal (ChrisPix) non ?

    Super de t’avoir ici ^^

  4. Et bien oui, bien vu! Mais ça doit remonter à longtemps alors pour que je n’en ai qu’un vague souvenir :)

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