Après une superbe trilogie sur Playstation 2 et Xbox composée de “les sables du temps”, “l’âme du guerrier” et “les 2 royaumes”, le Prince de Perse avait pris un nouveau tournant sur Consoles Next Gen. Tout a commencé avec le superbe Prince of Persia (tout court), très stylisé et son DLC “épilogue”. Voici maintenant “Les Sables Oubliés” qui opère un retour en arrière radical puisqu’il s’inscrit d’avantage dans la lignée très classique de la trilogie PS2 et Xbox.
Le moteur graphique étant celui de Assassin’s Creed, les graphismes sont proprets avec de belles couleurs pastels et de sympathiques effets pour les tempêtes de sable ou les chutes d’eau, par exemple. Le gameplay est quand à lui très classique, la direction du jeu revenant à l’équipe en charge des Sables du Temps.
Votre aventure commence comme des vacances en famille. Tout est là : le soleil, le sable, la destination de rêve. A votre arrivée, vous retrouvez votre frère, Malik, qui mène l’armée de votre père dans une bataille mal engagée. Vous le suivez à distance lors de sa retraite vers les entrailles du château familial. Désespéré face à l’assaillant, il veut réveiller une armée maléfique pour reprendre le dessus, vous essayez de l’en empêcher, en vain. Il libère alors l’armée de sable et tout devient rapidement incontrôlable! Vous et votre frère possédez les 2 parties d’un sceau, le seul espoir de mettre fin au maléfice.  S’en suit alors une aventure durant laquelle vous devrez tenter de réunir votre médaillon et celui de votre frère pour sceller à nouveau le mauvais sort. Mais votre frère est gagné par la volonté de puissance maléfique et se révèle de plus en plus incontrôlable.
Concrètement, il y a 4 phases de jeu qui se succèdent en permanence. Il y a tout d’abord de la pure plateforme durant laquelle vous devez escalader, franchir des précipices, etc.. C’est la marque de fabrique des Prince Of Persia et c’est toujours aussi jouissif de défier la gravité même si on regrette qu’il n’y ait jamais qu’un seul chemin possible. Les angles de caméra étant précalculés, ils constituent en général un bon indice pour savoir où aller. Il y a ensuite des phases dans des couloirs pendant lesquelles vous devez éviter les pièges tendus en adoptant un timing millimétré, puis des phases de pure baston dans l’esprit de God Of War et enfin, des phases un peu plus casse têtes dans lesquelles vous devez activer des mécanismes pour continuer votre progression.
Tout au long de votre aventure et en fonction du nombre d’ennemis tués, vous pouvez débloquer de nouvelles aptitudes comme geler vos adversaires, les brûler ou lancer une attaque circulaire dévastatrice autour de vous. Ces aptitudes peuvent se révéler utiles dans un combat qui tourne mal mais elles ne sont jamais indispensables.
Par rapport à l’épisode précédent, ce Prince Of Persia est bien plus classique. Comme les autres Prince Of Persia, il n’est jamais vraiment difficile. On est rarement bloqué par une énigme, les combats sont très bien réalisé et posent rarement problème. Dans les phases de plateformes si certains passages se révèlent assez difficiles, vous pouvez toujours revenir en arrière dans le temps et réessayer directement. Bref, la progression se fait naturelement et on est que très rarement bloqué. Seul le dernier niveau propose un véritable challenge de ce point de vue.
16/20 Ce Prince Of Persia a tout d’un grand jeu: la réalisation est de bonne facture, l’histoire et la progression tiennent en haleine et le personnage est attachant. Mais ce n’est pas un grand jeu. Il lui manque une véritable identité, on a l’impression de jouer avec la version Next-Gen de la trilogie Prince Of Persia découverte sur la génération de console précédente. Et surtout, certains détails dans la réalisation donnent à penser qu’il est bâclé, je pense notamment aux chutes d’eau qui ne font aucune onde au sol ou à cette succession redondante de phases de jeu qui se ressemblent bien trop. Bref: peu, ou pas de surprises.
Développeur / Editeur: Ubisoft
PEGI: +16
Existe aussi sur PS3, PC, Wii, DS et PSP
Auteur: v1


