Majin and the Forsaken Kingdom

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Etre testeur pour Natural Born Players amène régulièrement à découvrir des jeux que l’on aurait jamais imaginé se procurer.

Majin and the Forsaken Kingdom fait partie de cette catégorie. Quand j’ai reçu le jeu pour en faire le test, j’avais vaguement entendu parler de ce titre mais je ne m’y étais pas vraiment intéressé. De plus, le studio de développement, Game Republic, ne me disait pas grand chose et je n’étais pas vraiment rassuré, en consultant leurs précédents faits d’armes.

Et pourtant, le studio nous livre une aventure rafraichissante, surprenante à plus d’un titre et dont l’expérience de jeu procure énormément de plaisir.

Un Conte pour enfant

L’histoire commence par nous présenter un Royaume envahi par les ténèbres et dont les créatures, les soldats du mal,  sont enveloppées par une substance noire les rendant quasiment invincibles. Ces dernières se relèvent toujours alors que l’on pensait les avoir terrassées, elles tirent leur pouvoir de cette sombre substance.

Un jeune voleur, surnommé Tepeu (à prononcer tépéou) et dont la principale caractéristique est de parler aux animaux, est le héros tout désigné pour délivrer le Royaume et ainsi protéger l’environnement de ses petits amis à poils et à plumes. Pour l’aider dans sa quête, ces derniers lui proposent de délivrer une ancienne créature puissante, connue sous le nom de Majin,  qui a été emprisonnée par les ténèbres et dont les pouvoirs ont été disséminés partout dans le Royaume. Ce n’est qu’au fil de l’aventure que le Majin retrouvera l’entièreté de ses pouvoirs qui sont enfermés dans des espèces de gros fruits.

Techniquement dépassé

Le moteur du jeu développé par Hexa Drive est complètement dépassé et le jeu n’est en rien époustouflant sur le plan technique. On lui reprochera notamment une palette de couleurs trop flashy et un effet de trame noire sur certains éléments du décor.

En revanche, la direction artistique, les musiques, la dégaine du géant pataud ou encore le rendu de la substance noire dégoulinant des soldats donnent un certain cachet au titre. A souligner également l’influence nippone sur le milieu dans lequel évoluent nos deux protagonistes.

Un petit goût de Zelda

C’est la première chose qui frappe après une petite demi-heure de jeu. L’approche du gameplay, la résolution des énigmes ou encore la petite musique dès que l’on débloque un passage, tout cela nous fait étrangement penser à un Zelda like. Et pourtant, le fait d’incarner Tepeu et de pouvoir diriger le Majin apporte une certaine nouveauté et procure bien d’autres expériences de jeux.

Bien que linéaire de prime abord, le jeu nous laisse quand même le choix de circuler à notre guise sur la carte et nous permet ainsi de revenir dans un endroit déjà visité avec de nouvelles compétences ce qui permet évidemment d’accéder à de nouveaux endroits pour découvrir de nouveaux objets. Ce choix nous amène à fréquenter plusieurs fois les mêmes lieux mais heureusement les environnements sont assez jolis et variés. On prend un plaisir dingue à récolter de nouvelles compétences comme, par exemple, le feu qui permet au Majin d’aspirer des flammes qui bloquaient un chemin.

Heureusement, des chambres de transfert (5 au total) qui seront accessibles au fur et à mesure de l’aventure permettront de gagner du temps dans ces nombreux déplacements.

Le gameplay, quant à lui, est un savant mélange entre action/combat et résolution d’énigmes. Concernant les combats, le Majin s’occupe énormément de faire lui-même le ménage mais le joueur qui incarne Tepeu n’est jamais laissé de côté. Bien que les attaques de Tepeu soient relativement faibles, celui-ci peut par exemple  jeter des pierres pour distraire ses ennemis, balancer des barils de poudre ou des bombes pour les exploser ou encore redonner de la vie au Majin grâce aux fruits ramassés. De plus, le joueur peut lui-même donner des ordres au Majin en lui disant quel ennemi attaquer ou encore quelle compétence utiliser. Éliminer définitivement certains ennemis demandera même d’unir les forces du Majin et de Tepeu en combinant une attaque surpuissante à l’aide de la touche B, quand celle-ci sera proposée à l’écran.

Chaque ennemi vaincu laisse derrière lui des fragments qui permettent d’augmenter le lien entre les deux héros conduisant à débloquer de nouveaux mouvements ou attaques surpuissantes.

En plus de résoudre des énigmes pour progresser dans l’aventure, la découverte de nouveaux lieux demande également une certaine réflexion, surtout si ceux-ci sont infestés d’ennemis. Il vaut donc mieux regarder autour de soi avant d’engager un combat, certains éléments du décor permettront de faciliter grandement la tâche du Majin et de Tepeu.

Au niveau des boss, comme pour tout bon jeu d’aventure qui se respecte, chacun possède un point faible qu’il faudra déterminer dès le début du combat. Pour les vaincre, il faudra également tantôt utiliser les pouvoirs du Majin, tantôt utiliser des éléments du décors.

Un jeu qui aurait pu être parfait

Des problèmes d’IA viennent un peu gâcher le travail pourtant fantastique des développeurs. On regrettera un Majin qui a parfois du mal à répondre aux ordres qui lui sont donnés, celui-ci préférant continuer un combat alors qu’on lui demande d’ouvrir une porte.

Certaines animations, notamment celles de Tepeu, sont plutôt lentes ce qui peut s’avérer crispant surtout quand on doit préparer une attaque contre un ennemi. Un autre point noir est l’animation scriptée de Tepeu lorsque celui-ci est à bout de souffle… A chaque fois que celui-ci sprint, elle se déclenche, le genre de choses qui n’apportent rien au gameplay si ce n’est un certain énervement du joueur.

A souligner également le doublage des animaux parfois surprenant, surtout quand c’est une voix grave qui sort d’un petit oiseau. On ne s’y attend pas vraiment au début et c’est assez déroutant!

Conclusion

Majin and the Forsaken Kingdom est un jeu qui mériterait de figurer dans la ludothèque de tout amateur de jeux d’aventures, surtout ci celui-ci est fan de Zelda. Game Republic a concocté un titre rafraichissant et agréable à jouer entre un déluge de balles à Call of Duty ou un crash sur Forza 3, par exemple. Malheureusement, le titre risque de ne pas connaître d’énormes ventes, la faute à une promo quasi inexistante et à la réticence de certains joueurs à s’essayer à une nouvelle licence. Mais rassurez-vous, l’essayer c’est l’adopter.

Ma note :

PEGI : 12

Développeur : Game Republic

Editeur : Namco Bandaï

Genre : Aventures

Console : Xbox 360 / PS3

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AntHr4X
Auteur: AntHr4X Voir tout les articles de
Un peu geek, un peu blogueur, un peu acheteur compulsif mais très passionné par les jeux vidéo. Pour me suivre : http://www.gameforceone.be

6 commentaires sur "Majin and the Forsaken Kingdom"

  1. ManuSupra
    ManuSupra 04/01/2011 au 18:42 -

    Ben moi je vais l’acheté… en dépit de l’avoir testé! xD

    J’attendais ce jeu depuis longtemps et je pense qu’il va vite se trouver dans ma ludothèque.

    Je vais même, certainement, le passer d’une traite!

  2. AntHr4X
    AntHr4X 04/01/2011 au 19:29 -

    Comme je l’ai dit, l’essayer c’est l’approuver. De plus il
    est déjà passé à 21,95€ sur Zavvi.com (+ Fdp 1,15€). A ce prix ce
    serait dommage de passer à côté..

  3. ManuSupra 04/01/2011 au 21:33 -

    C’est justement là que je vais le chopper car la langue française est confirmée. :)

  4. François Fernandez-Corrales 04/01/2011 au 21:56 -

    Acheté et adoré sur les conseils d’un pote… Un petit ovni qu’on aime voir apparaitre en rayon de temps à autre sans que ce soit une bouse…

    Effectivement la VF est un peu dégueu, j’espère qu’ils sortiront un pack de langues car la version anglaise était plutôt bonne ! (la voix du majin était un peu moins niaise)

    On me soufflait que les graphisme puaient un peu, fin étaient un peu vieillot, mais ils tiennent la route ^.^ on est pas dans du RPG Contemplatif, donc on s’en fout tant que ça roule !

    Je conseille pour toutes les ludothèques !

  5. ManuSupra
    ManuSupra 05/01/2011 au 05:58 -

    Et puis, même Fable III n’a pas les plus beaux graphismes
    du monde mais ça ne l’empêche pas d’être un excellent titre. PS:
    faites pas attention aux changements d’avatar c’est Gravatar qui
    déconne…

  6. Meporg d dragon 05/01/2011 au 22:32 -

    Moi je l’ai acheté direct sur Zavvi est je suis pas du tout deçu. Je le trouve meme mieux que Twilight Princess

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